Semez la Parole de Dieu

Semez la Parole de Dieu

Donnez-leur vous-mêmes…

Matthieu 14/15-21

Dans ce récit de l’Ecriture, il nous est parlé d’une contrée déserte sur laquelle descend le soir, image de la situation présente. L’heure est déjà avancée, les ténèbres enveloppent la terre où nous sommes ; et il y a aussi des foules qui ont faim !

La multitude autour de Jésus avait faim, elle l’avait suivi, cherché ; elle avait perdu la notion du temps et celle de ses besoins essentiels, car elle avait faim de LA PAROLE DE DIEU ; elle était rassemblée autour du Seigneur pour recevoir le pain de vie.

Jésus s’est cependant préoccupé des besoins temporels de cette foule, en même temps il a voulu donner à Ses disciples, et à nous-mêmes, une leçon de foi.

Les choses pourtant se présentaient mal. Le lieu était désert, les possibilités de ravitaillement inexistantes ; les disciples du Seigneur ne pouvaient présenter que les objections, et un bilan dérisoire de leurs ressources : « Nous n’avons ici QUE cinq pains et deux poissons ». Que faire dans ces conditions ? Renvoyer la foule, qu’elle cherche ailleurs, dans les bourgades, dans les villages, ce que nous, disciples de Jésus-Christ, ne pouvons leur donner… La réponse du Seigneur Jésus met une RESPONSABILITE DIRECTE sur le coeur de Ses serviteurs : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ! ». Quel effroi, quelle angoisse du alors étreindre le cœur des disciples ! Comment faire ? Avec quoi ? La suite du récit nous indique comment se réalisa le miracle. Les Apôtres distribuèrent des pains à la multitude, TOUS furent rassasiés. Il y eut même des restes en quantité suffisante pour remplir douze paniers. Mais si les disciples furent associés à un tel prodige, à une telle manifestation de la Puissance de Dieu, c’est au travers de leur obéissance et l’exercice de leur foi qu’ils virent LA GLOIRE DE DIEU.

Mettre entre Ses mains leurs médiocres ressources, compter avec le jaillissement de vie créatrice se révélant par la prière et les mains du Seigneur Jésus ; enfin ALLER de Sa part avec ce qu’ils recevaient de Lui. Tel fut le parcours de leur foi pour atteindre ce but apparemment inaccessible : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ».

Nous avons autour de nous des âmes affamées et nous disons : « Je n’ai que peu de foi, juste assez pour moi. Je trouve juste assez de nourriture dans la Parole de Dieu, rien de trop… ». Cela est souvent vrai, mais quand les disciples s’approchèrent de Jésus, avec leurs cinq pains, ceux-ci furent multipliés, et ils donnèrent à la foule non l’expression de leur faiblesse, mais la mesure de la Puissance de Dieu que leur foi avait pu saisir. « … Car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Corinthiens 12/10).

 

Aux yeux du monde, les disciples avaient la bonne part aux pieds du Seigneur, et peut-être en concevaient-ils de l’orgueil, car ils étaient de la même nature que nous… Lorsqu’ils ont distribué la nourriture parmi la foule, ils ont été noyés dans cette multitude et seule la personnalité de Jésus est demeurée, rayonnante et glorieuse. Il doit en être de même pour nous, quand nous obéissons au Saint-Esprit nous devons disparaître afin que seule la Gloire de Dieu paraisse. Le monde a faim, et nous sommes chargés par notre Maître de lui donner à manger.

La volonté de Dieu est que Ses enfants soient toujours remplis de l’Esprit-Saint. Si nous mesurons notre indigence, venons aux pieds de notre Sauveur, prions avec foi, et demandons qu’Il nous manifeste Sa Céleste Puissance. Alors nous serons capables d’ALLER, pour donner aux âmes perdues le pain de vie qui leur est nécessaire. Notre foi est petite, mais elle est réelle, si nous avons en nous l’assurance du Salut. Apportons-la à notre Maître, croyons à Sa volonté de se servir d’instruments de faiblesse, de nous employer pour accomplir Ses desseins de miséricorde. Gédéon ne fut-il pas surpris d’entendre une telle salutation : « L’Eternel est avec toi vaillant héros !… Va AVEC LA FORCE QUE TU AS et délivre Israël de la main de Madian » (Juges 6/12-14) ; cependant il fut l’instrument de Dieu pour une merveilleuse délivrance.

Quelle joie si nous pouvons apporter à une âme le pain de vie, de la voir se donner au Seigneur, et trouver toute satisfaction en Lui. Un tel labeur n’est pas épuisant. Croyez-vous que les disciples aient été épuisés lors de la distribution ? Rien n’est plus épuisant que la stérilité.

« DONNEZ-LEUR VOUS-MEMES A MANGER ».

Telle est la volonté du Seigneur à notre égard. Le soir approche, le monde, sans Christ, n’est qu’un désert, Dieu nous fait sentir les besoins de la foule perdue, brebis sans berger. Allez, tel est l’ordre que notre Seigneur nous donne, et qui doit se réaliser à travers notre consécration, notre obéissance et notre foi.

Laissons-nous instruire par ce récit de l’Ecriture et engageons-nous dans la foi, pour éclairer les âmes, pour servir notre Maître et hâter le Retour du Seigneur.

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