Une bonne réputation

Une bonne réputation
Proverbes 22/1: "La réputation est préférable à de grandes richesses".

Il est probable qu'aucun verset de la Parole de Dieu n'a été plus mal compris par des chrétiens zélés que l'affirmation de Paul aux Philippiens (Proverbes 2/7) déclarant que notre Seigneur "s'est dépouillé Lui Même".
Très souvent nous avons entendu, de la part de vrais chrétiens, certains témoignages exprimés en ces termes: "J'ai abandonné ma réputation depuis longtemps", ou encore: "Je ne me soucie nullement de ma réputation" (je ne suis nullement en souci pour ce qu'on dit ou ce qu'on pense de moi); j'ai entendu aussi, des exhortations semblables à ce qui suit : "Nous, chrétiens, nous devons mourir à notre réputation "!!!

Il est nécessaire de bien définir de tels témoignages et de s'assurer soigneusement s'il est possible d'accepter de semblables exhortations. Si la réputation dont il est question concerne uniquement "le snobisme" et "l'orgueil de la vie", nous pouvons dire un cordial "Amen !" à l'abandon de ces choses pour l'amour de Christ.
Mais il y a, en général, une certaine réputation qui doit être gardée pure et jalousement conservée intacte à tout prix quand la gloire de Dieu et le salut des âmes sont en jeu. Je veux parler de la réputation d'un caractère intègre, qu'un chrétien doit avoir aux yeux de tous.
Perdre une telle réputation équivaudrait à une réelle calamité.

Citons premièrement, comme modèle à suivre, le chemin d'humilité de notre Seigneur, qui se dépouilla Lui Même. Or, il y a un abîme entre un renoncement "volontaire" aux honneurs, aux privilèges, etc. et un renoncement qui ne l'est pas.
Le mot grec employé dans Philippiens 2/7 signifie réellement: "Il s'est anéanti".
Cela comporte un sens bien plus complet que ce que nous appelons couramment: "perdre sa réputation".

Une bonne réputation dans le monde

Contrairement à ce que certains peuvent croire, le chrétien doit posséder une bonne réputation vis-à-vis des personnes inconverties. La déclaration du Seigneur: "Malheur à vous quand tous les hommes diront du bien de vous" (Luc 6/26) semble à première vue, faire de n'importe quelle éloge venant du monde une condamnation pour le croyant.
Il n'en est pas ainsi, car le Seigneur fait ici allusion à cette forme de louange que le monde décerne aux siens.
Si l'enfant de Dieu reçoit ce genre de louange du monde, c'est véritablement un triste témoignage à sa profession chrétienne !
Mais il y a un témoignage que le chrétien doit obtenir du monde, non pas parce que l'enfant de Dieu est semblable à l'enfant du siècle, mais parce qu'il lui est différent en personnifiant l'idéal humain luttant pour son triomphe dans tous les coeurs accablés par le péché.

Il est très significatif qu'il soit expressément requis de "l'évêque chrétien" un bon témoignage de ceux du dehors. (I Tim 2/7). Qu'aucun homme donc s'imagine pouvoir exercer une influence en faveur de l'Evangile, par la puissance de Saint-Esprit, si, dans le cercle de ses connaissances, il ne jouit pas d'une grande réputation d'honnêteté, de pureté et de loyauté.

Que les chrétiens qui considèrent de peu d'importance les dettes chez les commerçants et les femmes qui supposent que quelques commérages n'affectent en rien le témoignage, réfléchissent bien à ses choses.

Une bonne réputation au sein de la congrégation dans laquelle nous nous trouvons placé comme chrétien est préférable à tous les dons naturels ou spirituels si éminents soient ils.
Une bonne réputation vaut mieux qu'une position sociale enviable à bien des égards. (Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée, dit un adage français.)
Le bon ministre de Jésus-Christ gardera sa réputation avec le plus grand soin dans chacun de ses actes et chacune de ses pensées et paroles, de sorte que, comme Démitrius, il reçoive un bon témoignage de tous et de la vérité elle-même (3 Jean 12).

La bénédiction promise par le Seigneur à ses disciples quand on insultera leur réputation se trouve strictement limitée par la condition que les "accusations soient fausses et à cause de Christ" (Mat 5/11). Si l'accusation est méritée, alors la bénédiction se change en une rigoureuse condamnation; c'est sur ce point que beaucoup de ceux qui cherchent la lumière peuvent "trébucher".

Une bonne réputation dans l'Eglise de Dieu

Dans le corps de Christ, il y a aucune raison de se vanter au sujet d'une bonne réputation, mais il faut s'affliger lorsqu'elle se trouve ternie ou perdue.
L'insistance du Nouveau Testament concernant tous les enfants de Dieu au sujet du témoignage chrétien, par une réputation intacte, est très accentuée.

Lorsqu'il fut ordonné à la primitive Eglise d'établir les sept premiers diacres, le commandement fut: "Choisissez des hommes de qui l'on rende un bon témoignage, pleins d'Esprit Saint et de sagesse" (Actes 6/3). Une bonne réputation se trouva donc placée, comme condition, avant même la plénitude apparente de l'Esprit. La même insistance sur tout ce qui concerne une bonne réputation dans l'énumération des qualités requises des "anciens" et de leurs femmes dans I Timothée 3/1-13. Remarquons en passant, que l'administration des "fonds" de l'Eglise fut soigneusement confiée par Paul, à un frère "dont la louange, en ce qui concerne l'Evangile, était répandue dans toutes les églises" (2 Corinthiens 8/18)

Ananias fut envoyé par le Seigneur à Saul de Tarce afin qu'il priât pour lui, qu'il recouvrât la vue et fût rempli du Saint-Esprit (Actes 9/17). Or, quelque années plus tard Paul eut bien soin de faire remarquer que ce même Ananias était "un homme pieux selon la loi et de qui tous les Juifs demeurant à Damas rendaient un bon témoignage" (Actes 22/12).

