Ce chemin de souffrance

Ce chemin de souffrance

L'appel de Dieu a retenti très tôt dans mon cœur. Une chose est certaine, je m'engageais non seulement à suivre Jésus en prenant le baptême mais aussi à le servir. Je me souviens de ce jour comme d'hier et de cette phrase que toute émue j'ai prononcé devant l'auditoire : " Je veux servir Dieu et je lui donne ma vie à 100 % ! " Dieu m'appelait, cette profonde conviction était ancrée en moi, je n'avais que 17 ans.

Deux années plus tard, lors d'un camp, je me suis levée à l'invitation lancé par le prédicateur du moment : " Toi que Dieu appelle à son service, lève-toi maintenant ! " Alors que je me tenais là debout, obéissante et reconnaissante du plan divin pour ma vie, j'ai réalisé qu'en faisant ce choix j'empruntais un chemin de souffrance. J'ai pleuré car je n'avais aucune envie de souffrir (à dix-neuf ans on pense toujours au meilleur et tant mieux !) et parce que j'ai compris que cela serait inévitable… Dieu m'appelait à le servir, oui, mais aussi à souffrir !

Est-ce que cela vous interpelle au point de penser que ce n'est pas normal d'écrire une chose pareille ? Peut-être avez-vous envie de rajouter : " Mais quelle horreur ! Dieu nous aime et Il ne veut pas que nous souffrions ! "

Et bien je crois que parfois nous oublions de dire certaines choses primordiales à ceux qui désirent s'engager à servir Dieu. De quoi avons-nous peur ? De les inquiéter, de les décourager, de les dissuader ? L'Evangile, ce n'est pas " un long fleuve tranquille " ou " la vie en rose " ! Vivre pour Christ c'est une bataille de longue haleine, un duel perpétuel entre le bien et le mal, un combat au jour le jour, des épreuves avec des défaites et des victoires au quotidien… A vouloir préserver certains chrétiens, on les met en péril au jour de l'épreuve et de la souffrance. Au jour fatidique, ils ne sont pas préparés à vivre une telle chose et ils
s'effondrent comme un château de carte.

La souffrance fait partie de notre marche chrétienne c’est vrai mais ce qu’il faut retenir, c’est cette promesse que Dieu nous a faite dans Matthieu 28 :20: " Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ". Quelles que soient les difficultés, les heures sombres que nous pouvons rencontrer dans notre vie, la présence de Dieu est réelle, son secours véritable, sa paix ineffable, sa fidélité assurée...

Une maman qui vient de donner la vie et qui serre son bébé dans ses bras a déjà oublié la souffrance et les douleurs de l’accouchement. Avec Dieu, il y a tant de bienfaits, de bénédictions, de moments précieux, de cadeaux inattendus en retour, que ce n’est pas la souffrance que l’on retient, croyez-moi !

Et 17 ans après ce camp, ce que je retiens déjà de mon cheminement, c’est la manière dont Dieu m’a permis jusqu’à ce jour de surmonter, de pardonner, de persévérer, de tenir ferme… Je ne regrette rien de mon engagement à suivre Dieu, à le servir et je le bénis de m’avoir révélée que ce ne serait pas facile. Il m’a préparé dans son amour et aujourd’hui je réalise que cette souffrance m’a rendu tellement plus forte.

" C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort " 2 Corinthiens 12 :10

Lydie GRIVALLIERS


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