Ai-je droit à la prière des autres? article 6 sur 10

Ai-je droit à la prière des autres? article 6 sur 10

Une femme m'a demandé : " Dans ma communauté, nous avons envoyé plusieurs missionnaires; l'une d'elles est en Asie centrale. A son départ, nous lui avons imposé les mains. Maintenant, nous lisons ses lettres de nouvelles, nous prions régulièrement pour elle et la soutenons financièrement. Nous sommes fiers d'elle et je m'en réjouis.
Pour ma part, je travaille depuis vingt ans, à raison de huit heures par jour, parmi les alcooliques de la ville. Personne ne m'a jamais imposé les mains pour cela ou même demandé un témoignage; est-ce normal? "

Pour répondre à cette question j'aimerais partager ce que j'ai retenu du témoignage d'une autre femme, Elisabeth Cornélio.

J’ai rencontré cette oratrice brésilienne à Lausanne, lors du congrès Explo 2000, en présidant l'atelier qu'elle tenait sur la prière. La ville où elle a commencé son ministère compte un million deux cent mille habitants. En sept ans, le nombre de femmes qu'elle a réunies pour prier, réparties en petits groupes, a passé d'une poignée à cent quatre-vingt mille! Pendant cette période, la proportion de chrétiens engagés dans sa ville a progressé de six à quarante-cinq pour cent. Leur émission radiophonique quotidienne est très suivie. La police elle-même demande leurs prières pour mener à bien les enquêtes périlleuses.


Voici le point essentiel que j'ai retenu pour le sujet qui nous concerne.


" Si le Seigneur ne bâtit pas la maison, c'est en vain que les maçons se donnent du mal. Si le Seigneur ne veille pas sur la ville, c'est en vain que les veilleurs montent la garde; " Ps 127:1

Bâtir et garder sont deux actions recouvrant à elles seules une multitude d'emplois. En fait, nous pourrions continuer cette liste pour chaque profession sans trahir le texte. La " collaboration nécessaire " que Dieu revendique entre toutes professions et lui est indispensable pour sortir de la vanité. Quand Jésus affirme : " Sans moi, vous ne pouvez rien faire ", il sous-entend aussi : " Avec moi, tout métier digne de ce nom devient utile, précieux, béni. Sans moi, il n'est que poursuite du vent. "

L’Ecclésiaste l'a exprimé ainsi: " J'ai considéré toutes mes entreprises et la peine que j'avais eue à les réaliser. Eh bien! tout cela n'est que fumée, course après le vent. "

Elisabeth Cornélio
nous a fait comprendre que prier pour les corps de métiers d'une ville, comme elle le fait avec son armée de femmes, n'est pas une petite idée sympa pour égayer nos groupes en mal de nouveautés, mais une stratégie puissante pour réformer la société. C'est une semence pour passer d'une situation médiocre à une vie saine, d'une société sclérosée et chroniquement malade à une ville nouvelle. Car c'est alors que l'Eternel veille, bâtit, inspire, guérit...


Cette série d’article est tirée du livre “Comment s’épanouir dans son travail” que vous trouverez dans votre librairie ou sur le site : www.carlobrugnoli.net L’auteur est disponible pour servir dans votre région ou communauté.

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