Le blé dans le grenier

Le blé dans le grenier

« Amassez le blé dans mon grenier ». Alors le dessein du Fils de l’homme sera accompli. Il a semé la bonne semence et elle remplira son grenier à la fin. Ne soyez pas abattu car Christ ne sera pas désappointé. « Il verra le travail de son âme et sera satisfait ». il allait pleurant, portant la précieuse semence ; il reviendra se réjouissant, portant les gerbes.

« Amassez le blé dans mon grenier ». Alors la politique de Satan sera sans succès. L’ennemi est venu et a semé l’ivraie parmi le blé, espérant que le faux blé détruirait ou abîmerait le vrai ; mais, il n’a pas réussi car le blé a mûri ; il est prêt à être amassé. La grange de Christ sera remplie. L’ivraie n’a pas étouffé le blé. Le malin sera confondu.

Les bons anges seront employés à récolter le blé : « Les anges seront les moissonneurs ». Cela jette un mépris spécial sur l’ange du mal. Il sème l’ivraie, il essaie de détruire la moisson ; et puis, les bons anges sont amenés pour célébrer sa défaite, pour se réjouir avec leur Seigneur du succès de la divine agronomie.

Satan tirera peu de profit de son intervention ; il sera contrecarré dans ses efforts, et la menace s’accomplira : « Tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière ».

Nous oublions trop les anges. Ne négligeons pas leur tendre sympathie pour nous ; ils voient le Seigneur se réjouir de notre repentance ; ils se réjouissent avec Lui ; ils veillent sur nous ; ils sont les messagers de la miséricorde de Dieu ; et ils nous portent sur leurs mains de crainte que notre pied ne heurte contre une pierre ; lorsque nous mourrons ils nous porteront dans le sein de notre Seigneur. C’est une de nos joies d’être entourés d’une multitude d’anges ; pensons à eux avec affection.

Maintenant, je vais m’en tenir à mon texte, à peu près mot à mot. Il commence par : « Mais » ; c’est là,


I/ UN MOT INDIQUANT LA SEPARATION.


Notez que le blé et l’ivraie poussent ensemble jusqu’au temps de la moisson.

C’est un grand chagrin de cœur pour quelques-uns que le blé et l’ivraie poussent côte à côte. Les impies sont comme des épines et des ronces pour ceux qui craignent le Seigneur. Combien fréquemment s’échappe du cœur, le soupir : « Malheureux que je suis de séjourner à Meschec, d’habiter parmi les tentes de Kédar ! ». (Psaume 120/5).

Les ennemis d’un homme sont souvent dans sa propre maison. Ceux qui devraient l’aider le mieux sont ses pires obstacles ; leurs conversations le vexent et le tourmentent.

Il est de peu d’utilité d’essayer de leur échapper, car l’ivraie est permise par la providence de Dieu ; elle doit pousser avec le blé jusqu’à la fin. Des hommes bons ont émigré dans des terres lointaines pour fonder des communautés, dans lesquelles il n’y aurait que des saints. Hélas ! Les pêcheurs ont surgi de leurs propres familles.

L’essai d’arracher les impies et les hérétiques de l’organisation a conduit à la persécution et autres maux et le plan tout entier a été une faillite.

D’autres se sont enfermés dans des ermitages pour éviter les tentations du monde ; ils ont espéré gagner par la fuite. Ce n’est pas le chemin de la sagesse. Le mot de l’heure est : « Laissez-les croître ensemble » ; mais, le moment viendra où la séparation sera faite.

Alors, chère chrétienne, votre mari ne vous persécutera plus. Pieuse sœur, votre frère n’accumulera plus le ridicule sur vous. Pieux ouvrier, il n’y aura plus de raillerie, ni de sarcasme de la part des impies. Ce « Mais » sera une porte de fer entre ceux qui craignent Dieu et les sans Dieu ; alors l’ivraie sera jetée au feu ; mais, le Seigneur de la moisson dira : « Amassez le blé dans mon grenier ».

Nous pouvons bien supposer que les hommes et les femmes de Dieu puissent désirer que leurs enfants inconvertis soient avec eux dans le ciel ; mais, cela ne sera pas, car Dieu ne voudra pas que ses purifiés soient souillés, ni ses glorifiés éprouvés par la présence des incroyants. L’ivraie doit être enlevée à cause de la perfection et de l’utilité du blé.

Voudriez-vous que le blé et l’ivraie soient réunis en une masse dans le grenier ? Cela serait de la mauvaise agronomie. Notez-le bien : le sauvé et le perdu peuvent vivre ensemble ici ; mais, ils ne doivent pas vivre ensemble dans un autre monde.

