Echappée à un foyer où règne l'alcool et la violence

La nuit était très sombre. J’avais du mal à dormir. Tout était silencieux, excepté le bourdonnement du moteur de l’automobile, mais après plusieurs heures, la voiture s’est mis à l’arrêt. Nous, les gamins étions entassés sur le siège arrière de la voiture, tous dormant sauf moi. Avec les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes, j’ai entendu ma mère demander : "Quelle direction, à droite ou à gauche ? Où allons-nous aller ?" Nous descendions la route sans destination.

Bien que mes parents n’avaient guère de possessions, ils avaient beaucoup de bagages. La voiture avait assez de place pour transporter sept gamins agités, deux adultes, et chacun des problèmes rencontrés dans la douzaine d’années que comptaient le mariage de mes parents. Chaque problème venait avec une adresse de réexpédition. Peu de temps après notre déménagement, chaque problème devint plus réel et commença à devenir plus sérieux. Le problème avec la boisson s’est transformé en alcoolisme, la colère devint furie, produisant une maison remplie de violence, crainte, abus, et un esprit de désespoir. Il y avait beaucoup de contrôle, mais aucune puissance pour changer.

Les nuits, mes yeux étaient fermés, mais mes oreilles étaient toujours ouvertes. Entendre les cris, les disputes d’ivrognes et la violence physique me poussaient toujours plus dans une vallée de désespoir. Nous étions tous des prisonniers sans choix ni espoir de changement. Comme adolescente j’ai voulu m’enfuir, mais je craignais que cela me mène sur un chemin pire que celui sur lequel je me trouvais. J’ai aussi pensé au suicide, mais mon esprit n’avait aucune assurance que la vie dans l’au-delà serait meilleure que celle ci, et alors mon avenir serait scellé.

Pendant les premières années d’adolescence, j’ai habité de l’autre côté de la rue d’une camarade de classe de l’école. Son nom était différent du mien. Son père était différent du mien. Chez nous après le dîner, mon père tendait le bras pour prendre une bouteille. Chez elle, après le dîner, son père tendait le bras pour prendre une Bible. Je n’avais jamais auparavant connu une famille chrétienne. J’ai pensé que les membres de ma famille était comme nous étions parce que mon père était alcoolique. Il me semblait évident que les membres de sa propre famille était comme ils étaient parce que son père était Chrétien.

Au moment de mes dix huit ans, le moment était donc venu pour un changement dans ma vie. J’avais attendu avec impatience ce moment où je pourrais faire mes propres choix. Donc lorsque j’ai été invitée à vivre avec ma cousine d’une autre province, j’ai choisi de quitter la maison.

Lors de mon premier dimanche de départ, je suis allée à l’église. J’ai entendu une prédication sur Romains 8/28 qui disait que Dieu avait une stratégie pour ma vie, en dépit du chaos qui semblait régner. J’ai compris que Dieu m’avait appelée pour un plan spécial selon son but et ses plans. J’ai regardé ma vie et je ne pouvais voir aucune évidence d’un plan. Bien que je n’avais jamais eu un contact personnel avec Dieu je croyais qu’il existait.

Après quelques semaines, un nouvel ami m’a offert une occasion de rendre certain mon destin. Je voulais un changement. Je voulais une nouvelle vie. Mon ami m’a expliqué que seul Dieu pouvait donner la vie et que c’est seulement par le moyen de son fils Jésus Christ que quelqu’un pouvait accéder à cette nouvelle vie. Je me suis souvenue de mon amie Chrétienne de mes premières années d’adolescence. Et alors je me suis rendue compte que c’était cette vie-ci que je voulais - la vie nouvelle en Christ. J’ai prié, en invitant Christ à être mon Sauveur et Seigneur personnel. Ce jour là j’ai trouvé la puissance pour changer. De la vraie puissance pour un vrai changement.

Un voile sombre a été ôté de ma vie et pour la première fois j’ai éprouvé de la joie, de la paix et de l’espoir. J’ai senti que j’avais une raison une nouvelle raison de vivre. Bien sûr que je l’avais. Dieu avait un plan pour moi. Je me suis rappelé de Romains 8/28 et tout devint clair pour moi. Si Dieu allait se servir des maux de ma vie, alors je pouvais pardonner ceux qui m’avaient fait souffrir. Par la puissance de Christ, j’ai pu me libérer de l’amertume et la colère. Cette seule décision m’a donné la posibilité devenir un vainqueur au lieu d’être un vaincu. Le pouvoir de changer ne perd jamais de son intensité. Petit à petit, Sa puissance a transformé les déchets de ma vie en bijoux. Il a pris la victime que j’étais et il a fait de moi un vainqueur. Ma vie est devenu un voyage de joie depuis que je marche avec Jésus dans sa puissance et dans sa victoire. J’ai trouvé une vraie puissance pour le présent et pour l’éternité.

Betty
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