Ma vie après le virus changera-t-elle ?

Ma vie après le virus changera-t-elle ?

Ce virus nous a pris de court, personne ne s’attendait à ce que la planète entière soit bloquée, sans aucune exception, jusque dans les îles les plus reculées. Mais, et après, qu’en sera-t-il pour le peuple chrétien ? Imaginons à ce stade deux scénarios opposés. Soit tout s’aggrave, dans un sens dramatique (Apocalypse 16), jusqu’au retour de Jésus-Christ, comme nous l’attendons tous depuis deux mille ans. Soit, le soufflé retombera, et tout redeviendra comme avant. Dix ans après, ce ne sera plus qu’un souvenir, comme l’est pour nous la première guerre du Golfe, qui trente années auparavant, nous avait donné un avant-goût d’une possible bataille à Armageddon (Apocalypse 20.8), en réunissant des armées du monde entier pas très loin de Jérusalem.

Pour commencer à répondre à notre question initiale, il faut sortir du débat de l’interprétation des prophéties bibliques, malgré son intérêt évident : l’enlèvement de l’église, la tribulation, grande ou petite, les idées pré ou post-millénaristes... Chacun a son opinion sur le sujet, mais le débat s’éterniserait trop. Contentons-nous alors d’une seule proposition, afin de ne pas trancher cette question. Lorsque nous lisons le récit des évangiles, la chronologie de ses événements nous semble logique, et totalement dénuée d’ambiguïté. Nous n’arrivons pas à comprendre les doutes des témoins de l’époque, et les affirmations de l’apôtre Pierre quant à son refus de voir Jésus-Christ mourir, nous semblent ridicules.

Pourtant, il y avait à l’époque suffisamment d’érudits qui connaissaient par cœur les écritures. Mais aucun d’entre eux, même les plus grands, n’était capable de croire les affirmations de leur Maître Jésus, sur son sort à la Croix. La raison en est simple : ils avaient tellement besoin d’un roi victorieux, châtiant les ennemis romains, qu’ils étaient sourds à l’enseignement qu’ils entendaient.

Alors ne vivons-nous pas la même distorsion de nos pensées aujourd’hui ? Sommes-nous capables de comprendre la réalité qui va se dérouler sous nos yeux ? Car il est évident que nos yeux ne verront qu’une seule version de l’histoire se dérouler. Et surtout, une fois arrivée, elle sera tellement évidente, que tous les interprètes de la Bible se diront : oui, c’était écrit !

Ouvrons nos yeux : il y a une trentaine d’années, Georges Bush père annonçait triomphalement au soir de « sa » victoire contre l’Irak, qu’un nouvel ordre mondial allait naître. Cela ne résonnait-il pas étrangement vis à vis des prophéties de l’Apocalypse (Apocalypse 13) ? Nous sommes-nous repentis, en nous investissant à fond dans la proclamation de l’évangile, ou bien avons-nous eu peur de nous ridiculiser ?

Quelle conclusion tirer de ces événements actuels ? Que se passe-t-il dans le ciel, est-ce que ce virus est une des plaies envoyées par Dieu sur Terre (Apocalypse 16.2) ? En quoi suis-je concerné dans mon quotidien de chrétien ? 

Revenons à notre question initiale : qu’est-ce qui changera après le virus, pour les chrétiens ? 

On peut affirmer, sans que personne ne nous contredise, que ce virus est soit un soubresaut passager de l’Histoire, soit l’introduction aux trois années et demie précédant le retour de Jésus-Christ, tel que le propose le livre de l’Apocalypse. Ce virus aura représenté pour l’humanité entière une première vraie menace globale.

Jusqu’à présent, les citoyens des pays dits riches vivaient déconnectés des persécutions, violences, guerres, et pandémies locales, que supportaient les pays concernés. Cette perception était même totalement banalisée par les images rapportées par les médias, et les acteurs revenus du front, soldats ou missionnaires, ne parvenaient pas à la transmettre. Mais là, avec ce virus, la mort a frappé à nos portes, et la relation s’est même inversée, car il a tué largement dans les pays riches, en épargnant plutôt les autres !

