Jésus pleura (2è partie)

Jésus savait bien qu'il était venu pour apporter le salut de Dieu par sa mort et sa résurrection. C'était justement ce qu'il avait annoncé à Marthe peu avant; à savoir qu'il était et qu'il est la résurrection et la vie éternelle.

Il savait qu'il allait bientôt donner sa vie en sacrifice pour le péché, en holocauste tout entier pour Dieu, en offrande pour le péché. Et cela nous amène aux sacrifices du Livre du Lévitique qui nous sont donnés comme « types » de la personne et de l'œuvre de Christ.

Ces sacrifices (lire Lévitique 1 à 7) institués autrefois par Dieu pour la sacrificature aaronique sont des « figures et des ombres » de la nouvelle sacrificature, selon l'ordre de Melchisédec, que le Seigneur allait établir, une fois pour toutes, par le don de lui-même.

Par cette sacrificature d'un ordre nouveau, parfaite et donc infiniment plus élevée, nous sommes approchés de Dieu par le sang précieux de Jésus Christ qui s'est offert en offrande à Dieu pour le salut des hommes (lire l'épître aux Hébreux).

Nous parlerons brièvement en rapport des souffrances liées aux pleurs de Jésus à la mort de Lazare. Celles-ci nous sont décrites comme « ombres » au chapitre 2 du livre du Lévitique dans l'offrande de gâteau; une offrande faite de fleur de farine, d'huile et d'encens.

La parfaite humanité de Christ nous est ainsi « présentée » dans cette farine raffinée issue du « divin grain de blé » (Jean 12.24). L'huile, image du Saint-Esprit, nous montre le seul homme qui a marché pleinement selon l'Esprit dont il était « pétri ». Et l'encens nous parle d'un parfum excellent aux narines de Dieu issu d'une vie d'obéissance jusqu'à la mort de la croix.

L'offrande de gâteau était une chose très sainte, une odeur agréable à l’Éternel, un sacrifice continuel; et telle fut la vie de perfection de l'homme Christ Jésus.

Nous lisons dans ce chapitre que ce sacrifice pouvait être préparé de trois manières différentes: cuit au four (verset 4), cuit sur la plaque (verset 5), cuit dans la poêle (verset 7). Ce sont là les souffrances de Jésus dans son chemin de douleurs qui le conduisait à Golgotha.

La cuisson au four nous parle des souffrances cachées, à l'abri des regards, de ce que Christ endura en voyant le rejet dont il était l'objet, en constatant combien le péché régnait sur les cœurs et dans les vies. Il était Saint. Et si son Amour le faisait aller au devant de tous sans acception de personne, il ne restait pas moins qu'il souffrait devant l'iniquité et ses terribles conséquences envers tous les hommes. Dans ces douleurs cachées, il y avait également les souffrances par anticipation, quand, connaissant toutes choses à l'avance, il souffrait de ce qui était devant lui, ces heures ténébreuses sur la croix où il allait être frappé par la justice divine. Nous pouvons également y ajouter les souffrances dans le fait qu'il savait, tout au long des son ministère, que Judas allait le trahir. Et pourtant il aimait Judas ... qui a eu à sa disposition la même grâce que les autres disciples.

Il fut solitaire et incompris, même de ses disciples qui ne pouvaient saisir ces choses cachées.

La cuisson sur la plaque nous montre ses souffrances visibles pour tous les hommes. Méprisé, rejeté, accusé, rien ne lui fut épargné. Pourtant, par-delà cette haine, il poursuivit son ministère de grâce jusqu'au bout, jusqu'à cette croix où, cloué à la vue de tous dans la honte et dans de très grandes souffrances, il demanda encore le pardon pour ses bourreaux.

La poêle nous donne l'image d'un cercle plus restreint, plus confiné, ayant un rebord, des limités déterminées. Le Seigneur a souffert pour les siens, ses disciples, ses chers amis de Béthanie, ces femmes pieuses qui l'assistaient de leurs biens. Il a souffert pour tous ceux qui aimaient sa présence, celle du Nazaréen. Lazare était donc dans ce cercle, et Jésus pleura avant de le ressusciter d'entre les morts. Et si Lazare a de nouveau connu la mort physique par la suite, il est vivant à jamais en Christ.

Si Christ a souffert pour les siens, il verra demain le fruit du travail de son âme et en sera éternellement satisfait (Esaïe 53.11). Quelle joie après les pleurs, quand il sera alors glorifié dans ceux qu'il a sauvés !

Il va en pleurant, portant la semence qu'il répand; il revient avec chant de joie, portant ses gerbes. Psaume 126.5-6

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3 commentaires
  • ssamba Il y a 7 années, 3 mois

    Bien aimé que le Seigneur, le Dieu de toute sagesse t'inspire davantage car ce n'est que par la connaissance et la prise de conscience des souffrances de notre Seigneur Jésus que nous pourrons mieux nous rapprocher de lui et lui être fidèle, soumis et obeissant car lui il nous a été fidèle malgré qu'il endurait toutes sortes de douleurs et de souffrances. Nous devons cesser de le crucifier chaque jour davantage en refusant de nous soumettre à sa parole tout en clamant que nous lui appartenons.
  • Strasbourgeoise Il y a 7 années, 4 mois

    Oui Jésus pleura à cause du péché, à cause de l'incrédulité, de l'incompréhension de sa grâce, et puis il a connu l'angoisse, la solitude, le rejet, l'ingratitude et même la trahison et pourtant il est allé jusqu'au bout et puis en fin de compte il a été merveilleusement consolé.Quel encouragement pour nous!
  • noah Il y a 7 années, 4 mois

    AMEN! "Christ a souffert pour les siens, il verra le fruit du travail de Son âme..." Merci Seigneur pour "ce travail" pour nos âmes, gloire te soit rendu Eternellement ! ! !