Enfants et ados en danger - 13 La prévention dans le sport et les loisirs

Enfants et ados en danger - 13 La prévention dans le sport et les loisirs

Le texte qui suit est tiré du livre Enfants et ados en danger, écrit par Jean-Louis Lafont. Dans cet ouvrage percutant et éclairant, il aborde avec réalisme les fragilités de l’adolescence, ses bouleversements profonds et la manière d’accompagner cette période charnière avec discernement, bienveillance et regard biblique.

⚽ Prévention dans le sport et dans les loisirs

Dans son livre “Un si long silence”, le témoignage de l’ancienne patineuse française Sarah Abitbol, violée par son entraîneur alors qu’elle était mineure, a libéré la parole pour des centaines d’athlètes. Fille ou garçon, un sportif sur sept subirait des agressions sexuelles ou des viols avant ses 18 ans. Le journal le Monde publiait le 2 avril 2021 : “Violences sexuelles dans le sport français : 445 personnes mises en cause. Des agents publics, des professeurs d’EPS et des éducateurs professionnels ou bénévoles ont été suspendus. Quarante-huit fédérations sont concernées et 25 signalements émanent de structures de haut niveau.” […] ce qui signifie que “la grande majorité des faits se déroulent dans des clubs classiques” […], “63 % des victimes ont moins de 15 ans”.

Lentement, les consciences s’ouvrent, les lignes commencent à bouger et les victimes parlent avec plus d’assurance. Les politiques ouvrent les yeux sur ces violences si dérangeantes : “Dénoncer les violences dans le sport, ce n’est pas dénigrer le sport ou dévaloriser ses acteurs. C’est même tout l’inverse” a martelé le ministre des sports. “Midi Libre” le 03/04/2021.

Si toutes les disciplines sportives sont concernées, certaines présentent plus de risques comme la gymnastique, la danse ou le patinage artistique. En effet les contacts physiques y sont très fréquents. Si l’entraîneur est amené à toucher son élève afin de corriger les défauts de postures, les limites de ces contacts sont très floues. Les mineurs n’ont pas la conscience de ces limites et ignorent si ces contacts sont autorisés ou pas. De plus, ils manquent d’assurance pour dire non. Aux parents de rappeler que les attouchements sur le sexe, les fesses, la poitrine sont interdits.

Le sport amateur ou professionnel affiche un environnement qui facilite les agressions sur des mineurs : soumission à l’autorité, culture de l’endurance et de la souffrance, culte du corps, éloignement des parents, rêve de gloire et de fortune. Je vous invite à regarder sur Internet les vidéos “Violences sexuelles dans le sport” qui complèteront ces lignes. Parents, soyez très vigilants avec ceux qui encadrent les activités de votre enfant, club sportif, camp de vacances, groupe de jeunes. Exigez que les animateurs ou entraîneurs, ne soient jamais seuls avec eux, que ce soit à l’entraînement, lors d’un déplacement ou dans les vestiaires. La présence d’un tiers fait séparation, pose une frontière invisible, mais efficace qui fait obstacle aux agressions. Cela est réalisable si à tour de rôle les parents se relayent pour être présents.

Un prédateur sexuel recherche souvent des enfants vulnérables, isolés, en manque d’affection. Il utilise douceur et séduction avec l’enfant et sa famille. Il installe un certain niveau de confiance, propose ses services comme garder les enfants après l’entraînement, faire du soutien scolaire, et ainsi se retrouver seul avec l’enfant. Si le plus grand nombre de ces criminels sont des hommes, les femmes aussi sont des prédatrices.

“Les enfants doivent arrêter d’être un moyen pour les adultes (parents, coachs, managers de clubs, etc.) de remplir leurs propres objectifs” nous rappelle Gloria Viseras (défenseure des athlètes pour un sport sain). Trop de parents vivent par procuration à travers leur enfant, rêvent d’argent, de gloire et de réussite. Cela les conduit souvent à une confiance aveugle dans l’entraîneur, et à cautionner le rythme de vie spartiate fait de sacrifices, que l’enfant doit endurer dans le haut niveau sportif. Dans la gymnastique, le patinage artistique et le tennis par exemple, c’est vers 10 ans que les enfants intègrent ces filières sportives. Ils se retrouvent alors coupés du milieu familial, de leurs amis, et dans un isolement propice aux dérapages. D’eux-mêmes, les enfants ne feraient jamais un tel choix. Le plus souvent, leur désir se limite au plaisir de jouer avec leurs amis qu’ils aiment plus que le sport qu’ils pratiquent. La preuve en est que quand un copain change de sport, comme cela se produit souvent à cet âge, les autres suivent. Ils aiment être encouragés quelle que soit leur performance. Plus que tout, ils apprécieraient tellement d’avoir des parents (et des entraîneurs) qui ne crient pas depuis les tribunes contre les arbitres et contre eux.

L’activité sportive est bénéfique, elle favorise chez l’enfant le développement musculaire, la coordination des gestes, la précision. Elle développe également le sens de l’effort, la volonté, apprend à gagner, à perdre et à rebondir après un échec. Elle développe l’esprit d’équipe, permet des rencontres. Mais voilà, elle peut se transformer en enfer, quand les parents, les entraîneurs, les bénévoles et les clubs ne recherchent pas l’intérêt de l’enfant, mais le leur.

Cet extrait vous a interpellé ?

Téléchargez le livre gratuitement en cliquant ci-dessous.

Je télécharge gratuitement le livre au format PDF

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com

Savez-vous ce que regardent vos enfants sur leur ordi, leur téléphone ou celui de leur copain ? Savez-vous s'ils sont en danger ? Savez-vous que certaines formes de prostitution se développent dans les établissements scolaires ? Comment les aider...

Ce livre permet de comprendre les ados et leurs luttes et présente des solutions pour les aider. La version PDF du livre vous est offerte gratuitement.

À commander sur www.jeanlouislafont.fr

1 commentaire