Alors quelle conséquence pour le chrétien habitant d’un pays riche ? Elle est fondamentale, il doit sortir de son christianisme univoque, qui consiste à choisir lui-même sa destinée, quelle que soit la noblesse de ses aspirations : je veux être missionnaire, je veux devenir pasteur, je m’occuperai de mes enfants et fonderai une famille chrétienne, je deviendrai riche pour donner aux pauvres... Je m’y suis retrouvé confronté tout au long de ma vie, en tant qu’époux, papa, chef d’entreprise, et membre actif de mon église. J’ai dû affronter des choix, souvent difficiles, où je cherchais de tout mon cœur la volonté divine : "Seigneur que veux-tu ?" Mais je n’ai jamais vu d’ange muni d’un panneau en guise de réponse claire. J’ai dû toujours me contenter de sentiments, d’une perception plus ou moins claire du plan divin pour ma vie. Et c’est comme ça, et c’est normal, ou plutôt c’était normal. Mais maintenant tout a changé !

J’ai soixante ans, j’ai vécu une vie très riche, j’ai la conviction d’être là où Dieu me voulait voir arriver, mais je m’imaginais désormais une vie paisible, celle d’un grand-père en mode super-papy, qui entre deux visites d’églises, jouerait à planter des légumes dans son jardin avec ses petit-enfants. Je m’imaginais dédier à Dieu le temps que je lui avais « dérobé », faute de temps, dévoré par tout mon quotidien oppressant. Je m’imaginais, muni d’une excellente santé, investir les quarante années que mon médecin me propose de vivre, à rattraper le temps perdu pour l'œuvre de Christ, « coupable » de n’avoir pas toujours su faire les bons choix.

Mais ce fichu virus m’a ouvert les yeux, demain il sera trop tard pour inviter mes voisins à partager l’évangile, puisque je ne peux plus prendre l’avion pour prêcher l’évangile à des gens nécessiteux de l’entendre par ailleurs. Demain il sera trop tard pour raconter ma vie à mes enfants, afin de ramener à la foi ceux qui déraillent encore. Demain j’aurai oublié de m’investir à fond dans mon église, au travers de tâches simples, même si je le faisais déjà.

Ce virus doit nous ouvrir les yeux, nous ne devons plus jamais être les acteurs égoïstes de nos vies, mais devenir les acteurs de la vie que Dieu nous a proposée de vivre, là où Il nous a posé, chaque jour, chaque instant. Ce que nous avons fait était bien, nos initiatives personnelles ou guidées du ciel étaient certes intéressantes. Mais lorsque notre église a fermé ses portes pour le deuxième confinement français, je n’ai pas pu m’empêcher de dire, angoissé, à mon pasteur : « sans doute nous reverrons-nous au ciel ». Tout est prêt pour ce scénario, mais nous pouvons aussi nous revoir dans trente ans, en n’ayant plus que des vagues souvenirs.

Alors dépêchons-nous de changer nos vies, car si pour l’instant, nous les avons menées à notre guise, il se peut que nous subissions les événements, au lieu de les contempler sur un poste de télévision !

Nous devons, je dois, changer de point de vue, revenir à l’essentiel : là où je suis, c’est Dieu qui veut que je sois le miroir de sa grâce infinie, ce livre que mon voisin perdu doit lire, afin d’hériter de la vie éternelle auprès de notre Sauveur Jésus.

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3 commentaires
  • Lise Charbonneau Il y a 5 jours, 14 heures

    Tout simplement comme Jésus là dit. Soyez prêt en tout temps, garder vos coeurs pur, repentez-vous. Et suivre Jésus pour son retour glorieux. Qui est le ressemblement de l'enlèvement avec Lui et les anges très bientot. Ouvrons les yeux du coeur vers le Père et demander Lui de vous montrer par l'Esprit-Saint de vous éclairer. Lisez sa Parole qui est vivante. Jésus est le seul chemin, vérité qui monte vers le Père. Amen PS: Croyez et vous serez sauvées. Donne lui ton coeur,repend toi de tout tes fautes, péchés, et recois le comme ton Sauveur Personnelle.
  • rozange Il y a 5 jours, 22 heures

    Amen
  • Fabienne Il y a 6 jours

    C'est vrai que ce n'est pas facile de voir où ce virus va nous mener.....au retour du Christ ou à une vie normale.... beaucoup continue à se projeter dans l'avenir comme si ce virus n'était qu'une épreuve supplémentaire dans nos vies....comme les guerres, les attentats....les catastrophes naturelles....les témoins de Jéhovah eux interprète (au regard de la Parole) cet événement comme précurseur de l'établissement du règne de Jésus bientôt, du royaume sur terre, les chrétiens de mon église le voient comme une épreuve supplémentaire et continue leur vie normalement comme si tout allait redevenir normal.....moi eh bien je ne sais qu'en penser....je vis chaque jour l'un après l'autre me disant que le Seigneur prend soin de moi et que ma vie est dans sa main de toutes façons et que le Monde aussi est sous son contrôle donc Que Sa volonté soit faite sur la terre comme au ciel.