Le commandement est impératif : « Arrachez d’abord l’ivraie et liez-là en gerbes pour la brûler ; mais amassez le blé dans mon grenier ». Pêcheurs, pouvez-vous espérer entrer au ciel ? Vous n’avez jamais aimé le Dieu de votre mère ! Vous acceptera-t-Il dans les parvis célestes ? Vous ne vous êtes jamais confié au Sauveur de votre frère, pourriez-vous voir Sa gloire à jamais ?

Est-ce que vous pourrez errer dans les rues du ciel, laissant tomber un juron ou chantant un mauvais chant ? Vous vous fatiguez d’adorer Dieu le jour du Seigneur ; pensez-vous que le Seigneur supportera dans son temple là-haut ceux qui ne veulent pas l’adorer ? Le jour du repos vous fatigue, comment pouvez-vous espérer entrer dans le repos de Dieu ?

Vous n’avez aucun goût pour chercher les choses célestes ; ces choses seraient profanées s’il vous était permis de les partager ! C’est pourquoi ce mot « mais » doit intervenir et vous devez être séparé du peuple de Dieu pour ne jamais plus le rencontrer. Pouvez-vous accepter la pensée d’être séparé pour toujours de vos amis ?


II/ LE SORT DES MORTS EN CHRIST

 

Que personne ne pleure plus, que personne ne gémisse, que personne ne critique l’œuvre du Christ. Car il a vaincu la mort. Pourquoi verses-tu des larmes inutiles ? La mort est devenue un sommeil : pourquoi gémir et pleurer ?

Jean Chrysostome

Cette séparation correspond à une terrible différence de destinée : « Liez l’ivraie en gerbes, pour la brûler ». Je n’ose pas imaginer le tableau : lorsque l’ivraie est en gerbes, il n’y a pour elle d’autre place que le feu. Que Dieu vous préserve de connaître jamais l’angoisse que signifie le feu : puissiez-vous y échapper. Ce n’est pas par jeu que le Seigneur d’amour évoque le feu consumant

Je suis certain qu’aucune de mes paroles ne pourra jamais représenter cette terreur. Certains disent que nous présentons la colère à venir comme quelque chose de terrible, mais je suis sûr que nous sommes au-dessous de la réalité. Qu’est-ce que Jésus, tendre, aimant, a pu vouloir dire par ces mots : « Arrachez l’ivraie, liez-là en gerbes pour la brûler » ?

Voyez la distinction profonde entre le lot du peuple de Dieu et celui de Satan. Brûlez le blé ? Oh non « Assemblez le blé dans mon grenier ». Qu’ils soient là heureux, en sécurité, pour toujours. Oh ! La distance infinie entre le ciel et l’enfer… Les harpes et les anges ; les gémissement et les grincements de dents !

Qui peut mesurer la profondeur du gouffre qui sépare les saints glorieux, vêtus de robes blanches, couronnés de l’immortalité, de l’âme privée pour toujours de la présence de Dieu et de la gloire de Sa puissance !

C’est un terrible « mais », le « mais » de la séparation. Je vous prie de vous souvenir qu’il s’interposera entre frère et frère, entre mère et enfant, entre mari et femme. « L’un sera pris,l’autre laissé ». Et lorsque l’épée descendra pour séparer, il n’y aura plus d’union possible. La séparation est éternelle. Il n’y a aucun espoir, ni possibilité de changement dans le monde à venir.

« Mais », dira quelqu’un, « pourquoi doit-il y avoir cette différence ? ». La réponse est : parce qu’il y a toujours eu une différence.

Le blé a été semé par le Fils de l’homme ; le faux blé a été semé par l’ennemi. Il y a toujours eu une différence dans le caractère. Le blé était bon ; l’ivraie était mauvaise.

Cette différence n’apparaît pas tout d’abord, mais elle devient de plus en plus apparente tandis que le blé mûrit et que l’ivraie mûrit aussi. Ces plantes sont alors tout à fait différentes ; il en est ainsi des personnes régénérées et des personnes non régénérées ; ce sont des êtres différents.

J’ai entendu un homme non régénéré dire qu’il était aussi bon qu’un homme pieux ; mais, justement, en se vantant, il trahissait son orgueil. Aux yeux de Dieu, il y a une grande différence entre celui qui n’est pas sauvé et le croyant sauvé ; différence aussi grande qu’entre les ténèbres et la lumière, entre la mort et la vie. Il y a dans l’un une vie qui n’est pas dans l’autre ; c’est ce qui fait que la différence est vitale, radicale. Oh, que vous puissiez ne pas plaisanter avec cette affaire essentielle ; mais, que vous soyez, en vérité, le blé du Seigneur.

