L'Église, un corps de croyants

L'Église, un corps de croyants

« Les pires êtres m’attirent comme les mines d’or fascinent les hommes. Nuit et jour, je rêve d’en faire des hommes nouveaux. » (William Booth et le monde ouvrier, Raoul Gout). Dans le cours «Introduction à la Relation d’Aide» donné par le pasteur Denis Morissette plusieurs thèmes ont été abordés. Parmi les derniers chapitres nous avons étudié celui de l’Église locale : « Une communauté thérapeutique » (ou un hôpital pour pécheurs). Un des sous-points de ce chapitre s’intitule : « L’Église un corps de croyants ». Parmi  trois modes de leadership différents, un seul est au service du Très-Haut. Ce résumé nous permettra de définir les objectifs nécessaires pour l’édification de l’Église.

En effet il faut admettre que l’Église n’a pas toujours rempli la mission divine qui lui avait été assignée. Les Épîtres en témoignent, au travers des dissensions qui ont eu lieu et qui peuvent encore avoir lieu en son sein. C’est l’Église avec sa réalité humaine.

Comment cela peut-il se produire ? Comment une institution divinement établie peut-elle devenir une source de maux, de désillusion, de désespoir ? 

La réponse est bien simple l’Église, c’est chacun de nous. Voyons comment un concept très répandu de leadership peut empêcher l’Église d’accomplir sa mission (communauté thérapeutique, évangélisation). 

Ce modèle est qualifié de modèle «institutionnel». Ce genre de leadership met l’accent sur le bâtiment, sur les programmes, sur les activités et sur le personnage central de l’église à qui il convient d’effectuer la tâche de mener tout cela à terme : le pasteur. Ce modèle peut très bien réussir mais il repose à chaque fois sur les performances et les compétences particulières d’un seul individu. Dans ce modèle, l’église est en échange particulier avec le pasteur selon deux possibilités :

1. Pasteur > Église (le pasteur au-dessus de l’Église)

Dans cet  échange, le pasteur réclame beaucoup de l’Église et celle-ci ne peut pas toujours répondre aux ambitions de ce dernier. C’est l’Église quasi-dictature. Le pasteur est le seul maître à bord et l’Église doit se plier à ses exigences. Ce mode de leadership est très directif, parfois coercitif. L’Église s’épuise à la longue.

2. Église > Pasteur (l’Église est au-dessus du pasteur)

Dans cet échange, c’est l’Église qui exige du pasteur. Celui-ci est sous le contrôle des diverses assemblées et de l’Église en général qui contrôle son ministère. Le pasteur n’est plus le leader, il doit se plier aux exigences de sa congrégation.

Mais enfin, il existe un échange possible plus équilibré comparé à ces deux exemples. Ce modèle est celui décrit par l’apôtre Paul. L’Église apparaît comme un organisme vivant, un corps humain. Chaque individu ou groupe d’individus opère une fonction qui lui est propre. On peut la définir de cette façon :
« Un corps de croyants dont les vies sont dédiées à Jésus-Christ et qui sont équipés pour servir et rencontrer les gens dans leurs besoins et ce, au nom de Jésus .» (Jerry Cook, Love, Acceptance and Forgiveness)

Dans l’église «corps», la relation entre le pasteur et l’église prend une forme linéaire, Christ étant au-dessus.Le leader et les membres du corps sont dévoués à Jésus-Christ qui est la tête de l’église. Ils ont des fonctions différentes mais complémentaires.

Nous pouvons retrouver cette analogie entre l’église et le corps dans le texte de 1 Corinthiens 12. 4-27 :

  • Dans l’église :  Identité (v.4-5), Pluralité (v.4), Diversité (v.4), Qualité fonction (v.4), Unité (v.5), Inter-dépendance (v.5), Capacité (v.6-8).
  • Dans le corps :  Identité (v.12), Pluralité (v.12,20), Unité (v.12,25), Acceptation (v.15), Diversité (v.15-17,27), Inter-dépendance (v.21,25), Nécessité (v.22), Complémentarité (v.25), Responsabilité (v.23,26), Participation (v.25).

Tommy Barnett, pasteur de l’église « Phœnix First Assembly » en Arizona, proclame : « Il y a un miracle dans la maison ! ». L’Église détient un potentiel inestimable ; à nous de le mettre en action. À l’aide d’un leadership conforme à la volonté de Dieu, le corps entier peut embrasser ses aspirations divines.

(Octave Poli a obtenu son Certificat en Leadership en mai 2003. Actuellement, il est impliqué au Centre Évangélique de Pertuis, France (84).)

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