A chacun sa place dans la famille

A chacun sa place dans la famille

Le père, l’enfant et l’âne

Ce conte oriental nous fournit un bon support pour parler de la place d'un père, de son enfant et d'un animal. Je vous le laisse découvrir :

Un enfant demande à son père :
- Dis papa, quel est le secret pour être heureux ?

Alors le père demande à son fils de le suivre ; ils sortent de la maison, le père sur leur vieil âne et le fils suivant à pied.
Et les gens du village de dire :
- Mais quel mauvais père qui oblige ainsi son fils à aller à pied !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison, dit le père.

Le lendemain ils sortent de nouveau, le père ayant installé son fils sur l’âne et lui marchant à côté. Les gens du village dirent alors :
- Quel fils indigne, qui ne respecte pas son vieux père et le laisse aller à pied !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Le jour suivant, ils s’installent tous les deux sur l’âne en quittant la maison. Les villageois commentèrent en disant :
- Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Le jour suivant, ils partirent en portant eux-mêmes leurs affaires, l’âne trottinant derrière eux. Cette fois les gens du village y trouvèrent encore à redire :
- Voilà qu’ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant ! C’est le monde à l’envers !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.
 

1er cas de figure : Le père est sur l'âne et le fils marche.

Dans certaines cultures les enfants sont peu considérés, ils sont laissés à l'abandon, sans être scolarisées et quelquefois sans nourriture ou pire ils sont mis au travail dès leur plus jeune âge, une forme d'esclavage dite « moderne ». Des ONG chrétiennes ou pas dénoncent et combattent cet état de fait, et font vraiment un travail considérable avec peu de moyens. Mais comme la misère engendre en général la misère et il est bien difficile dans certaines circonstances de faire évoluer les mentalités tour en respectant la culture et la spécificité des personnes concernées.

2è cas de figure : Le fils est sur l'âne et le père marche.

Dans d'autres cultures c'est « l'enfant-roi ». Rien n'est trop beau pour lui, il ne faut pas le contrarier, ni le faire souffrir en lui imposant une quelconque limite ou en lui disant « Non ». Il ne sait pas ce que veut dire faire un effort et pense que la terre tourne autour de sa petite personne. Il est souvent coléreux, capricieux et rebelle à toute autorité. En fait il est l'otage d'une civilisation en perte de repères. Il n'est pas du tout préparé à devenir un adulte responsable et au final il souffrira beaucoup de la confrontation aux autres, surtout s'ils ont reçu la même « éducation » que lui.

3è cas de figure : Le père et le fils sont tous les deux assis sur l'âne.


Dans nos civilisations occidentales dites « évoluées », certaines personnes consacrent toute leur vie, leur temps et même leur fortune pour « défendre la cause animale », à tel point qu'on peut se demander parfois si elles ne préfèrent pas leur compagnie à celle des êtres humains. Bien sûr il est hors de question d'applaudir à des pratiques barbares vis à vis d'un animal.

4è cas de figure : Le père et le fils portent les charges et l'âne les suit tranquillement.

Mais dans certaines autres familles l'animal tient vraiment une place qui n'est pas la sienne, et quelquefois au détriment des enfants, ce qui est aussi un signe d'une société qui se dégrade. Quand j'étais enfant, lors d'un pique-nique en famille, nous avons vu les voisins, un couple à la retraite, donner à manger à leur caniche qui était assis sur une chaise avec une serviette autour du cou. C'était très drôle mais aussi affligeant. Cette image m'est restée gravée.

Première conclusion :

Il faut de la sagesse et de la mesure en toute chose, car tout excès dans un comportement se paie tôt ou tard.

Si l’un de vous manque de la sagesse nécessaire, qu’il la demande à Dieu et il la lui donnera car, à tous, il distribue ses dons généreusement et en toute simplicité, sans adresser le moindre reproche.

Jacques 1:5

Deuxième conclusion, qui est aussi la morale de ce conte :

Arrivés à la maison, le père dit à son fils :
- Tu me demandais l’autre jour le secret du bonheur. Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu’un pour y trouver à redire.
Fais ce que tu aimes et tu seras heureux !


Et pour nous chrétiens, notre bonheur c'est de plaire à Dieu :

Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.
Galates: 1.10

Vous cherchez à plaire à Dieu, vous êtes sur le bon chemin, mais allez de l’avant, de progrès en progrès, afin d’approcher de plus en plus de la perfection.
1 Thessaloniciens 4 :1


Et pour finir, un petit clin d'oeil :

Le père et le fils se relaient pour porter l'âne et tout le village se tord de rire en disant qu'ils sont devenus complètement fous ! Cette fin complètement absurde apparaît dans certaines versions de ce conte oriental, mais c'est un conte, n'est-ce pas !

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