Il est vain d’avoir le nom de blé ; nous devons en avoir la nature. On ne se moque pas de Dieu ; Il n’est pas satisfait que nous nous appelions chrétiens, sans l’être. Ne soyez pas satisfait d’être membre d’Eglise ; mais recherchez d’être unis avec Christ. Ne parlez pas de foi, mais exercez la foi. Ne vous vantez pas de l’expérience, mais possédez-là.

Ne soyez pas semblable au blé, mais soyez le blé. Aucune feinte, aucune imitation ne tiendra au grand jour ; ce terrible « mais » roulera comme un mur de feu entre le vrai et le faux.

Oh ! Saint-Esprit ! Que chacun d’entre nous soit trouvé transformé par Ta puissance.

Le second mot de notre texte est « Amassez », c’est :


III/ UN MOT DE CONGREGATION

 

Quelle chose bénie que ce rassemblement !

Il y a un grand plaisir à rassembler les multitudes pour entendre l’Evangile ; n’est-ce pas une grande joie de voir les jours de semaine ou les jours de repos, la maison de Dieu pleine de tous ceux qui ont quitté leur demeure et parcouru de grandes distances pour venir écouter l’Evangile ?

C’est une grande chose de rassembler le peuple pour ce but. Mais le rassemblement du blé dans le grenier est une affaire bien plus merveilleuse. Rassembler est en soi meilleur que disperser et je demande au Seigneur Jésus d’exercer toujours sa puissance d’attraction sur ce lieu, car Il n’est pas celui qui divise, mais « en Lui se rassemblera le peuple ». n’a-t-il pas dit : « Lorsque je serai élevé, j’attirerai tous les hommes à moi ? ».

Observez que la congrégation mentionnée dans notre texte est choisie et assemblée par d’habiles agents. « Les anges sont les moissonneurs ». Les pasteurs ne peuvent le faire ; ils ne connaissent pas le blé du Seigneur et ils sont capables de commettre des fautes, les uns par indulgence, les autres par sévérité. Nos pauvres jugements peuvent rejeter les saints et admettre les pêcheurs.

Les anges connaîtront la propriété de leur Maître.

Ils connaissent chaque saint ; ils ont été présents à sa naissance. Les anges savent quand les pêcheurs se repentent et ils n’oublient jamais la personnalité des pénitents. Ils ont été témoins de la vie de ceux qui ont cru ; ils les ont aidés dans leurs batailles spirituelles ; ainsi, ils les connaissent.

Oui, les anges, par un instinct sacré discernent les enfants du Père et ne peuvent être déçus. Ils ne se tromperont pas lorsqu’il s’agira de ramasser tout le blé et de laisser dehors l’ivraie.

 Mais le rassemblement se fait suivant une règle rigide ; d’après la parabole, avant toute chose, l’ivraie, le faux blé, a été enlevée, alors les moissonneurs angéliques ne ramassent rien d’autre que le blé.

La semence du serpent engendrée par Satan, sera ainsi séparée de la semence du Royaume, qui appartient à Jésus, le libérateur promis.

C’est la distinction et rien d’autre n’entre en considération. Si la plus aimable des personnes inconverties pouvait se trouver dans les rangs des saints, les anges ne l’amèneraient pas au ciel, car le mandat est « Amassez le blé ».

Si le plus honnête des hommes se tenait au centre de l’église avec tous les membres autour de lui, avec tous les pasteurs veillant à ce qu’il soit protégé, s’il n’est pas croyant, il ne pourra être amené dans le grenier divin. Rien ne peut agir. Les anges n’ont aucun choix dans cette affaire, le commandement impératif est : « Amassez le blé » ; ils ne peuvent rien prendre d’autre.

Ce sera une moisson à toutes les distances. Il y a du blé qui mûrit dans les îles des mers du Sud, en Chine, au Japon, en France, aux Etats-Unis, il n’y a aucune terre sans portion de bon grain. Je ne peux dire où croît le blé de Dieu. Il y a un reste suivant l’élection de la grâce dans chaque nation, dans chaque peuple ; les anges amasseront le blé dans le même grenier.

« Amassez le blé ». Les saints seront trouvés dans tous les rangs de la société. Les anges apporteront quelques épis depuis les palais ; et de grandes brassées depuis les cottages. Beaucoup viendront des plus pauvres cottages de nos villages, de nos hameaux ; d’autres seront élevés des bas-fonds de nos grandes cités jusqu’à la métropole de Dieu.

