Trois péchés souvent ignorés

Trois péchés souvent ignorés

Il n’y a aucun conflit entre les expériences de Pentecôte et les éthiques chrétiennes. Les bénédictions spirituelles ne suppriment jamais la responsabilité concernant la conduite morale.

LE LIVRE du Lévitique est considérablement négligé par beaucoup d’entre nous. Peut-être pensons-nous que son contenu est trop ancien pour les réalités présentes. Ou bien souffrons-nous d’une vue étroite de « la Loi par rapport à la Grâce ». Ou encore, nous allons à ce livre pour y chercher des types. Cependant le Lévitique contient le mot « expiation » 44 fois, et révèle qu’un Dieu saint désire une communion permanente avec Son peuple et pourvoit aux moyens permettant de la réaliser.

Dans le chapitre 5, il est prescrit un sacrifice de culpabilité pour trois offenses spécifiques, correspondant à des principes moraux applicables aujourd’hui comme aux jours de Moïse. Attirer l’attention là-dessus permettra de répondre aux critiques qui nous reprochent de ne pas prêter suffisamment d’attention à ce qui concerne la Morale.

1) LE PECHE DU SILENCE (verset 1)

Il y a un silence qui est coupable si, déclarant ce que nous savons être la

vérité, nous pouvions sauver une âme et une réputation.

Le motif peut être une lâcheté déguisée en prudence. Nous pouvons désirer ne pas être engagé dans une dispute ou même dans une procédure légale, en gardant notre bouche fermée. Si souvent nous avons été avertis du danger de pécher avec nos lèvres, car la langue est :

« … le monde de l’iniquité » (Jacques 3/6). Mais, souvenons-nous qu’il y a des temps où il est également mal de NE PAS parler. Alors le silence devient coupable ; et « celui-là portera son iniquité », pour sa bouche fermée. Entendre une calomnie que nous pouvons corriger par un mot courageux, ou honnête, ou bienveillant, et ne RIEN DIRE est vraiment un péché de silence.

Le Baptême dans le Saint-Esprit est donné pour faire de nous des témoins de Jésus (Actes 1/8). Il y en a peu parmi nous qui n’éprouvent pas un sentiment de honte lorsqu’ils se souviennent des occasions dans lesquelles ils auraient dû parler du Seigneur.

Nous éteignons l’Esprit. La disposition à défendre nos propres opinions est très loin de l’humble témoignage de ce que nous avons connu, vu ou entendu sur Notre Seigneur béni.

Même Jésus rompit Son silence devant le grand-prêtre, lorsqu’il fut adjuré (Matthieu 26/63). Il connaissait la Loi du Lévitique et acceptait son obligation morale de parler. Il ne permettait pas à son silence de devenir coupable.

2) LE PECHE D’IGNORANCE (verset 2-3)

Il y avait « souillure légale » lorsque le contact impur était fait involontairement

ou, comme le dit la Parole, « si cela lui est caché », c’est-à-dire s’il pèche sans être averti de sa faute. Dans les choses du monde cela arrive souvent à un visiteur d’un pays étranger. Je me souviens d’avoir enfreint une loi de la circulation, il y a quelques années, à Los Angelès. Un policier eut vite fait de m’arrêter.

Dans les petites choses, il nous arrive facilement de commettre des transgressions lorsque nous sommes à l’étranger et en face de réglementations qui ne nous sont pas familières. Nous pouvons avec raison sentir l’injustice, si nous sommes tenus coupables pour une offense de caractère mineur, commise dans l’ignorance ; d’ailleurs l’officier de service, d’habitude, considère cela avec indulgence.

Mais un principe très important émerge qui doit être reconnu dans toutes ces offenses, qu’elles soient du monde ou d’ordre spirituel, c’est que l’ignorance n’altère pas la Loi.

En regard de la Loi de Dieu et de la justice morale, beaucoup de personnes se trompent, supposant qu’une chose devient mauvaise seulement quand nous sentons qu’elle est mauvaise. Il suffit de réfléchir un instant pour nous convaincre que s’il en était ainsi, la conscience individuelle, personnelle, deviendrait le critérium du bien et du mal. Cela ne sera jamais ; malgré que beaucoup puissent le désirer.

Ce n’est pas notre conscience qui fait le péché. C’est la Loi qui fait le péché

(1 Jean 3/4). La conscience nous accuse ou nous excuse (Romains 2/15), à la lumière de la Loi de justice d’un Dieu saint. La Loi éternelle de justice se tient, Majesté inaltérée, parmi tous les standards de conduite, tordus, transitoires, populaires. La fornication, par exemple, n’est pas un sujet à idées dominantes. Quand nous avons enfreint la Loi de Dieu, volontairement ou involontairement, une faute a été commise qui a besoin de l’ expiation divine pour la couvrir.

La Miséricorde de Dieu est de toute éternité, et Il prend plaisir à la miséricorde (Michée 7/18). Cette miséricorde est manifestée non pas en déniant la réalité du péché (ainsi que désirent l’enseigner certains cultes modernes) mais en pardonnant sur l’aveu de la faute.

