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Retour à la maison ! (204)

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La vieille femme assise dans l’autobus ne pouvait s’empêcher d’observer un autre passager installé dans la rangée voisine de la sienne. Celui-ci était seul et regardait le plus souvent par la fenêtre. Il avait environ une quarantaine d’années, avait belle allure et un visage aux traits fins. Sa tenue était simple et correcte. Il portait une alliance à sa main gauche et la faisait tourner sur son doigt en fermant parfois les yeux comme si ce geste le rassurait. À côté de lui, sur le siège libre, était posé un vieux sac de voyage usé à certains endroits.
Ce passager, de temps en temps, détournait son regard de la fenêtre et l’anxiété qui se lisait dans ses yeux et sur son visage émut la vieille femme.
La nuit commença à tomber et la voix du chauffeur grésilla alors dans les petits haut- parleurs situés au-dessus de la tête des voyageurs, annonçant que le terminus était prévu d’ici 20 minutes. L’autobus commença à pénétrer dans une zone d’habitations.
L’homme parut alors de plus en plus inquiet, voire presque paniqué. La vieille femme se sentit tellement touchée par sa détresse qu’elle ne put s’empêcher de traverser l’allée pour lui demander la permission de s’asseoir à côté de lui.
Leur conversation débuta par quelques banalités, mais très vite, la vielle femme sut mettre l’homme en confiance, grâce à son regard doux, rempli de bonté.
Celui-ci commença alors à raconter son histoire. Il parlait rapidement, comme s’il pouvait enfin s’exprimer après une très longue période de silence.
Il s’était marié très jeune avec une femme qu’il connaissait depuis son enfance et qu’il aimait profondément. Très vite, après un an de mariage, un premier enfant naquit, une ravissante petite fille. Le logement qu’ils occupaient alors, au centre-ville, fut très vite trop petit et ils décidèrent de s’installer dans un pavillon en banlieue. Puis ils eurent un deuxième enfant, un petit garçon. Il occupait un bon poste qui lui permettait de subvenir à tous les besoins de sa petite famille.
Quand son fils souffla sa première bougie, l’homme commença à se sentir mal et de moins en moins à l’aise dans ce rôle de chef de famille. Pourtant, il adorait sa femme et ses deux enfants, mais il avait l’impression de s’enliser dans une vie étriquée et un quotidien de plus en plus pesant.
Il commença alors à rentrer tard du bureau à la maison et trouva mille excuses pour s’absenter de plus en plus de la maison. Quand il n’était pas chez lui, il errait dans les rues ou bien allait s’asseoir dans le parc principal de la ville. Sa femme s’inquiétait à son sujet mais il était incapable d’exprimer son malaise.
Un jour, il passa devant une agence de voyages et sans réfléchir y entra et acheta un billet aller simple pour une destination lointaine. Quand il rentra, sa femme et ses enfants dormaient déjà. Il laissa sur la table de la cuisine un mot avec ce message « je pars, n’essayez pas de me retrouver ».
Parti depuis plus de trois ans, il voyagea dans beaucoup de pays et connut beaucoup d’aventures et de mésaventures. Il ne donna aucune nouvelle à sa famille, mais, il y a trois semaines, il comprit enfin que ce qu’il recherchait, il ne le trouverait pas dans cette vie sans attache. Il avait déjà un trésor très précieux et c’était sa famille. Il envoya alors une lettre à sa femme pour lui dire à quel point il regrettait le mal qu’il avait pu lui faire ainsi qu’à leurs enfants ; il souhaitait rentrer à la maison, mais il comprenait qu’elle puisse refuser de le revoir et de lui pardonner. Pour éviter toute scène douloureuse, il lui précisa alors qu’il prendrait l’autobus qui passait devant la maison et demanda à sa femme d’allumer une bougie à la fenêtre de la cuisine de la maison si elle acceptait qu’il revienne. Si la bougie n’était pas là, il resterait à bord de l’autobus et quitterait la ville de nouveau, mais pour ne plus y retourner et il ne les importunerait plus jamais, ni elle ni leurs deux enfants.
L’autobus approchait maintenant de sa rue et l’homme était de plus en plus anxieux et n’osait regarder par la fenêtre...

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Lecteur TopMusic
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