Des places les plus sombres, les anges amèneront ces enfants de douceur, de lumière qui rarement voient le soleil et qui cependant sont purs de cœur et voient leur Dieu. Ceux qui sont obscurs et cachés seront amenés à la lumière, car le Seigneur connaît les siens et es moissonneurs ne les manqueront pas.

Une pensée qui me charme, c’est qu’ils viendront de tous les âges. Espérons que notre premier père Adam sera là, et notre mère Eve, marchant dans l’empreinte des pas de son cher Abel, se confiant dans le même sacrifice. Nous rencontrerons Abraham et Isaac et Jacob, et Moïse, et David, et Daniel, et tous les saints rendus parfaits. Quelle joie de voir les apôtres, les martyrs, les réformateurs ! Il me tarde de voir Luther, Calvin, Bunyan, Whitefield. J’aime les paroles du vieux père Ryland :

« Ils seront tous là, le grand et le petit, le pauvre serrera les mains de Saint-Paul béni ».

Je ne sais comment cela se fera, mais je ne doute pas que nous serons en communion avec tous les saints de chaque âge dans l’assemblée générale et l’église des premiers nés, dont les noms sont écrits dans les cieux.

Peu importe où et quand le blé se sera développé ; il sera rassemblé dans un seul grenier ; rassemblé, jamais dispersé ; rassemblé de toutes les divisions de l’église visible, jamais plus séparé.

S’il n’y avait pas d’enfer, ce serait un enfer pour moi d’être séparé de cette société céleste. S’il n’y avait pas de larmes, de gémissements, de grincements de dents, ce serait terrible d’être privé de la présence du Seigneur, de la joie de Le louer pour toujours, de la félicité d’être unis aux êtres les plus nobles qui aient jamais vécus. Au milieu des controverses de cet âge, j’ai été condamné à paraître un homme de luttes ; je soupire après le repos béni dans lequel tous les esprits spirituels seront unis en un éternel accord devant le trône de Dieu et de l’Agneau.

Oh, que nous puissions être tous réunis dans un seul esprit !


IV/ UN MOT DE DESIGNATION


J’ai déjà insisté dans ce domaine « Amassez le blé ». Seul le blé doit être placé dans le grenier du Seigneur. Pour une minute ou deux, prêtez-moi vos cœurs pendant que je vous conduis dans un examen approfondi.

Le blé était semé par le Seigneur. Avez-vous été semés par le Seigneur ? Ainsi, si vous avez une religion, comment l’avez-vous acquise ? L’avez-vous semée vous-même ? S’il en est ainsi elle ne vaut rien.

Le vrai blé est semé par le Fils de l’homme. Etes-vous semés par le Seigneur ? Est-ce que l’Esprit de Dieu répand la vie éternelle dans votre sein ? Est-ce que cela vient de la chère main qui fut clouée à la croix ? Jésus est-il votre vie ? Est-ce que votre vie commence et finit avec Lui ? S’il en est ainsi, tout est bien.

Le blé semé par le Seigneur est, de plus, l’objet des soins du Seigneur. Le blé demande de grands soins. Le fermier ne pourra l’utiliser s’il n’y prête une grande attention. Etes-vous sous l’attention du Seigneur ? Est-ce qu’Il vous regarde ? Cette parole est-elle vraie pour votre âme : « Je la garde afin qu’aucun mal ne lui arrive, je la garde et le jour et la nuit ».

Expérimentez-vous une telle garde ?

Répondez honnêtement.

Le blé est une chose utile ; c’est un don de Dieu pour la vie des hommes. Le faux blé ne convenait à personne ; seuls les pourceaux pouvaient le manger ; et, après, ils trébuchaient comme s’ils étaient ivres.

Etes-vous un élément sain dans la société ? Etes-vous comme le pain pour le monde ? Etes-vous tels, que si les hommes vous reçoivent vous, et votre enseignement et votre exemple, ils en soient bénis ? Jugez vous même si vous êtes bon ou mauvais dans la vie et si votre influence est bonne ou mauvaise.

« Amassez le blé ». Vous savez que Dieu doit mettre en vous la bonté, la grâce, la fermeté, sinon, vous ne serez jamais du blé propre à la moisson angélique.

Il y a une chose vraie pour le blé, c’est qu’il est la plante la plus dépendante de toutes. Je n’ai jamais entendu parler d’un champ de blé qui se développait, mûrissait, sans les soins d’un agriculteur. Quelques épis peuvent apparaître après la moisson lorsque des grains sont tombés ; mais, je n’ai jamais entendu parler de plaines entières couvertes de blé non semé.

