Protéger sa vie de prière

Protéger sa vie de prière

La vie chrétienne n’est décidément pas un long fleuve tranquille ! Avec les années, je me rends compte, comme jamais je ne l’ai fait auparavant, que tout ce qui fait de moi un enfant de Dieu est constamment attaqué et soumis à la pression : mon identité, ma foi, ma sainteté, mon assurance, mes tentations, mes résolutions, et j’en passe…

Mais, il y a un domaine que j’aimerais aborder aujourd’hui. Un domaine vital, qui influence tout ce que je suis en tant que croyant, que ce soit en terme de poids spirituel, d’onction mais aussi d’autorité : la prière.
Je ne sais pas pour toi, mais protéger sa vie de prière, c’est un sujet vital ! C’est justement de cela dont parle Jésus va parler dans Luc 18 :

« Pour montrer qu’il est nécessaire de prier constamment, sans jamais se décourager, Jésus raconta à ses disciples la parabole suivante – Il y avait dans une ville un juge qui ne révérait pas Dieu et n’avait d’égards pour personne. Il y avait aussi, dans cette même ville, une veuve qui venait constamment le trouver pour lui dire : « Défends mon droit contre mon adversaire. » Pendant longtemps, il refusa. Mais il finit par se dire : « J’ai beau ne pas révérer Dieu et ne pas me préoccuper des hommes, 5cette veuve m’ennuie ; je vais donc lui donner gain de cause pour qu’elle ne vienne plus sans cesse me casser la tête. Le Seigneur ajouta :– Notez bien comment ce mauvais juge réagit. Alors, pouvez-vous supposer que Dieu ne défendra pas le droit de ceux qu’il a choisis et qui crient à lui jour et nuit, et qu’il tardera à leur venir en aide ? Moi je vous dis qu’il défendra leur droit promptement. Seulement, lorsque le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre ? » (Luc 18.1-8)

Ce verset 8 est terrible non ? « (…) trouvera-t-il encore la foi (...) »

De quoi est-il question ici ? Jésus insinuerait-il qu’à la fin des temps la foi qui sauve se fera rare ? Que beaucoup ne seront pas sauvés ? Personnellement, j’ai souvent entendu ce genre de développement à partir de ce passage.

Pourtant, quand on regarde le contexte, Jésus parle de la prière et de son impact sur l’obtention et l’avènement du Royaume. Clairement, il ne parle pas de la foi qui sauve, mais de celle qui obtient. Il parle d’une saison où des femmes et des hommes seront sauvés, mais qui auront perdu ce type de foi qui amène à voir la volonté de Dieu créer un pont entre l’invisible et le visible.

Voilà la première conséquence dans la vie de celui qui arrête de prier. Même s’il reste croyant, instantanément sa capacité de voir ce que Dieu veut faire, de déplacer les montagnes, de relever les défis, va se retrouver affectée. Voilà pourquoi, lorsque notre piété diminue, proportionnellement notre vision et notre dynamisme spirituels s’en trouvent affectés et infectés.

L’autre principe porte sur l’effet entre la prière et ma position spirituelle. Je sais, chaque croyant est « assis dans les lieux célestes avec Christ » (Éphésiens 2.6), mais, vous le savez, ma position ne signifie pas que j’ai le poids spirituel qui y est rattaché. Sans la prière, mon titre se vide de sa substance. Regardez ce que va pouvoir réclamer cette femme dans la parabole citée par Jésus : « Défends mon droit contre mon adversaire. »
Parce qu’elle prie, elle va pouvoir avoir une revendication directe face à l’adversaire.
En fait, la prière maintient ma légitimité dans le combat spirituel car, grâce à elle, je reste synchronisé avec le cœur de Dieu. Quand je suis positionné dans le flot de la prière, mon autorité s’enracine, et grandit. C’est à ce moment-là que je peux commencer à délimiter l’influence de l’ennemi et défendre mon « droit » d’enfant de Dieu pour ma vie, ma famille, mon travail, mes finances… Je fixe ainsi un stop arrêt aux attaques du diable, et le contrains à lâcher prise.

Voilà pourquoi ta vie de prière est soumise à tant de pression ! Elle est le canal du combat spirituel et de l’activation de la bénédiction dans ta vie.

Pour terminer, j’aime cette parabole de Luc 18, car Jésus va démasquer le plus grand adversaire de la vie de prière. Non, ce n’est pas le péché ou quelques mauvais esprits, mais le découragement !

« Pour montrer qu’il est nécessaire de prier constamment, sans jamais se décourager, Jésus raconta à ses disciples la parabole suivante… »

Qu’importe sa source, le découragement est décidément notre adversaire numéro un dans la vie chrétienne, et il va venir affecter principalement ma vie de prière. Quand ma piété est abattue, le croyant est neutralisé et s’engage inexorablement sur la voie du déclin.

« L'esprit de l'homme le soutient dans la maladie  ; Mais l'esprit abattu, qui le relèvera  ? » (Proverbes  18.14)

Que faire alors quand le découragement frappe ta vie de prière ?

  • Reste discipliné : la discipline est ce qui te maintient en vie quand l’envie n’est plus là
  • Les relations : partage avec une relation chrétienne mature ta lassitude et laisse-toi encourager
  • La sincérité : nier ne change rien, mais demande à Dieu d’avoir à nouveau envie de prier
  • Abandonne-toi au Saint-Esprit : il est celui qui te soutient quand tu ne peux plus avancer et t’édifie par la vitalité qu’il dégage
  • Recommence quelque part : le plus dur quand on s’est arrêté est de recommencer. Ne te mets pas de pression, Dieu t’attend et même si c’est peu, recommence quand même !

Que Sa Grâce te soutienne
Je prie pour toi,



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