Irrécupérable !

Irrécupérable !

Un jour où nous passions de bons moments entre chrétiennes, j’oriente la conversation sur l’éternité : nous ne devons pas trop nous attacher aux choses de la terre… Elles passeront si vite ! 

Je parle, je parle… 

Quelques instants plus tard, nous débarrassons la table, et c’est le « drame » : l’une de mes amies laisse échapper par mégarde une de mes tasses neuves ! Je ne suis pas contente : après tout, j’ai une montagne de vaisselle dépareillée dans mes placards, et il faut justement que ce soit l’une de mes jolies petites tasses toutes neuves qu’elle casse ! Le service ne sera plus complet…etc. J’essaie de ramasser les morceaux sans (trop) montrer ma contrariété… Et puis, je me rends compte de l’ironie de la situation : je viens de faire de grands discours sur le détachement et voilà que je me rends malade pour une simple tasse !

Je suis décidément irrécupérable. Je le sais depuis longtemps, et j’en ai la preuve une fois de plus. J’en ai même la preuve tous les jours ! 

Je décide de pardonner… d’aimer… d’être patiente… et en un clin d’œil, mes « bonnes résolutions » volent en éclat, aussi brusquement que cette malheureuse tasse !

L’apôtre Paul l’a remarqué avant moi. Il a dit : « Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair: j'ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien » (Romains 7.18). La seule solution qu’il me reste, c’est de laisser au Seigneur toute la place dans mon cœur, dans ma vie. Dès que je m’éloigne un tant soit peu de lui, dès que je lui reprends le gouvernail des mains, je cours à la catastrophe.

Je suis irrécupérable… mais le Seigneur m’a quand même récupérée (et à quel prix) ! Il veut vivre en moi. Il me supporte avec une patience infinie. Il me relève chaque fois que je tombe, et pourtant, je trébuche sans cesse, et mes progrès sont lents et laborieux.

Ma prière de ce jour
Seigneur, je suis toujours émerveillée de ce que tu as fait pour me sauver. Je m’en sens si peu digne ! Je veux m’approcher de toi et rester sur ton autel afin que tu prennes de plus en plus de place dans ma vie. Merci de tant m’aimer, d’avoir une telle patience à mon égard. Je n’aurai pas assez de toute l’éternité pour te bénir et te contempler !



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2 commentaires
  • GeorgetteKaleka Il y a 1 mois

    Le plus gros problème de nous autres Chrétiens , c'est de laisser au Seigneur toute la place dans notre cœur ! Nous voulons , bien trop souvent TOUT faire par nous même , surtout sans Lui demander Son accord ! Je suis , donc je fais ! Puis quand nous sommes tout au fond du trou , là , nous réalisons que nous avons besoin de Lui et de Son secours , de Son amour et que sans Lui , nous ne sommes rien ! Seigneur parle à nos cœurs avant que celà ne soit trop tard pour nous ! Merci Papa pour ta patience infinie !
  • rozange Il y a 1 mois, 1 semaine