Une créche, une croix et une couronne

Une créche, une croix et une couronne

Luc 2:1-7. Texte: v.7 « elle enfanta son fils premier-né. Elle l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie. »

INTRODUCTION

Pourquoi est-ce que nous célébrons la Saint-Cène à Noël ? Est-ce que nous ne devrions pas mettre l’accent sur la naissance de Jésus au lieu de se concentrer sur Sa mort ? Bien, comme tous les étudiants de la Christologie le savent (et, en fait, tout le reste de nous aussi), la crèche est totalement superflue sans la croix. Sans la croix, la crèche n’est simplement que l’endroit de la naissance d'un enfant illégitime, humainement parlant, à des parents très pauvres, dans des circonstances très difficiles, et à un temps très inopportun - une histoire qui commence tristement mais qui, comme la plupart des contes de fées proverbiaux, finit avec tout le monde qui vivent heureux pour toujours. Cependant l’histoire de Noël n'est pas un conte de fées. La crèche est la première scène du plus grand drame jamais écrit, lequel, pour le bénéfice des enthousiastes de l'homilétique parmi nous, peut être résumé avec trois mots qui commencent tous avec les mêmes lettres (même en anglais et en flamand!): « crèche », « croix » et « couronne ».

1. LA CRÈCHE

« (Marie) enfanta son fils premier-né. Elle l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie. » La crypte de l'Église de la Nativité à Bethlehem, traditionnellement la grotte qui servait d’étable où Jésus est né, est richement incrusté avec des bijoux et des pierres précieuses. Lors de ma première visite, je me suis levé rapidement, en oubliant qu'elle a un bas plafond, et j’ai découvert alors pourquoi les mages de l’Orient ont vu des étoiles ! Cependant, la crèche originale de Noël n'était pas une crèche en bois polie, travaillée admirablement, complet avec revêtement intérieur de velours et éclairage électrique doux. En réalité il s’agit d’une mangeoire rude de pierre, où on nourrissait le bétail - le plus humble de demeures pour le Roi de rois, de Qui John a écrit : Jn.1:11 « (II) est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçu », et Qui Lui-même a témoigné plus tard : Mt.8:20 « Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête. ». Ce qui est important à Bethlehem, cependant, n'est pas la crèche, mais son Occupant, conçu par le Saint-Esprit et né de la vierge, Le qualifiant pour être notre Sauveur sans tache, sans péché.

2. LA CROIX

La crèche est ombragée par une ombre de plus en plus sombre : l'ombre de la croix. Les cris du bébé dans la crèche sont assourdis par le cri du Sauveur sur la croix. Jean, qui commence l'Évangile des millions éternelles d'années avant la crèche avec : « Au commencement était la Parole » (1:1), rapporte également l'apogée de son achèvement. « Tout est accompli » (Jn.19:30) déchire le voile du temple, accomplit « Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous » (Mt.1:23, cf. Isa.7:14), et scelle le salut éternel de pécheurs : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » ! (Jn.1:29).

3. LA COURONNE

La crèche est ombragée par la croix. Mais sur les ténèbres de la croix brille la gloire de la couronne ! À cette table de Saint-Cène ce matin nous laissons l'histoire derrière nous, avançons de la crèche, et regardons au-delà la croix. Car ce matin, comme chaque matin, et à cette table de Saint-Cène, comme à chaque table de Saint-Cène: Hébr.2:9 « nous … voyons (Jésus) couronné de gloire et d’honneur » - oui, aujourd'hui, ici, ce matin, « nous voyons Jésus … couronné ». Nous dédions notre Saint-Cène de Noël :


À l'Agneau sur son trône, Apportons la couronne! Il l'a conquise sur la croix; Il est le Roi des rois! Éveille-toi mon âme! Bénis, adore, acclame, Avec tous les anges du ciel, Jésus, Emmanuel! À l'Agneau sur son trône, L'encens et la couronne! Car il est le Verbe incarné, D'une vierge il est né. O sagesse profonde! Le créateur du monde, Pour vaincre le mal triomphant, S'est fait petit enfant. Il eut la croix trône, L'épine pour couronne! Mais le Père a glorifié Son fils crucifié. Au prince de la vie La mort est asservie; Hors de la tombe il est monte; Christ est ressuscité! À l'Agneau sur son trône, La palme et la couronne! Car il est prince de la paix, Il règne désormais! Les fureurs de la guerre S'éteindront sur la terre, Où renaîtront, comme jadis, Les fleurs du paradis! À l'Agneau tous les trônes, Et toutes les couronnes! Il est le Maître souverain, Les temps sont en Sa main. Rendons honneur suprême À ce Dieu qui nous aime, Et qui revient, victorieux, Pour nous ouvrir les cieux!
CONCLUSION

La crèche, la croix et la couronne – l’ Évangile de Noël complet : 1 Cor.11:24b-26 « Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. 25 … Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. 26 Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. ». Adorons le Sauveur – né d’une vierge, crucifié, ressuscité, le Roi des rois glorifié et couronné pendant que nous célébrons la naissance, la mort, la résurrection et l’exaltation du Christ ensemble.

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Michaël Williams est professeur à temps partiel au Continental Theological Seminary

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