Succès: Dangers & Erreurs

Succès: Dangers & Erreurs

La lecture du psaume 73, nous révèle le combat intérieur d’Asaph sur la question du succès d’une vie. 

 

Sa foi faillit chanceler, à cause de la «réussite» que rencontrent dans leur vie, certains incroyants qui ne semblent manquer de rien: Ils ont de l’argent, une bonne santé, des honneurs, de la reconnaissance, du bonheur familial... quand de son côté, il livre dans sa vie toutes sortes de combats...

 

«Pourquoi Seigneur est-ce si facile pour eux et pas pour moi qui te sers?» 

 

Cette question résume à elle seule, sa crise spirituelle... N’avons nous pas tous eu, comme lui, cette interrogation ?

 

Ce psaume merveilleux se termine par la prise de conscience d’Asaph, que seule la fin des choses et la préparation pour la vie éternelle apportent l’explication au sens de notre vie: Ce qui compte le plus, n’est pas de déterminer le succès d’une vie au regard de ce que nous pouvons posséder ou à l’aulne de nos réussites professionnelles ou financières, mais à l’obéissance apportée à la Parole de Dieu et à la relation que nous aurons entretenue avec Lui.

 

Cependant, si ce texte traite de la «réussite» d’inconvertis, qu’en est-il quand il s’agit de croyants ?  

 

Le succès peut-il être un piège pour les chrétiens? 

 

J’ai souvent entendu cette réflexion: «Dieu me bénit, c’est donc qu’il est d’accord avec moi» Comprenez: «mon service porte des fruits, donc ma vie plaît à Dieu». Or, si cela est souhaitable, ce n’est malheureusement pas toujours le cas. Il se peut tout à fait que Dieu bénisse Sa Parole et la foi d’un auditoire, sans que cela induise automatiquement qu’Il approuve la vie de son serviteur.

 

Samson à force de se trouver toujours en situation de force et de triompher de ses adversaires, aveuglé par ses succès, ne vit pas venir sa chute, tout convaincu qu’il était de s’en sortir comme à chaque fois. 

 

De même, David, fort de son accession au trône et de ses victoires militaires, ne se tenait plus sur ses gardes face au péché qui menaçait son coeur, le piège eu tôt fait de se refermer sur lui et de l’entraîner dans une chute aux conséquences funestes.

 

La réussite dans un ministère peut fermer notre coeur à la voix de Dieu, sur des sujets que nous ne désirons pas aborder avec Lui.

 

Oui, le succès peut nous endurcir face à Dieu et retarder notre croissance ou notre délivrance. C’est pour cette raison, qu’il est la dernière chose à souhaiter pour tout jeune débutant dans un service.

 

Trop souvent, nous retrouvons face à nous des hommes et des femmes de Dieu dont la vie représente parfaitement cette expression: «réussite publique, échec privé» 

 

 

En réaction, les croyants doivent-ils rechercher une vie de privations, pour plaire à Dieu ?

 

Certains croient en effet, qu’une vie chrétienne «réussie» doit être faite de pauvreté, de souffrance et de renoncement à toute ambition... ?

 

Il nous faut faire très attention à ne pas remplacer la pensée de l’Ecriture par celle de notre culture !

 

Les vies d’hommes tels qu’Abraham, ou Salomon, nous rappellent que servir Dieu ne rime pas forcément avec avoir une vie dénuée de bonheur. Sainteté ne signifie pas plus pauvreté, que servir Dieu ne signifie mener une vie faite uniquement de frustrations.

 

Oui, l’Ecriture dit que Christ était «un homme de douleur, habitué à la souffrance» (Esaïe 53:3). Et Paul que «nous sommes aussi héritiers de Dieu et donc cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec Lui pour avoir part à sa gloire». (Romains 8:17)

 

Mais de quelles souffrances est-il question ici ? Premièrement de celles de Christ à la croix, qui sont les seules souffrances expiatoires acceptées par le Père pour notre rachat; de celles que nous endurons dans notre combat quotidien contre notre nature charnelle et nos convoitises, qui font «la guerre à notre âme». (1 Pierre 2:11), et de l’opposition ou des challenges que notre témoignage peut occasionner.

 

Nos souffrances ont une valeur très souvent formatrice dans notre marche avec Dieu, mais elles n’en ont par contre aucune pour nous gagner des mérites à Ses yeux. 

 

Nous sommes appelés à mourir à nous-mêmes et à notre vie de péché, mais aussi à ressusciter à une vie nouvelle en Christ. «Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu».(Colossiens 3:3). 

 

Hors cette vie nouvelle contient des notions de croissance et d’épanouissement dans notre découverte des plans de Dieu pour notre vie, qui sont «des projets de paix et non de malheur, afin de nous donner un avenir et de l’espérance». (Jérémie 29:11).

 

Dieu s’y plait à bénir ses enfants de toutes sortes de bénédictions spirituelles et matérielles, car il est notre Père qui nous aime. Là est une vie «réussie» en Christ !

 

Méditons 2 Corinthiens 9: 8-11 !




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2 commentaires
  • mara Il y a 8 années, 2 mois

    Merci mon tendre Père parce qu'une fois de plus, Tu es parfait dans tout ce que Tu fais.Merci à ces frères et soeurs qui nous délivrent ton message sans ajouter ni retrancher. Proverbe 30 - 8 Eloigne de moi fausseté et paroles mensongères ! Ne me donne ni pauvreté, ni richesses ! Dispense-moi le pain de mon ordinaire, 9 De peur qu'étant rassasié je ne te renie Et ne dise : Qui est l'Éternel ? Ou qu'étant devenu pauvre, je ne dérobe Et ne porte atteinte au nom de mon Dieu. Bénis soit Tu mon Amour de Père ! Amen !
  • EurydiceM Il y a 8 années, 2 mois

    amen!