Tout ce que le Nouveau Testament dit de l’onction est lié à Christ

Tout ce que le Nouveau Testament dit de l’onction est lié à Christ

Sans surprise, le Nouveau Testament parle d’onction de manière à confirmer ce que poursuivait Dieu dans l’Ancien Testament ; puisque ce but c’est Christ, le NT concentre tout sur lui qui est l’Oint.  Ensuite, le NT nous surprend en ne donnant jamais au mot onction le sens qu’il a pris dans certains milieux chrétiens. 

Le Nouveau Testament parle peu d’onction… mais en parle énormément

En fait, le NT grec n’emploie le verbe oindre ou le mot onction (chrisma) que 10 fois… mais répète plus de 500 fois le nom Christ c’est à dire le mot Oint. Et tout le message est là !  En entendant ou en lisant le mot onction il faut penser : Christ.
Ensuite, et par extension seulement, il faut penser à notre onction mais comme le NT en parle.

 

C’est une erreur grave de transposer directement à nos conducteurs d’églises ce que l’AT dit d’Aaron, David, Élisée, car leur onction avait un caractère exclusif qui préfigurait Christ et non pas les ministères de l’Église. En effet - ni pour le monde ni pour ses frères - aucun conducteur chrétien ne fait l’expiation, ni ne les représente devant Dieu ; aucun conducteur ne règne sur ses frères ; aucun conducteur n’est la voix de Dieu surpassant les prophètes de l’Écriture.

Ayant compris que ces onctions exclusives de l’AT figuraient Christ, évitons aussi de nous transposer à nous-mêmes individuellement et sans nuance tout ce que la Bible dit de Christ souverain sacrificateur, roi, prophète. En effet, c’est son Église collectivement qui est au bénéfice de l’onction du Christ (cp. Psaumes 105.15). C’est ensemble que nous avons été faits un royaume (litt.) de sacrificateurs (Apocalypse 1.6), non comme intermédiaires entre Dieu et les hommes, mais pour offrir à Dieu un sacrifice de louange (Hébreux 13.15). C’est réunis ensemble, que tous peuvent prophétiser (1 Corinthiens 14.31), non comme étant chacun le logos (Jean 1.1), mais comme membres d’un seul corps. 

 

L’onction garantit d’appartenir à Christ, de le connaître, dans la vérité

 

Pour l’AT et le NT, le mot onction désigne toujours une chose permanente et non pas fluctuante.
Pour les rachetés du NT, être oint c’est avoir reçu de Dieu une position ferme, fidèle à Christ. 

Le NT a 3 versets disant que Dieu a oint tous ceux qui sont convertis au Christ.

Premier verset :
"Celui qui nous lie fermement avec vous à Christ, et qui nous a oints, c’est Dieu qui aussi nous a scellés de son sceau, et a mis dans nos cœurs les arrhes de son Esprit"
2 Corinthiens 1.21-22

Dieu a mis une même onction sur tous, apôtres ou pas ; et que signifie-t-elle ? Comme un sceau, elle garantit leur appartenance à Christ !
"Et parce que vous êtes fils, Dieu a mis dans nos cœurs l’Esprit de son Fils"
Galates 4.6 cela en acompte du lien éternel avec Dieu.

Deuxième verset :
"Vous, vous avez l’onction de la part du Saint, et tous vous connaissez" (litt.)
1 Jean 2.20

Une fois encore, l’onction est présentée comme collective à tous ; ce n’est pas une onction différente pour chacun. En opposition aux antichrists (1 Jean 2.18) qui n’étaient pas des nôtres (1 Jean 2.19), cette onction garantit aux rachetés de connaître le Christ, et de l’aimer comme l’Élu de Dieu ! Cette onction, tous les rachetés l’ont ; elle leur vient du Saint.

Troisième verset : 
"Pour vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin que personne vous enseigne ; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, et qu’elle est vraie et n’est pas mensonge, demeurez en lui comme elle vous l’a enseigné"
1 Jean 2.27

D’abord, cette onction demeure ! Elle est autre chose que le fait d’être plus rempli de l’Esprit à certains moments qu’à d’autres.  Ensuite, cette onction nous maintient dans la vérité ! Étant par essence étrangère au mensonge, cette onction nous enseigne à demeurer dans le Fils et dans le Père (1 Jean 2.22). Et cela, mieux que ne le ferait une influence ou une pédagogie humaine (c’est le sens de : vous n’avez pas besoin que personne vous enseigne). Cette onction demeure en tous, pas spécialement sur les enseignants et autres dons que le NT mentionne clairement, dons au service du corps collectivement oint comme appartenant à Dieu. 

Le NT n’emploie donc pas le mot "onction" pour parler des ministères

 

Cela parce que, aussi exceptionnels soient-ils, ce ne sont pas nos dons - revêtements - équipements, qui rendent solide notre appartenance à Christ. Le NT évoque diverses intensités de plénitude parmi les fidèles : choisissez parmi vous sept hommes remplis de l’Esprit (Actes 6.3), et selon les moments : Étienne, plein de grâce et de puissance opérait de grand prodiges (Actes 6.8). Or le mot onction désigne non ces différences, mais ce qui est commun à tous les rachetés. 

Bien que les apôtres de l’Agneau soient fondements de l’Église universelle (Ephésiens 2.20), ils n’ont pas usurpé la position de souverain sacrificateur qui est à Christ seul. Ni pour eux ni pour nous aujourd’hui, le NT ne mentionne une ‘onction’ qui placerait un conducteur en médiation de la faveur divine sur l’église. Si, peu à peu, nous avons donné ce sens au mot ‘onction’, il n’y plus qu’à revenir humblement au texte du NT.

En résumé :

Christ nous a donné le droit de devenir enfants de Dieu (Jean 1.12), ce statut nous est garanti par la position que Dieu a donnée au Christ : celui-ci est mon Fils élu !  Ainsi, son onction sur nous tous est sceau d’appartenance, sceau de connaissance, sceau de vérité.

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