Il est étonnant que le crime le plus stupéfiant de l’histoire humaine soit signalé dans la Parole de Dieu comme PECHE D’IGNORANCE. « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font », dit Jésus lorsqu’Il fut cloué à la croix (Luc 23/34). « Je sais que vous avez agi par ignorance, comme vos chefs », dit Pierre, accusant les Juifs d’avoir tué le Prince de la Vie (Actes 3/17). « S’ils l’eussent connu, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire », écrit Paul (1 Corinthiens 2/8). Et son témoignage personnel était : « Mais j’ai obtenu miséricorde, parce que j’agissais par ignorance, dans l’incrédulité » (1 Timothée 1/13).

Leur ignorance les soumettait à la miséricorde. Nous avons une connaissance de l’atrocité du crime commis au Calvaire que ne possédaient pas ceux qui l’ont perpétré. C’est pourquoi nous sommes d’autant plus responsables de notre attitude vis-à-vis de la mort de Christ pour nos péchés.

3) LE PECHE DE PRECIPITATION (verset 4)

« Lorsque quelqu’un, parlant à la légère, jure de faire du mal ou du bien, et que,

ne l’ayant pas remarqué d’abord, il s’en aperçoive plus tard, il en sera coupable ».

La précipitation est souvent excusée comme manifestation du tempérament. Pierre est l’exemple classique du Nouveau Testament, avec son vœu précipité de ne pas renier son Maître, et la prompte blessure qu’il fit avec son épée lors de l’arrestation de Jésus à Gethsémané. La Bible cite plusieurs cas de vœux précipités : Esaü, Josué avec les Gabaonites, Jephté, Hérode à la fête de son anniversaire, les quarante Juifs qui complotaient de tuer Paul.

Nous sommes pour la plupart coupables à un moment ou à un autre, d’une action précipitée, d’une promesse précipitée, d’une remarque précipitée, qu’après nous regrettons amèrement. Je me souviens du dilemme cruel d’un jeune prédicateur qui avait promis fidélité à un conducteur qui s’était égaré. Le fardeau n’aurait jamais dû être placé sur ses épaules. Je me souviens d’un autre jeune pasteur à qui il fut solennellement demandé, par un conducteur retraité, de continuer une tradition humaine, et cela en public et de façon inattendue.

Nous pouvons formuler des vœux en toute bonne foi, ou bien en toute hâte, sans pensée. Notre responsabilité sera jugée par Dieu à la lumière de nos circonstances. Mais les promesses sont sacrées, et si une action précipitée de ma part implique un vœu solennel, alors elle implique aussi une responsabilité morale.

Jésus a enseigné clairement que notre « oui » doit être OUI, et que notre « non », NON (Matthieu 5/37), et que Ses disciples, par-dessus tous les autres hommes, doivent réaliser leur responsabilité en ce qui concerne leurs paroles et leurs actions. La Vérité est sacrée, et pour nous elle doit entrer dans l’intention aussi bien que dans la déclaration.

Nous pouvons ne pas être conscients de notre folie au moment même, et par suite ne pas nous sentir coupables ; mais tôt ou tard, quand nous viendrons à la réaliser, nous devrons accepter la culpabilité et agir en conséquence.

LE CHEMIN DU PARDON

Le Livre du Lévitique révèle comme principe qui demeure, que dans chacun de ces cas il y a un chemin imposé pour retourner dans la communion sans nuage avec Dieu.

a) Il doit y avoir confession (v. 5). Cela demeure fondamental pour que Dieu pardonne un pécheur coupable.

« Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous les pardonner »

(1Jean 1/9). Il est stupéfiant de voir avec quelle obstination nous refusons de reconnaître que nous avons commis des fautes, mais, jusqu’à ce que nous soyons humiliés il ne peut y avoir de purification.

b) Il y a expiation (v. 6). Dieu a pourvu. Nous ne sommes pas libres de choisir notre propre méthode d’expiation. « C’est le sang qui fait l’expiation pour l’âme » (Lévitique 17/11).Pour nous, c’est le précieux sang de Christ, accepté déjà par Dieu, qui maintenant doit être accepté par nous.

c) Les mots : « … et il lui sera pardonné » (v. 10) sont le climat de la parfaite paix.

Béni soit Dieu ! Il y a miséricorde pour tous ceux qui se repentent et qui implorent de Lui le pardon.

En vérité :
« La Loi de l’Eternel est parfaite…
Les jugements de l’Eternel sont vrais,
Ils sont tous justes ». (Psaume 19/ 7-9)



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4 commentaires
  • PRATEAUX Il y a 9 années, 2 mois

    ammeennn
  • parade Il y a 10 années, 7 mois

    Merci seigneur pour ce texte qui en dit long ...toujours demander pardon pour nos fautes commises au début de la prière est l"une de mes priorités qui ,selon moi est l"essentiel même..Amen.
    • williamwil Il y a 5 années, 12 mois

      Dieu te bénisse et qu'il te fasse vivre chaque jour, des expériences extraordinaires, car comme tu l'as dit notre Dieu est grand, partage mon témoignage avec tes amis et ta famille afin que des cœurs soient touchés et libérés du péché et des conséquences désastreuses que cela produit dans une vie, car avec Jésus pour berger nous pouvons vivre véritablement une vie heureuse ici bas à bientôt ... William
  • Lili525 Il y a 10 années, 7 mois

    Message sur un sujet que l'on ne traite pas souvent, mais qui est si important! Oui Dieu est amour, et son amour est plus grand que tout sur terre, mais il est aussi un Dieu juste. Sans cette justice, nous ne pouvons accéder à sa Sainteté! Alléluia!
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