Nous pensons qu'il y aurait avantage à insister sur la nécessité d'une réputation sans tache près de ceux qui sont parfois si ardents pour pratiquer l'imposition des mains en vue du baptême du Saint-Esprit. Barnabas a été qualifié "homme de bien, plein d'Esprit Saint et de foi" (Actes 11/24).
Remarquons, une fois de plus, l'ordre de ces qualités respectives.
A cette période de sa vie, Barnabas remplissait les fonctions de pasteur de l'église d'Antioche et les serviteurs de Dieu qui désirent voir un grand nombre de conversions se produire par leur ministère, feront bien de méditer sérieusement sur le rôle important que joue une "bonne réputation".

Timothée est un modèle pour les jeunes dans le ministère. Lorsque Paul décida de le prendre comme compagnon de voyage, c'est que, premièrement, "les frères de Lystre et Icone rendaient de lui un bon témoignage" (Actes 16/2).

Certes la bonne réputation de Timothée exerça une grande influence sur la décision de Paul et quand, finalement, les anciens lui imposèrent les mains, ce fut de leur part la manifestation de leur entière approbation concernant le choix de Paul (1 Tim 4/14).
La réputation de Timothée fut évidemment considérée comme ayant une importance au moins égale à la valeur de ses dons.

La réputation des Eglise Evangéliques

Tout croyant qui se dit évangélique doit apporter un grand soin à conserver la pureté de sa réputation. Il est parfois très long et assez pénible de retrouver une bonne réputation lorsqu'elle a été perdue. Quand un enfant de Dieu est réellement rempli du Saint-Esprit et qu'il conserve, comme il convient, le contrôle de lui-même, le Saint-Esprit ne lui fera jamais faire ou dire quoi que ce soit qui puisse ternir sa réputation parmi ceux qui aiment la justice et haïssent l'iniquité.
Le fait que la plénitude de l'Esprit, le jour de la Pentecôte, donna aux disciples l'apparence d'être ivres à été souvent bien mal interprété et appliqué. Les manifestations extraordinaires de l'Esprit semblent avoir cessé rapidement dans cette journée historique et, aussitôt que Pierre commença a prêcher tous les disciples donnèrent immédiatement le clair témoignage d'être des gens de bon sens.
Puis lorsque Pierre eut terminé sa prédication, les moqueurs avaient eu le coeur touché au point qu'ils firent cette question: "Hommes frères, que ferons-nous ? ".
La Pentecôte ne ruina ni n'entama pas la réputation des disciples, mais elle la rehaussa aux yeux de la multitude.
De plus, il fut donné à la foule une explication parfaitement raisonnable et scripturaire (conforme aux Ecritures) de ces manifestations qui, à première vue, semblaient provoquer une certaine "gaieté" chez quelques-uns.
La seule autre occasion où les dons de Pentecôte risquèrent d'altérer la réputation de l'Eglise fut lors de leur emploi peu judicieux à Corinthe (1 Cor 14/23). L'apôtre Paul prit rapidement les mesures nécessaires pour remédier efficacement à la situation.

Le Saint-Esprit ne conduira jamais à prononcer des paroles ou à accomplir des actes de fanatisme qui pourraient entacher, même légèrement notre réputation aux yeux du bon sens humain. Dieu sait que notre cercle d'influence est grandement déterminé par la valeur de notre réputation. Le Saint-Esprit ne nous inspirera jamais une conduite qui ferait échec aux règles reconnues comme appartenant au bon sens, aux convenances, à l'équilibre moral et à la bonne conduite. Si quelques chrétiens pensent différemment à cet égard, c'est qu'ils ont, certainement, mal compris la véritable nature de l'amour de Dieu.

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3 commentaires
  • Colette- Il y a 3 années, 6 mois

    ce texte est très encourageant, nous tire vers le haut, et en même temps parle à chacun! Merci le top chrétien
  • Charlotte Tshimenga Il y a 9 années, 2 mois

    AMEN. Le Saint-Esprit ne conduira jamais à prononcer des paroles ou à accomplir des actes de fanatisme qui pourraient entacher, même légèrement notre réputation aux yeux du bon sens humain. Dieu sait que notre cercle d'influence est grandement déterminé par la valeur de notre réputation. Le Saint-Esprit ne nous inspirera jamais une conduite qui ferait échec aux règles reconnues comme appartenant au bon sens, aux convenances, à l'équilibre moral et à la bonne conduite. AMEN
  • DAVIDOU Il y a 9 années, 3 mois

    Il est important voire capital de travailler à une boone répurtation vis à vis de ceux du dehors comme vis à vis de nos frères et soeurs dans la foi. Mais il faudrait souligner l'importance de ne pas ternir celle des autres par des commérages et médisances. L'apôtre Jacques nous rappelle le caractère incendiaire de la langue qui travaille à dire du mal des autres.