Non, non ! Il n’y a pas de blé lorsqu’il n’y a point d’hommes ; et, il n’y a point de grâce là où Christ n’est pas. Nous devons notre existence au Père qui est l’agriculteur.

Cependant, aussi dépendant qu’il soit, le blé occupe le premier rang pour l’honneur et l’estime ; ainsi en est-il de l’homme pieux devant le jugement de tous ceux qui comprennent.

Sans Christ, nous ne sommes rien ; mais, avec Christ, nous sommes remplis d’honneur.

Oh ! Etre avec ceux par qui le monde est préservé, l’excellence de la terre dans laquelle se réjouissent les saints ! Que Dieu nous garde d’être parmi l’ivraie sans valeur !

Le dernier point sur lequel je voudrais parler brièvement est :


V/ LE MOT DE DESTINATION

 

« Amassez le blé dans mon grenier ».

Le rassemblement sera complété au jour du jugement ; mais il se fait jour après jour.

Heure après heure les saints sont rassemblés. Maintenant même, ils se dirigent vers le ciel. Je suis si heureux d’entendre régulièrement, que les saints de mon église ont la joie d’être moissonnés. Gloire soit à Dieu, notre peuple meurt bien. La chose la meilleure est de bien vivre ; mais nous sommes réjouis lorsque nous apprenons que les frères meurent bien, car c’est ce qui témoigne le plus de la piété vivante.

Les hommes du monde sentent la puissance des morts triomphante.

A chaque heure les saints sont rassemblés dans le grenier. C’est-à-dire là où ils doivent être. Nous n’éprouvons aucun chagrin à la nouvelle de leur rassemblement, car notre désir est d’être mis en sécurité par notre Seigneur. Si le blé qui est dans le champ pouvait parler, chaque épi dirait : « le but ultime de notre vie, de notre croissance, c’est le grenier ».

Pour ce but la nuit glacée, pour ce but le jour ensoleillé, pour ce but la rosée et la pluie, pour ce but toutes choses.

Tout ce qui concerne le blé a pour but le grenier.

Il en est de même pour nous. Toutes choses tendent vers le ciel, vers le lieu du rassemblement, vers la congrégation des justes, vers la vue du Rédempteur.

Notre mort n’apportera aucune fausse note dans la musique de notre vie ; elle n’imposera aucune pause, ni dissonance : c’est une partie du programme, le couronnement de toute notre histoire.

Pour le blé, le grenier est le lieu de sécurité. Tous les périls de la croissance sont terminés. Il a atteint sa perfection. Il a récompensé le travail du fermier ; il est engrangé.

Oh ! Voici que commence le jour tant attendu ! Oh, frères quelle bénédiction ce sera lorsque vous et moi atteindrons notre maturité et lorsque Jésus verra en nous le travail de son âme !

Je me réjouis de penser au ciel comme à Son grenier ; Son grenier, qu’est-ce que cela doit être ? C’est seulement la pauvreté du langage qui fait qu’une telle expression doit être employée concernant la maison de notre Père, la demeure de Jésus.

Le Ciel est le Palais du Roi.

Jusqu’ici, pour nous, c’est un grenier, parce que c’est le lieu de sécurité, le lieu de repos pour toujours.

C’est la ferme de Christ où nous serons portés ; c’est pour cela que nous mûrissons. Nous devons penser à cela avec une joie délirante, car ce rassemblement implique la fin de la moisson, et je n’ai jamais entendu parler d’une fin de moisson terrestre où les hommes s’asseyent pour se plaindre, ni qu’ils suivent les épis en pleurant. Non, ils tapent des mains, ils dansent de joie et chantent à gorge déployée.

Agissons de même par rapport à ceux qui sont déjà partis pour le rassemblement. Chantons autour de leurs tombes des mélodies douces et graves.

Sentons que sûrement l’amertume de la mort est passée.

Souvenons nous de la gloire qui est la leur à cette heure et réjouissons-nous.

 

 

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1 commentaire
  • Véronique Diatta Il y a 11 années

    Merci M. Spurgeon ! Père Eternel, Dieu d'amour, merci pour cet enseignement. Merci aux anges qui veillent sur moi ! Seigneur, Mon Dieu, donne-moi la bonté, la grâce et la fermeté afin que je sois du blé propre pour ton grenier, et préserve-moi d'être parmi l'ivraie sans valeur, au nom de Jésus-Christ, amen !