Dieu m'a délivrée du suicide.

Dans notre famille, c'est mon père qui nous a conduit à Dieu. Il nous a inculqué les bases de la vie chrétienne et nous a toujours montré l'exemple d'un homme pieux, respectueux et soumis à son Dieu. Il y a exactement 10 ans, les circonstances de la vie ont fait que je me suis retrouvée à l'écart de la vie de l'église. Et c'est ainsi que commença ma descente aux enfers. Mal entourée, n'ayant plus de garde-fous, je perdais progressivement de vue l'amour de Jésus pour moi. Je suis passée par des périodes difficiles sur le plan spirituel, des périodes où j'avais l'impression que Dieu m'avait complètement rejetée, qu'Il ne m'aimait plus. J'étais remplie de culpabilité, je me sentais inutile dans ce monde. Ma souffrance morale était si grande que j'ai voulu en finir avec la vie. Ces idées suicidaires m'obsédaient. Le plus terrible, c'est que je savais exactement comment procéder pour mettre fin à ma vie (je suis infirmière en réanimation et au travail, j'ai accès à tout type de médicaments et drogues qui peuvent être mortels à forte dose).

Je dois vous avouer que lorsque ces idées me venaient à l'esprit, j'entendais une autre voix qui me disait : « tu ne peux faire une telle chose. Pense à ta famille, ton père qui a toujours été fidèle à Dieu. Ce sera une trop grande souffrance pour lui. » Quand j'entendais cette voix, je fondais en larmes. C'est vrai, je ne voulais pas faire de mal à ma famille. Mais ma souffrance était si terrible… Ainsi, une lutte constante se livrait dans mes pensées. Jusqu'au jour où, en 2009, une nuit, alors que je travaillais. Mon collègue habituel était absent. C'est donc un aide-soignant remplaçant du nom d'Albert qui était avec moi. Dès que je l'ai aperçu, il m'a intrigué. Quelque chose que je ne pouvais expliquer, transparaissait de son visage. Selon moi, il avait quelque chose de supérieur que les autres. Dans la 1ère partie de la nuit, il y avait un de nos patients qui allait très mal et sur lequel on devait pratiquer des gestes d'urgence vitale. Albert s'est montré d'une aide plus qu'efficace. Il avait le sens de l'initiative, il avait des gestes adaptés et précis. Ses qualités surpassaient sa fonction d'aide-soignant. Décidément, mon collègue continuait à m'intriguer. Mais qui est-il ? C'est une des questions que je me posais intérieurement. Dans la 2ème partie de la nuit, à un moment ou le service était plus calme, je me suis assise sur une chaise dans notre salle de surveillance. Et là mon collègue s'approcha et s'assit aussi et il me dit : « Sunrose, j'ai un message pour toi : Dieu t'aime » Quand Albert prononça ces paroles, vous ne pouvez pas imaginer ce que j'ai ressenti. Bien sûr, j'étais très émue. J'avais tellement besoin d'entendre que j'étais aimée de Dieu, qu'il ne m'avait pas rejetée. Très franchement, ces quelques mots m'ont touché en plein cœur. Ensuite, il me dit : « Sunrose, je sens qu'il y a sur toi une bénédiction qui vient de ton père » Comment pouvait-il savoir que mon père était un homme de Dieu ? J'étais époustouflée par les révélations de mon collègue. Face à Albert, j'étais comme devant un prophète qui connaissait ma vie. Il rajouta : « C'est l'Esprit de Dieu qui m'a poussé à te dire ces paroles ». Je lui dis : « Effectivement, mon père est chrétien. J'ai été élevée dans la foi chrétienne mais que je ne faisais plus partie de l'église. » Ensuite, je lui demandai : « Mais comment as-tu pu me dire avec autant de précision ces choses ? Est-ce que tu es chrétien ? » Là, il m'avoua qu'il était pasteur évangéliste et qu'il avait ce don de prophétie pour aider les âmes en détresse. C'est ainsi qu'après ces paroles d'Albert où l'Esprit m'a rappelé que Dieu m'aimait que, progressivement, j'ai retrouvé le chemin de l'église. L'amour de Dieu m'avait touchée et c'est ce dont j'avais besoin.

Ainsi, petit à petit, je commençais à aller à l'église. J'avais à cœur de la réintégrer mais je n'osais pas approcher le pasteur ni un ancien. Et puis un matin alors que j'étais à l"église, j'étais assise au près d'une sœur indienne. Il y avait un temps pour la prière et il fallait prier 2 à 2. Nous avons prié ensemble la sœur et moi et ensuite nous nous sommes présentées l'une à l'autre. Là je lui ai dit que je n'étais pas membre mais que j'avais pour projet de réintégrer l'église. Aussitôt, elle me dit : « Sunrose, je suis contente de t'avoir rencontrée. Je prierai pour toi. Et puis elle rajouta : Après la prédication, va voir mon fils. » Après le culte, elle m'accompagna vers son fils le pasteur de l'église. Et c'est ainsi que débuta ma marche vers le baptême. Il m'est important de rendre ce témoignage pour montrer à quel point notre Dieu est grand et bon. Alors que j'étais au bord du précipice, Il m'a tendue la main. Il a utilisé ses enfants afin de me rappeler son amour et me montrer le chemin de la vie. Je veux honorer Dieu pour toutes les autres personnes qui ont prié pour moi. Que le nom de l'Éternel soit béni !



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