Instructions pratiques dans l'opération des dons

Instructions pratiques dans l'opération des dons

« ... Lorsque vous vous assemblez ... que tout se fasse pour l'édification.» (1Cor.14.26). L’Église bénéficie d’une grande diversité de dons que le Saint-Esprit distribue comme Il lui semble bon. Pourtant, manifester un don spirituel ne veut pas dire que nous sommes infaillibles dans son exercice parce que les émotions et les pensées humaines entrent en ligne de compte. Voilà ce qui est expliqué par le Pasteur Ronald Rust dans le cours de «Pneumatologie» lorsqu’il enseigne quelques instructions pratiques entourant l’opération des dons.

Ce segment de cours, que j’aimerais partager, présente des principes utiles et des limites rassurantes à travers lesquels tout don spirituel devrait s’exercer et s’évaluer.

1. Besoin de coopération.

  • Apprendre à coopérer avec l’Esprit, c’est plus que de simples principes à apprendre, c’est une union vivante avec Dieu qui opère à travers la coopération d’une personne. Pas de transe, ni inconscience, ni marionnette.
  • Il peut y avoir réactions humaines qui apportent confusion, mais Dieu est quand même à l’œuvre.

2. Assujetti à la Parole écrite. (1Co. 14. 37, Dt. 4. 2, Pr. 5.6, Ap. 22. 18-19)

  • L’Esprit n’ajoute pas à la bible
  • Paul dit que nous bâtissons sur ce qu’il a enseigné (Éph. 2. 20)

3. Assujetti aux ministères de surveillance de l’église locale. (Ac. 20. 28-30, Ép. 4. 11-15, Hé. 13. 17, Ja.3.1)

  • Responsabilités de ceux qui sont en autorité pour veiller sur le troupeau :
    1. corriger
    2. réprimander
    3. avertir
    4. reprendre
    5. exhorter dans la vérité
  • L’église locale doit encourager la prophétie.
  • La prophétie doit être jugée (2Co. 14.29)
  • La sagesse est nécessaire pour reprendre sans détruire.

4. Le principe de « livrer » nos membres. (Rm. 6. 13)

  • Le croyant n’est pas passif mais il est un participant actif, intelligent et volontaire. Il peut être un canal mais il peut aussi bloquer.
  • 2 positions extrêmes à éviter, il faut une balance entre les deux :
    1. Être trop hâtif, don opéré selon la volonté du croyant. 
    2. Trop attendre, demander un signe surnaturel avant d’opérer un don.
  • La marche dans la foi implique certains éléments de risque, de courage, de sagesse et d’amour.

5. Les dons sont gouvernés par l’amour. (1Co. 13)

  • Attention à notre motivation.
  • La foi est agissante par l’amour.

6. Le principe d’édification. (1Co. 14. 12,26)

  • Nous devons être animés par un désir d’édifier l’Église.
  • Évaluer ses motifs en se posant 3 questions:
    1. Est-ce que cela édifie ?
    2. Comment cela affectera-t-il l’Église ? (effets)
    3. Comment le don peut-il s’opérer pour le plus grand bénéfice du corps ?

En résumé il y a 3 clés à retenir :

- La façon de le faire (contrôle, ton, prononciation, pas d’abus, ni d’extravagance)
- Le bon temps.
- Le principe d’unité.

Dans L’Expérience de la Pentecôte, David Womack explique que le surnaturel qui anime l’Église prouve que Christ est réellement ressuscité et qu’il continue d’œuvrer à travers son corps par la puissance du Saint-Esprit (160). L’encadrement et la soumission qu’enseigne la Parole ne constituent pas des obstacles, mais sont d’excellents moyens qui aident à atteindre l’objectif des dons, soit de contribuer réellement à l’utilité commune, à l’édification, à l’exhortation ou encore à la consolation du plus grand nombre.

Que Dieu bénisse son peuple et lui multiplie ses dons !


1 Womack, David A. L’Expérience de la Pentecôte. Éditions VIDA, Deerfield, U.S.A. 1996.

Martine Pelletier habite Loretteville, près de la ville de Québec. Elle est étudiante «par extension», c'est à dire qu'elle prend des cours par vidéo dans les locaux du Carrefour Chrétien de la Capitale, une église de Québec, qui a pour Pasteur Paul Corriveau.

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