Lorsque les gens se moquent de votre foi

Lorsque les gens se moquent de votre foi

Mon rêve a débuté au beau milieu d'une histoire. C'était comme regarder un film en commençant au milieu ou d'ouvrir un livre au beau milieu. Je marchais dans les couloirs d'une école secondaire et me dirigeais vers le bureau du directeur pour me présenter en tant que nouvel enseignant. A l'intérieur de l'école, il y avait des groupes de gens qui allaient et venaient, travaillant, parlant et patientant. J'ai enfin trouvé le bureau du directeur et m'y introduisis, interrompant l'homme qui parlait avec une autre personne. "Comment puis-je vous aider ?" dit-il, tout de suite.

Je répondis, "Je souhaite me présenter. Je suis un nouveau professeur."

"Bien", dit-il, "nous ne ferons pas attention si vous prêchez des bêtises". J'étais interloquée. Sa remarque me surpris.

Il semblait que dans mes rêves j'enseignais pendant la semaine et exerçais un ministère pastoral dans des églises après les cours et en fin de semaine. Ceci, incidemment et précisément, était mon plan en 1961 : alors que je me spécialisais pour enseigner l’histoire, Dieu m'a appelé dans le ministère.

Il semblait que le directeur dans mes rêves n'avait pas besoin de prêcheurs ni de choses en relation au spirituel. Je lui dis. "Bien, Monsieur, en ce moment, je pratique ce genre d'éducation idiote. Vous savez, cette idiotie appelée l'enseignement." Même dans mes rêves, je parle avec intelligence.

Lorsque je me suis réveillée, c'était la première fois que je pouvais me remémorer et me rappeler chaque détail du rêve. C'était si vivant que c'était comme si je venais de le vivre. "De quoi agissait-il alors?" me demandais-je. J'étais allongé dans mon lit réfléchissant à tous ces hommes et ces femmes pieux qui enseignent dans les écoles et qui doivent endurer le harcèlement de collègues qui sont sans égards et qui se moquent de la religion et se saisissent de chaque opportunité pour les rabaisser. Ces croyant persécutés ne répliquent pas, tout comme je le vivais dans mon rêve. La plupart l'endurent et continuent et font de leur mieux. Certains servent dans le secondaire et d'autres dans un collège. Je n'ai aucune idée de ce que ça peut être de vivre leurs existences. Personne dans les milieux dans lesquels j’évolue ne m'a jamais harcelé de cette manière.

Je prends ceci comme un rappel à prier pour les enseignants aujourd'hui, et particulièrement ceux qui servent dans des environnements hostiles à la foi chrétienne. Dieu vous bénisse, amis. Accrochez-vous. Donnez de votre mieux. "Ne nous lassons pas de faire le bien, car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas. »" (Galates 6 v. 9)

Mais prions pour les étudiants aussi. Lorsque mon ami Milton travaillait sur son doctorat à l'Université de l'Alabama il y a une vingtaine d’années, le professeur entra dans la pièce un matin, regarda la classe et dit à propos de rien, "Lavés dans le sang de l'Agneau ! Qui a jamais entendu une pareille sottise !" Maintenant, Milton est un laïque né de nouveau qui dirige souvent le service de louange dans des églises baptistes. Il conduit même des congrégations à chanter ce type d'hymnes qui rendaient si furieux le professeur. Un de ceux-ci est le suivant:

Qu'est-ce qui peut me laver de mon péché ?

Rien que le sang de Jésus.

Qu'est-ce qui peut me restaurer ?

Rien que le sang de Jésus

Oh comme il est précieux le flot qui me rend plus blanc que la neige,

Aucune autre trace je ne connais

Rien que le sang de Jésus.

Lorsque Milton me raconta cette expérience, il dit, "J'étais offensé par une telle ignorance ainsi qu'un esprit si méchant d'un professeur. Mais n'allez pas penser un instant que je voulais le défier. Je devais poursuivre jusqu’à la période des examens. Je m'assis là, comme un lâche et le laissais se moquer de ma foi. Finalement il lâcha prise et changea de sujet. Je finis mon cours, reçus mon diplôme et continuai ma vie. "

Je ne connais pas le nom de ce professeur, mais j'ai été un petit peu en colère contre lui à cause de sa tactique d'attaque depuis ce jour. Il avait pris l'avantage injustifié d'une audience captivée pour se moquer de la foi chrétienne. Vous n'avez pas besoin d'être Sigmund Freud pour conclure que cet homme se débattait avec ses propres problèmes et que ceci constituait pour lui sa manière d'écarter cet homme de Galilée qui ne voulait pas s'éloigner, qui l'aimait en dépit de son incrédulité et qui voulait seulement le bénir avec amour et pardon et plénitude.

Dans de telles circonstances, rester en silence dans la classe est la réponse adéquate. Ce n'est pas de la lâcheté; c'est faire preuve de sagesse. Après tout ce professeur était chez lui. Il commandait sa classe comme un petit Hitler. Il se serait moqué de cela également, mais le Seigneur Jésus a une parole pour les croyants qui se trouvent dans une telle situation: " Ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent aux pieds. " (Matthieu 7 v 6) Certaines personnes ne peuvent accepter l'Evangile. Nous leur faisons une faveur et nous ne rendons pas service au Seigneur en prêchant à des personnes hostiles. " Ce n’est pas à l’intelligence que l’insensé prend plaisir," selon Proverbes 18 v 2 "c’est à la manifestation de ses pensées."

William Barclay écrit, "Il est impossible de parler à certaines personnes de Jésus-Christ. Leur insensibilité, leur aveuglement moral, leur orgueil intellectuel, leur moquerie cynique, le film entaché, peuvent les rendre injurieux à propos de Christ. Mais il est toujours possible de montrer Christ aux hommes. "

Que le croyant vive une vie pieuse d’une grande intégrité et d’une douceur raisonnable devant le monde. Qu’il soit prêt à donner un solide témoignage du Seigneur Jésus, et qu’il prie avec passion pour que les amis moqueurs s’ouvrent à la vérité de Dieu.

C’est peut-être que le moqueur est en train de chercher quelqu’un qui lui démontre la personnalité et la fidélité de Jésus Christ comme condition pour que lui-même vienne à Lui. La bonne nouvelle est que nous n’avons pas à répondre à toutes les questions posées. Pour présenter Jésus à un ami, la seule chose essentielle est que nous-mêmes le connaissions véritablement et que notre vie ait été radicalement changée par Lui.

Lors d’un stage de formation au témoignage à Hattiesburg, dans le Missouri, un soir nous avons envoyé les stagiaires faire du porte à porte pour partager leur foi. L’une d’entre eux, une frêle grand –mère aux cheveux blancs, frappa à la porte d’un professeur d’Université du Sud du Mississippi, et après une visite et une discussion courtoises, elle pria avec lui pour qu’il reçoive Christ comme son Sauveur. Elle n’est pas venue à lui de manière intellectuelle mais comme vers un enfant qui a besoin de connaître l’amour éternel du Père et la puissance rédemptrice du Sauveur. C’est ainsi que cela marche, et c’est pour cette direction que nous devons prier. Jésus a dit : "Quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point. " (Luc 18 :17)


Joe McKeever est directeur de la mission de l' Association Baptiste de la Grande Nouvelle Orléans.
Droits d'auteur © 2005
Pastors.com. Texte traduit par autorisation par Christelle de la Fuente.



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