La pédagogie de Dieu concernant son amour

La pédagogie de Dieu concernant son amour

Le renouvellement de notre intelligence vient pendant que nous observons la manière dont Dieu s’est fait connaître, au long des Écritures. 

Dieu commence par des actes, pas en disant son amour

Il n’a pas appelé Israël puis les non juifs à réfléchir sur l’amour mais à ouvrir les yeux sur l’œuvre de Dieu. D’abord, il se manifeste par la création, où tout est bon. L’interdiction de toucher au deuxième arbre (Genèse 2.9) signale qu’existe une connaissance toxique. Après la désobéissance, la sanction mais aussi la grâce amorcée signalent que Dieu a un dessein (Genèse 3.15). Le regard porté sur les offrandes d’Abel et de Caïn signale (d’après 1 Jean 3.12) une volonté de bien chez Dieu.

 Plus tard Dieu montre que son dessein implique choix volontaire. Il le montre par l’élection d’Abraham, la promesse, et l’alliance (alliance avec Isaac et non Ismaël, Jacob et non Ésaü, Israël et non les autres peuples). Dans le cadre de l’alliance et pas ailleurs, l’Éternel commence à dire son amour (Deutéronome 7.8), sans jamais le disjoindre de sa loi. Parce qu’elle formule le bien que Dieu veut ! Et parce que, avec tous les prophètes qui suivront, elle dévoile l’existence d’un Élu ! Le Messie en qui Dieu se complaît, le Fils éternel que Dieu aime. 

Il ne faut pas déconnecter amour de Dieu et volonté de Dieu

Seul le diable suggère que si Dieu nous aime, il veut ce que nous voulons. Dieu révèle autre chose. Acte clé de Dieu, il envoie son Messie. Dieu l’a préfiguré par divers prophètes, sacrificateurs, rois, au travers desquels il redit sa volonté, et sa miséricorde envers Israël. À Israël il annonce ses châtiments et ses délivrances. Il lui confirme : je t’aime d’un amour éternel (Jérémie 31.3) et lui promet l’alliance nouvelle (Jérémie 31.31). Dans l’AT et le NT Dieu fait déborder sa bienveillance hors du cadre de l’alliance, mais il ne dit son amour que dans ce cadre.

 Alliance ancienne vers le Messie, alliance nouvelle par le Messie. Dieu se montre plus nettement que jamais en Yéshua incarné, crucifié, ressuscité. En lui vient la rédemption de beaucoup ; et il prédit la perdition de beaucoup d’autres (Matthieu 7.13). Ceux qui l’écoutent découvrent - une fois qu’ils ont cru - que c’est uniquement dans le Fils Élu qu’ils sont prédestinés et aimés (Éphésiens 1.4).

 Suivant la pédagogie de Dieu, Jésus ne dit pas de prêcher l’amour aux incroyants (dans le NT ses apôtres ne l’ont jamais fait). Il dit de le prêcher lui, sa croix et sa résurrection, pour le pardon des péchés et la vie éternelle. Seule la parole de la croix est puissance de salut (1 Corinthiens 1.18) qui fait obéir à ce commandement : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère (1 Jean 4.21).  (note : en Jean 3.16, Jésus ne prêche pas à des incroyants mais explique à un fidèle) 

Contrairement au nôtre, l’amour de Dieu n’est pas un amour-besoin

Nul ne comprend vraiment l’amour de Dieu, sinon qu’il est différent du nôtre (tout amour n’a pas la même essence). Entre l’amour de Dieu et celui des humains, la différence n’est pas d’intensité mais de nature. Le sien est éternel, le leur passe ; le sien est aséité (voir ci-dessous), le leur est lié au besoin ; le sien est volonté de bien, le leur est sensation et souvent convoitise. Le sien consiste à donner la vie éternelle, le leur est saveur pour la vie éphémère. Bien sûr, la générosité de Dieu s’exerce pendant leur vie éphémère, mais ce que la Bible nomme « amour de Dieu » est unique. Parce qu’il leur propose l’amour dont il aime son Fils unique.

"Aséité" : le mot évoque un attribut de Dieu qui est de se suffire "à soi-même".
Attention, de nos jours se répand une idée séduisante : Dieu nous aurait créés parce que, sans nous, son amour était incomplet ; et là aurait été son motif pour accepter de sacrifier son Fils. Cette idée falsifie la compassion divine, fausse le sens de l’adoption, pervertit des paroles de chants.

Autre séduction : étant capables d’amour, tous les humains auraient en eux quelque chose de divin, qu’il leur suffirait de reconnaître. L’idée vient du diable : vous serez comme des dieux, vous connaîtrez (Genèse 3.5). Même des chrétiens en sont éblouis, et présentent la conversion comme une prise de conscience de qui on est déjà. Inconsciemment ils rétrogradent Dieu au second rang, au service de notre prétendue divinité et de l’idole "Amour". 

Dieu seul est roi des siècles

Christ habite par la foi dans le cœur de ceux qu’il a rachetés. C’est ça qui leur donne la force de comprendre (Éphésiens 3.18 litt.) que la grandeur de Dieu surpasse tout. Pourquoi leur faut-il de la force ? Parce que craindre Dieu implique de résister à la pression antichrist (1 Jean 4.3) qui prétend prendre la place de Dieu.  Ainsi, les rachetés persistent à fléchir les genoux devant la majesté du Père : au roi des siècles, immortel, invisible, seul Dieu, honneur et gloire au siècle des siècles, amen ! (1 Timothée 1.17). Il est le bienheureux et seul souverain, le roi des rois et le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir ; à lui honneur et puissance éternelle, amen ! (1 Timothée 6.15-16).

Conclusion

Christ habite par la foi dans le cœur de ceux qu’il a rachetés. C’est ça qui leur donne la force de comprendre (v 18, litt.) que la grandeur de Dieu surpasse tout. Pourquoi faut-il de la force ? Parce que craindre Dieu implique de résister au courant antichrist (1 Jn 4 v 3) qui s’oppose à Dieu et surtout vise à prendre sa place.  Mais nous persistons à fléchir les genoux devant la majesté du Père : au roi des siècles, immortel, invisible, seul Dieu, honneur et gloire au siècle des siècles, amen ! (1 Tim 1 v 17). Il est le bienheureux et seul souverain, le roi des rois et le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir ; à lui honneur et puissance éternelle, amen ! (6 v 15-16).

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