Le partage des richesses

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Le partage des richesses

Bonjour Mon ami(e),

“Partage ton pain avec celui qui a faim… ne te détourne pas de ton semblable.” (Esaïe 58.7)

Dans l’église naissante de Jérusalem, un système de partage des biens fut mis en place, non sous la directive des apôtres, mais d’une manière spontanée : “Tous ceux qui croyaient étaient dans un même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun” (Actes 2.44/45).

Certains y ont vu un modèle de fonctionnement à reproduire, mais une telle conclusion serait hâtive. En effet, nous ne retrouvons nulle autre part ailleurs, dans les autres églises de cette époque, une telle manière de fonctionner. D’autre part, cette façon de faire suscita deux problèmes majeurs : Le premier fut la difficulté de faire un partage équitable, comme le souligne Actes 6.1, et le second fut l’appauvrissement des croyants de Jérusalem, comme le mentionne Paul : “Car la Macédoine et l’Achaïe ont bien voulu s’imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem” (Romains 15.26).

La seule conséquence heureuse de ce choix de vie communautaire fut qu’il n’y avait pratiquement plus de croyants à Jérusalem quand Titus vint ravager la ville, en l’an 70. En effet, sous la pression de la pauvreté, les croyants avaient quitté Jérusalem.

Si la vie communautaire reste une utopie, il n’en demeure pas moins vrai que cette utopie reste ancrée dans la pensée collective, car elle a donné naissance à de nombreuses communautés religieuses, et même à la philosophie communiste. L’histoire nous enseigne que ce rêve s’est souvent transformé en cauchemar !

Faut-il pour autant renoncer à l’idée de partage ? Certainement pas. A plusieurs reprises, la Bible nous le demande. Relevons ce conseil : “Tu ouvriras ta main à ton frère qui est pauvre et à l’indigent, dans ton pays” (Deutéronome 15.11).

Souvenons-nous que Jésus dit au sujet du partage : “Toutes les fois que vous faites ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous les avez faites” (Matthieu 25.40).
Le partage est naturellement un geste d’amour envers nos semblables, comme le rappelle Esaïe dans le verset du jour.

En théorie, il y a suffisamment de richesses dans le monde pour que tous puissent vivre décemment. Mais en réalité 80% des richesses du monde appartiennent à 20% de la population. D’autre part, une grosse part des richesses du monde est consacrée à l’armement et à la guerre.

Il existe, heureusement, ici ou là, quelques œuvres de solidarité, des programmes d’entraide et de partage. Mais que ce partage se fasse à un niveau planétaire, cela reste une utopie. Alors que faire ?

Un conseil pour ce jour :

Vous ne pourrez répondre à toute la misère du monde, mais le petit geste de solidarité que vous pouvez faire, faites-le.

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