Enfants et ados en danger - 14 La prévention à l'école

Enfants et ados en danger - 14 La prévention à l'école

Le texte qui suit est tiré du livre Enfants et ados en danger, écrit par Jean-Louis Lafont. Dans cet ouvrage percutant et éclairant, il aborde avec réalisme les fragilités de l’adolescence, ses bouleversements profonds et la manière d’accompagner cette période charnière avec discernement, bienveillance et regard biblique.

🏫 Prévention à l’école

Si en France, l’Eglise catholique a été en proie à un scandale sans précédent de pédophilie, l’Education nationale est secouée elle aussi par plusieurs affaires. Je pense par exemple à ce directeur d’une école primaire en Isère à Villefontaine, qui a été écroué en mars 2015 pour des viols et actes pédophiles sur ses élèves qu’il avait filmés. La justice a dénombré 61 victimes potentielles dans différents établissements scolaires où il a enseigné. Dès 2008, il avait pourtant été condamné à six mois de prison avec sursis et obligation de soins pour avoir téléchargé des images pédopornographiques. L’Education nationale n’avait pas été prévenue et cette condamnation n’avait pas été assortie d’une interdiction d’entrer en contact avec des enfants. Cela met en lumière des dysfonctionnements entre les services de la justice et de l’Éducation nationale.

📂 Le FIJAIS : un outil pour protéger

En France, il existe le FIJAIS “Fichier Judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes”. Créé en 2014, il compte actuellement 85 000 noms au plan national. Il recense des personnes majeures ou mineures, impliquées dans des infractions sexuelles ou violentes, notamment sur mineurs. Son objectif est d’empêcher le renouvellement de ces infractions, de faciliter l’identification et une meilleure localisation des auteurs, en instaurant une forme de “surveillance” à travers certaines obligations. Par exemple, justifier de son adresse postale une fois par an auprès du commissariat de police ou de la gendarmerie de son domicile. Selon la nature du crime ou du délit cette obligation se fera tous les six mois, voire tous les mois si la dangerosité le justifie.

Les conditions d’inscription au FIJAIS sont le meurtre sur un mineur, tortures ou actes de barbarie, violences sur mineur de moins de 15 ans, viol, agressions sexuelles, recours à la prostitution d’un mineur, acquisition ou détention d’image ou de représentation pornographique d’un mineur, diffusion ou commerce de message violent ou pornographique susceptible d’être vu ou perçu par un mineur, etc. En France, ce fichier judiciaire n’est pas consultable par des particuliers. L’article 706-53-7 établit la liste des personnes qui ont accès aux informations qu’il contient, par l’intermédiaire d’un système de télécommunication sécurisé. Il s’agit des autorités judiciaires, d’officiers de police judiciaires, dans le cadre de certaines procédures, des préfets, et de certaines administrations de l’Etat dont la liste est fixée par le décret. Egalement les agents des greffes spécialement habilités par les chefs d’établissements pénitentiaires. Pour finir, les maires, le président du conseil général et le président du conseil régional, par l’intermédiaire des préfets, peuvent demander aussi l’accès aux informations du FIJAIS.

📝 Comment les maires peuvent agir

“Les maires qui souhaitent recruter une personne dans les domaines tels que le “scolaire et le périscolaire”, la culture, le sport (animateurs, entraîneurs, cadres sportifs…), l’encadrement des vacances, le social ou la petite enfance, peuvent envoyer au préfet un courrier indiquant l’identité de la personne, le motif de son recrutement, et demander si cette personne “fait l’objet d’une inscription au FIJAIS”” Le quotidien d’informations “Maires infos” du 2 mai 2018. Les maires ou le président du conseil général par exemple peuvent demander l’accès du FIJAIS… Mais les préfets n’ont pas l’obligation de répondre… L’idéal serait que la directive devienne une obligation légale pour les préfets, ce qui n’est pas actuellement le cas. Une amie, journaliste dans la presse d’information générale (et donc bien au fait des lenteurs administratives) me disait : “Le seul point qu’on ne peut pas vérifier c’est quand et comment les préfets répondront aux demandes. Dans un département, il y a quand même pas mal d’embauches et de turn over, surtout dans le médico-social et même dans l’enseignement. Je ne vois pas l’Etat affecter une personne pour répondre à toutes ces demandes, et pour peu qu’il ait un taux d’absentéisme important des fonctionnaires, la réponse risque de tarder, si elle arrive.”

⚠️ Vigilance et prévention

Comme il n’y a pas actuellement un cadre juridique et administratif suffisant pour faciliter l’accès au FIJAIS, que pouvons-nous faire ? Nous savons que des prédateurs sexuels peuvent se trouver dans tous les secteurs sportifs, éducatifs, artistiques et autres, et être en contact avec des enfants. Comment éviter un drame ? J’aimerais faire trois propositions qui peuvent s’avérer efficaces, et qui sont rapides à mettre en place.

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