Vision déformée

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Vision déformée

Bonjour Mon ami(e),

“Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ?” (Matthieu 7.3)

Cette phrase de Jésus est devenue un adage populaire. Même ceux qui ne lisent pas la Bible connaissent cette formule. Jésus nous rappelle que nous sommes plus enclins à juger les autres qu’à nous juger nous-mêmes. Or, cette partialité dans le jugement des autres nous empêche de voir les choses comme Dieu les voit et empoisonne nos relations avec les autres.
Jésus m’invite à prendre d’abord conscience de la poutre qui est dans ma vie : “Ou comment peux-tu dire à ton frère : Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère.” (Matthieu 7.4/5)

Le roi David avait une poutre énorme dans sa vie, mais il ne la voyait pas. Par contre lorsque le prophète lui parle d’un homme riche, qui a mangé la brebis de son pauvre voisin, David voit rouge. Il est irrité contre cet homme riche, il voit le mal qu’a fait cet homme. C’est alors que Nathan lui ouvre les yeux en lui disant : “Tu es cet homme là !” En voyant sa poutre, mise en évidence par la lumière divine, David s’effondre devant Dieu.

D’une manière générale l’esprit religieux nous conduit à être dans cette attitude de jugement. Nous le découvrons tout au long des récits des Évangiles. Les religieux du temps de Jésus voyaient la femme surprise en adultère et la condamnaient, ils jugeaient très négativement le collaborateur des romains qui se frappait la poitrine en reconnaissant son indignité. Simon juge sévèrement la femme de mauvaise vie qui répand un parfum de grand prix aux pieds de Jésus. Il voit en elle une prostituée, mais il ne voit pas en lui l’avarice et l’orgueil qui dominent sa vie.
Ces religieux satisfaits d’eux mêmes, ne voyaient pas la poutre de l’orgueil, de l’avarice, et de toutes les addictions qu’ils cachaient minutieusement ! Ils vivaient dans une telle hypocrisie que Jésus les traitera de “sépulcres blanchis” ! L’antidote à l’hypocrisie est de laisser le Saint-Esprit nous révéler ce que nous sommes devant Dieu : des pécheurs sauvés par grâce.

Nous sommes appelés à laisser la lumière du Saint-Esprit, éclairer nos cœurs pour être capables de nous juger nous mêmes. La prise de conscience de mes propres fautes, me rend apte à exercer la miséricorde envers les autres. Les sentiments de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience, envers les autres, naissent dans le cœur de ceux qui voient leurs propres défauts.

Ma prière en ce jour :

Seigneur, donne-moi une vision claire de mes propres fautes et addictions, afin de ne pas tomber dans le piège du jugement partial des autres. Amen !

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