Ouvre tes bras pour accueillir Jésus !


Comme l’a fait le vieillard Siméon :
« Et voici, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d'Israël, et l'Esprit-Saint était sur lui. » Luc 2.25-36
Alors que, tout ému, Siméon s’apprêtait à recevoir l’enfant Jésus dans ses bras, certains ont dû le croire fou ; d’autres ont sûrement murmuré : « Vieil illuminé, va ! ». Lui qui n’avait ni titre honorifique, ni statut social particulier, ni autorité reconnue, ni disciple à ses pieds, n’était pas un "spécialiste" des Écritures. Et on ne le voit apparaître qu’un tout petit instant dans l’évangile de Luc.
Au même moment, dans la même salle, un sacrificateur devait aussi recevoir l’enfant Jésus pour le présenter à Dieu. Avait-il encore à l’esprit ce cortège prestigieux qui surprit tout Jérusalem par sa délégation orientale venue adorer le jeune roi des juifs ? Faisait-il partie des sacrificateurs qui furent conviés auprès d’Hérode pour lui expliquer les prophéties concernant la venue du Messie ? Mais il n’avait pas accordé le moindre intérêt à ces mages et à l’inquiétude d’Hérode. Indifférent, il avait quitté le palais et était rentré chez lui ce soir-là comme chaque soir. À l’époque dans les synagogues, on philosophait déjà sur la venue en personne du Messie.
Pourquoi précisément ce jour-là, dans le temple, alors qu’il tenait à son tour le Créateur du monde dans ses bras, le sacrificateur ne le comprit-il pas ?
Pourquoi cet honneur a-t-il été accordé à Siméon ?
Pourquoi Siméon fut-il poussé par l’Esprit à monter au temple ce jour-là ? Pourquoi Dieu lui avait-il promis qu’il ne mourrait pas sans avoir vu le Messie ?
Pourquoi ce vieil homme était-il rempli de joie ? Pourquoi l’Esprit de Dieu reposait-il sur lui et non sur le sacrificateur ? Pourquoi Dieu s’exprima par lui à ce moment-là ? Était-il plus spirituel ? Plus pur ? Plus digne ?
Alléluia ! La réponse se trouve toujours dans la Parole.
Car il est précisé : « Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d’Israël ». Le mot pieux employé ici, signifie : "circonspect" ou "qui a regardé tout autour".
1. Regarde autour de toi
Siméon n’était pas meilleur que qui que ce soit. Cependant, il a fait un constat au cours de sa vie. Considérant toutes choses autour de lui, il avait estimé que les hommes ne pourraient changer quoi que ce soit par eux-mêmes. Il ne comptait plus sur les programmes et moyens humains pour s’en sortir. Pour lui une seule solution s’offrait aux familles brisées d’Israël, aux âmes desséchées et au joug économique qui appauvrissait le peuple : l’intervention divine ! Après avoir observé suffisamment, il ne s’attendait plus aux hommes. Cher lecteur, sonde bien au fond de toi-même. Regarde bien tout autour de toi, et fais le même constat que Siméon : ni en toi, ni en qui que ce soit, tu ne trouveras de secours et d’assistance.
2. Regardes-tu vraiment à Dieu ?
Mais après avoir fait ce bilan, Siméon s’attendait à Dieu ! Il savait, après avoir porté ce regard circonspect, que seul l’envoyé de Dieu apporterait une paix intérieure inexplicable, une force de vie surnaturelle et une aide céleste pour tous les défis matériels. Il s’attendait à Dieu. Cette attitude plut au Seigneur qui fit reposer son Esprit sur lui. Puis il l’encouragea dans son aspiration spirituelle en lui adressant une merveilleuse promesse (v 26) : «…il ne mourrait pas avant d’avoir vu le Messie. » Enfin au temps marqué, le Saint-Esprit le conduisit et l’utilisa comme porte-parole, parce que c’était un homme dont le cœur était au diapason avec le cœur de Dieu.
Alors lève les yeux vers Jésus, toi aussi ; attends-toi à son intervention. Vois en Lui la solution à tous tes besoins matériels, sentimentaux, psychologiques et spirituels. Oui, en tout et pour tout !
3. Est-ce que tu t’attends encore à Dieu ?
Malgré les années, les déceptions, les échecs, les trahisons et toutes les souffrances de sa vie, Siméon attendait toujours la consolation. Le mot attendre signifie « se tenir dans un endroit et y rester volontairement pour qu’arrive quelqu'un ou quelque chose ». Dieu cherche des cœurs qui le cherchent. Il s’attend à ce que l’on s’attende à Lui. Il promit à Siméon, fit reposer son Esprit sur lui et le conduisit parce que Siméon espérait en Lui.
« Tu me vois comme seule solution, Siméon, et tu t’attends vraiment à moi ? Alors, oui, je viendrai, je te parlerai, je te bénirai et te dirigerai ! Et tu porteras même le Sauveur dans tes bras ! ».
Voilà la réponse de Dieu à ceux qui s’attendent à Lui !
4. Est-ce que tu reconnais Dieu ?
« Car mes yeux ont vu ton salut, salut que tu as préparé devant tous les peuples, lumière pour éclairer les nations, et gloire d’Israël, ton peuple » (v 30 à 32)…
« Mais voyons Siméon, ce n’est qu’un bébé fragile, issu d’une famille pauvre ! Il est si petit que s’il t’échappe des mains, il tombe et meurt ! Comment peux-tu y voir le salut des peuples ?! »
Jésus est la Parole de Dieu. Comme Siméon fut rempli de joie en portant un si petit bébé, nous le serons aussi, si nous considérons comme toute-puissante et agissante la petite promesse que Dieu dépose secrètement dans nos cœurs.
Il le reçut simplement dans ses bras mais sa joie fut si forte et si grande quand il posa les yeux sur Lui : c’était bien plus qu’un bébé, C’ÉTAIT LE SAUVEUR DU MONDE !
C’est vrai, quand Dieu nous parle, ses paroles nous parviennent avec une apparence de fragilité comme ce nouveau-né entouré de tant de menaces. Qu’est-ce qui nous prouve que ces quelques mots, ce petit verset fragile déposé dans mes faibles mains accomplira de grandes choses ? Comme Siméon reçut l’enfant, nous recevons souvent une parole de Dieu. Mais la considérons-nous comme Siméon regarda cet enfant ?
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