Quand je serai grand... Aujourd'hui !

Quand je serai grand... Aujourd'hui !

“Quand je serai grand”: quel enfant ne l’a pas dit ? Qui n’a pas rêvé enfant de devenir astronaute, pompier, médecin…? Mais qui est devenu celui qu’il voulait être au final ? Combien d’actions n’a-t-on pas repoussé en vertu de ce mot : « demain » ?

Et nous chrétiens, toi ami fidèle paroissien actif de ta communauté, ne restes-tu pas parfois dans cette vision du demain : “Quand je serai grand” ? Mais ne sommes-nous pas comme les convives de la fameuse réunion de disciples de la Bible, où la foule fut nourrie au-delà de toute espérance par l’offrande d’un enfant ? Cinq mille convives, ça en fait du monde ! Le pré devait être bien bruyant, avec la nuit qui tombait, l’enseignement qui captivait par sa pertinence, les enfants qui voulaient jouer, et les polémiques sur un départ précipité avant la nuit. L’ambiance était certainement « spéciale », et les disciples dépassés par les événements !

Jésus leur répond: «Ils n’ont pas besoin d’y aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger.» Ils lui disent : « Nous avons ici seulement cinq pains et deux poissons.»                                           Jésus leur dit: «Apportez-les-moi. » (Matthieu 14.16-18)

Ne me faites pas croire que le peuple qui assistait à cet événement en plein air, était parti sans provisions ? Les mamans avaient au moins emporté un goûter pour leur progéniture, les enfants, arrivés le soir, avaient certainement pour la plupart quelques figues ou dattes dans leurs poches.

Mais ils restèrent tous dans cette idée récurrente : demain, quand je serai grand, je ferai, je penserai, je donnerai… et tant pis pour ce jour présent, tant pis pour la nécessité du voisin, à quoi bon lui donner le peu dont je dispose, car après-tout cela ne nourrirait pas la foule.

Heureusement un jeune garçon avait sans doute gardé son déjeuner de côté, trop captivé par Jésus, ou mieux, il avait organisé une collecte rapide, pour l’apporter en offrande à son Maître, sans aucune autre intention, seulement guidé par son instinct d’enfant, qui lui faisait penser : aujourd’hui je ferai ce que je peux, tant pis pour demain.

« Il y a là un petit garçon qui a cinq pains d’orge et deux petits poissons. Mais qu’est-ce que c’est pour tant de gens ?» Jean 6.9  

Aucun des apôtres toujours incrédules ne comprit la portée de cette offrande. Ils ne pouvaient pas non plus organiser leurs pensées, pour rejeter cette pensée récurrente : quand je serai grand…, si j’avais su…, ou pire la prochaine fois j’enverrai un mail à tous mes « followers », pour qu’ils prévoient un panier repas, au cas où la réunion s’éterniserait !

Alors pour bien enfoncer le clou dans leur univers matériel, notre ami Jésus,collecta les restes, en guise de rejet de cette vision matérialiste : quand je serai grand…, demain…, si j’avais su… ! 

On emporte les morceaux de pain et les poissons qui restent: cela remplit douze paniers ! Marc 6.43

Et pire, combien d’enfants ont-ils regretté de ne pas avoir eux-aussi apporté leur offrande, si insignifiante soit-elle ? Quel adulte n’a pas regretté des choix passés, des décisions insignifiantes, des « coups de paresse » : demain ! Et pourtant pilier fidèle dans mon église, personne ne peut critiquer ma vie spirituelle. Mais là n’est pas la question, on n’est pas dans le jugement, mais dans le désir de plaire à Dieu, de lui offrir en sacrifice le tout qu’il nous a donné, c’est-à-dire la vie !

Deux de mes voisins sont décédés avant que j’aie eu le temps de leur parler de Jésus, où sont-ils ? J’étais trop occupé, car j’attendais la retraite pour les visiter, trop fatigué de mes semaines de travail oppressantes. Mais maintenant que j’y suis arrivé à cette retraite espérée, je n’ai commencé que timidement à les voir. Car le « quand je serai grand » continue de me coller à la peau. Pourtant j’étais fidèle aux réunions de mon église, presque à toutes les réunions même. Mais mon voisin, ne l’ai-je pas catalogué dans cette pensée innée : « quand je serai grand » ? Alors on s’est fait violence avec mon épouse, pour sortir du cercle confortable des amis d’église, et autres relations chrétiennes bien confortables. Nous avons co-organisé des « voisinades » réunions ouvertes entre voisins, nous avons échangé des services, comme nourrir le chien en l’absence de l’autre, échangé des légumes de nos potagers respectifs… et finalement dans notre vallée étroite peuplée d’une trentaine de maisons sur trois kilomètres, la vie s’est ouverte, le miracle est arrivé, la lumière s’est allumée.

Nous avons pu commencer à parler ouvertement de Jésus à un voisin peu réceptif, puis à un autre lui totalement réceptif, et d’autres viendront. Nous avons décidé de changer notre « demain » en « aujourd’hui », afin de commencer à rêver de voir l’Esprit de Dieu se répandre sur les maisons voisines, les âmes se libérer, les genoux se plier face au trône de gloire de Jésus notre sauveur.

Prenons courage, ouvrons nos portes, la méthode de Jésus reste toujours la meilleure : un bon repas, de l’amitié, des services rendus, et Lui le maître fera le nécessaire pour se faire entendre. Nous ne sommes après tout que des passagers sur cette Terre, alors n’attendons plus : « aujourd’hui » a remplacé « demain » !

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3 commentaires
  • Élie Il y a 1 année

    A M E N
  • rozange Il y a 1 année

    Et nous chrétiens, toi ami fidèle paroissien actif de ta communauté, ne restes-tu pas parfois dans cette vision du demain : “Quand je serai grand” ? Mais ne sommes-nous pas comme les convives de la fameuse réunion de disciples de la Bible, où la foule fut nourrie au-delà de toute espérance par l’offrande d’un enfant ? Cinq mille convives, ça en fait du monde ! Le pré devait être bien bruyant, avec la nuit qui tombait, l’enseignement qui captivait par sa pertinence, les enfants qui voulaient jouer, et les polémiques sur un départ précipité avant la nuit. L’ambiance était certainement « spéciale », et les disciples dépassés par les événements ! Heureusement un jeune garçon avait sans doute gardé son déjeuner de côté, trop captivé par Jésus, ou mieux, il avait organisé une collecte rapide, pour l’apporter en offrande à son Maître, sans aucune autre intention, seulement guidé par son instinct d’enfant, qui lui faisait penser : aujourd’hui je ferai ce que je peux, tant pis pour demain. Prenons courage, ouvrons nos portes, la méthode de Jésus reste toujours la meilleure : un bon repas, de l’amitié, des services rendus, et Lui le maître fera le nécessaire pour se faire entendre. Nous ne sommes après tout que des passagers sur cette Terre, alors n’attendons plus : « aujourd’hui » a remplacé « demain » ! Amen!!!!!!!!!!!"