Avortement et perte d'enfant : un enjeu spirituel N° 1

Avortement et perte d'enfant : un enjeu spirituel N° 1

" N'as-tu pas encore un fils ? "
Il y a un texte dans la Bible qui pose précisément cette question (1 Sam 16.11). Isaï fait passer sept de ses fils devant Samuel le prophète.
" Puis Samuel dit à Isaï : L'Eternel n'a choisi aucun d'eux. Et Samuel dit à Isaï : Sont-ce là tous tes fils ? N'as-tu pas encore un fils ? Isaï répondit : Il reste le plus jeune, je lui ai fait paître les brebis. Samuel dit à Isaï : Envoie-le donc chercher ! Car nous ne nous placerons pas avant qu'il ne soit venu ici. Isaï l'envoya chercher. Or il était blond, avec de beaux yeux et une belle figure. L'Eternel dit à Samuel : Lève-toi, oins-le, car c'est lui ! " (1 Sam 16.10-12)

Qui était donc cet enfant curieusement mis à l'écart dans cette circonstance ? David, un enfant inexistant ? Quel secret y a-t-il derrière cette histoire ? Ce texte précise en outre que David était physiquement différent. Les blonds, en Israël, sont plutôt rares ! Le Psaume 51 fait une allusion intéressante au sujet des circonstances de la naissance de David. Lui-même, écrira : " Ma mère m'a conçu dans le péché. " (Ps 51.5)

Quel impact peut avoir l'attitude de ce père sur les sept frères rassemblés pour l'occasion ?
Quelle peut être la réaction des enfants lorsqu'ils se rendent compte que leur père ignore un autre de leurs frères ? En tout cas, David n'a pas la même importance qu'eux. Comment le vivent-ils ? Quelles sont les conséquences, au milieu d'une fratrie, de la présence d'un enfant qui n'a pas l'attention de son père et qui fait l'objet d'un obscur rejet ? Aucun des sept autres fils n'a pris l'initiative d'aller chercher David ! Ils réagissaient à l'image de leur père.
Si je n'ai pas existé aux yeux de mon père et de mes frères, puis-je croire que j'existe aux yeux de Dieu ? Dieu peut-il avoir le moindre intérêt pour moi ?

" N'as-tu pas encore un enfant ? "
Je perçois aujourd'hui que Dieu m'a posé personnellement cette question pendant longtemps. Il m'a fallu des années pour oser répondre :  Oui, Seigneur, j'ai eu encore un enfant. Il est mort, avorté à la treizième semaine.  Techniquement, la méthode de l'aspiration peut être pratiquée jusqu'à la onzième ou douzième semaine. A partir de la treizième, la tête du foetus est trop grosse et trop ferme. Il faut préalablement la découper et démanteler le corps du foetus. Les morceaux seront ensuite aspirés avec une canule de métal de six à huit millimètres de diamètre. Notre premier enfant est mort de cette manière. Ma femme et moi avons la forte intuition qu'il s'agissait d'un garçon.

Vous donnez-nous le droit de vous parler de ce fils ? Cet enfant a existé. Il a vécu brièvement. Il est mort tragiquement. Il est mort dans le sein de ma femme. Cette tragédie peut-elle avoir un impact sur nos enfants nés vivants ?

" Sont-ce là tous tes fils ?
"
N'est-ce pas une question que Dieu pose à la Suisse, à la France, aux nations qui banalisent l'avortement aujourd'hui ? Sont-ce là tous vos enfants ? Tous ceux que je vous ai donnés ? Sont-ils tous là ? Quel est l'impact de la banalisation de l'avortement sur la nouvelle génération ?
" Jésus, fils de David. " (Mt 21.9)
Et pourtant, c'est précisément David que Dieu avait choisi comme roi d'Israël. Il est donc possible de mieux saisir la profondeur des souffrances de David. Il décrit dans le Psaume 22, et avec une grande précision, les souffrances de la croix : " Mon Dieu ! Mon Dieu ! Pourquoi m'as-tu abandonné ? Ma langue s'attache à mon palais... Ils ont percé mes mains et mes pieds. Je compte tous mes os... ". David, l'enfant rejeté, reçoit au sein même de sa souffrance et de ses angoisses existentielles, une révélation des souffrances de la croix.

Message apporté lors du congrès de l''UEMP (Union Evangélique Médical et Paramédicale de France)



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11 commentaires
  • Palette22 Il y a 2 années, 3 mois

    Chaque cas est unique , seul Dieu peut juger
  • Elsa Bénévole du Top Il y a 2 années, 3 mois

    Pardonne nous pour nos erreurs Père. Aide nous sur cette terre .
  • Akigane Il y a 9 années, 5 mois

    Que Dieu nous vienne en aide, miséricorde Seigneur.
  • Evelyne77 Il y a 9 années, 5 mois

    C'est la question que chacun, chacune doit se poser en toute humilité avant de prendre des positions catégoriques et sans appel... En ce qui me concerne - et avant que ma mère me le révèle, je le savais intérieurement - si maman avait pu m'avorter elle l'aurait fait tant la situation familiale était douloureuse pour elle : la "faiseuse d'anges" de l'époque a refusé, le délai "d'exécution" étant dépassé... Je m'étonne que des personnes se disant chrétiennes prennent des positions aussi catégoriques et définitives, finalement contraires à la Parole de Dieu : "Tu ne tueras pas" ! Que Dieu te bénisse, Chère Soeur, pour ta question !
  • perceverance Il y a 9 années, 5 mois

    merci pour cette parole seigneur pardon si lontemps j'ai refoulé ces moments noires pour ne plus y penser tellement c'était dur mais je sais que tu fais toutes choses belles en son temps pardon pour mes manquements pardon car oui parfois on préfère enfouir la douleur au fond de soi pour moins avoir mal merci à vous pour cette parole qui permet de ns remettre en question sur cette société dans laquelle nous vivons rempli de d'indifférence face à de telle question et de banalisation que le seigneur vs bénisse.
  • sonovaca Il y a 9 années, 5 mois

    ok, mais dans le cas d'un viol ou d'un inceste franchement je comprends la victime qui ne veut pas garder cet enfant..... et pour les autres l'avortement est pas un moyen de contraception
  • sonovaca Il y a 9 années, 5 mois

    moi je suis pas d'accord qu'on prenne l'avortement pour un moyen de contraception, mais il y a des cas extrèmes ou c'est necessaires (viol, inceste..)
    • Evelyne77 Il y a 9 années, 5 mois

      Dans le cas d'un viol ou d'un inceste, doit-on condamner à mort le foetus, parce qu'il s'agit bien de cela ? Il aurait juste eu le tort de se former, autrement dit il a pris vie au mauvais moment, au mauvais endroit, à la mauvaise heure ? On ne parle jamais des femmes, croyantes ou pas d'ailleurs, qui ont gardé - et aimé - l'enfant né de ces crimes... C'est une décision difficile à prendre pour ces femmes courageuses tant la pression autour d'elles est forte, voire même le rejet ! C'est tellement facile de trancher hors d'un contexte bien précis : à celui-ci la vie, à celui-là la mort ! (On se prend pour Dieu !). Mais lorsque l'on se trouve confronté à cette situation dans sa proche famille, on réfléchit à plusieurs fois et c'est là où le dialogue est important avec la victime... qui n'a vraiment pas besoin d'une culpabilité en prime ! Pour celles qui ne pourraient vraiment pas "supporter" la vue de cet enfant, il reste la solution de l'adoption...
  • legagneur Il y a 9 années, 5 mois

    Oui Seigneur ta parole est vérité,
  • Marie-ange Zagba Il y a 9 années, 5 mois

    Je suis tout à fait d'accord avec toi mon frère. Très souvent nous ne faisons pas attention aux atrocités qui se font dans le silence et c'est bien dommage! Nous devons avoir à coeur de vériltablement prier pour ce sujet car notre Dieu peut changer la situation.
  • Paola Nehoune Il y a 9 années, 5 mois

    " touchant"