Célébrer: Est-ce encore possible?

Célébrer: Est-ce encore possible?

Aux Etats-Unis, s’est récemment déroulée la fête de “Thanskgiving”. Il s’agit de la fête la plus suivie de l’année, où chaque famille se regroupe autour d’un repas pour commémorer la survie des premiers colons venus d’Europe, et surtout célébrer la fidélité de Dieu dans l’année écoulée.

Tout le monde autour de la table doit rapporter un fait survenu pour lequel, il ou elle élève des actions de grâce et de la reconnaissance à Dieu.

Cette semaine dans le monde entier, les croyants entrent dans le mois de décembre, et les dimanches de l’avent. Tout le monde se prépare à fêter noël et à se réjouir de la naissance du  Christ, notre Sauveur, venu sur terre.

Mais après les évènements qui sont survenus en France, aux USA, ainsi que dans plusieurs autres pays du monde dernièrement, avons-nous le droit de nous réjouir ?

Que devons-nous faire, quelle est l’attitude “correcte” à adopter face à la violence religieuse ou les désastres de toute espèce qui surviennent en ces temps troublés?

Célébrer est-ce oublier la douleur de ceux et celles touchés par ces drames? Est-ce être insensibles?

L’Ecriture nous dit dans le livre de l’Ecclésiaste au chapitre 3, qu’il y a un temps pour chaque chose dans la vie d’une personne, comme dans celle d’une communauté.

Regardons ensemble quelques extraits:

V.1: Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux:
V.4: un temps pour pleurer, et un temps pour rire; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser.
V.8: un temps pour aimer, et un temps pour haïr; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.

Ces versets écrits il y tant de siècles par, sans doute, le roi Salomon, nous parlent encore aujourd’hui d’une manière tellement forte!

Célébrer ne signifie ni oublier, ni être insensible. Tout dépend des raisons qui motivent nos choix, et de la façon dont nous avons géré ces drames.

Le deuil vient en premier, sa violence dépend de notre degré d’implication avec de tels évènements. Si ces drames vous ont touchés très directement, alors, sans doute que célébrer ne sera pas évident, peut-être encore trop tôt.

Mais, si vous avez mené une démarche de deuil, avez accepté de reconnaitre vos émotions, de pleurer, de vous souvenir au travers de la parole, avec des proches, des amis, un thérapeute,.
Si vous avez reconnus vos sentiments, reconnue la perte, marqué l’évènement afin de pas oublier, surtout les victimes, alors ce temps a besoin d’une fin.

Rester prostré dans un deuil perpétuel, n’est pas une bonne attitude ni émotionnelle, ni spirituelle. Nous “punir” d’être en vie, ne ramènera ni ceux qui sont tombés sous les balles, ni le sentiment d’innocence perdue, d’avant le drame.

Il est indispensable de savoir avancer et regarder à ce qui peut et doit encore être vécu. Pour ceux et celles qui nous aiment, qui vivent autour de nous, et qui ont besoin de nous. Se réorienter vers autrui, ceux et celles qui ont besoin de nous, est une excellente voie de guérison.

Et puis, posons-nous cette question: Les victimes tuées ou blessées auraient-elles souhaité que nous arrêtions de vivre ? de rire ? de chanter? d’apprécier la vie?

Choisir de rester dans un refus de nous réjouir ne serait-ce pas donner la victoire à ceux qui ont perpétré ces actes odieux? N’est-ce pas là exactement ce qu’ils espèrent comme fruits de leurs actes ?
Nous priver de notre joie, de notre foi ? Vivre dans la peur? Être comme “paralysés” debout?

“Il y a un temps pour tout” dit l’Ecclésiaste, précisément. Il ne nous faut ni nier notre besoin de deuil, ni nous refuser de recommencer à faire plus que seulement exister, à vivre.

Qu’allons-nous célébrer dans les semaines à venir?

La venue et l’existence du seul Sauveur, Jésus-Christ!

Il n’est pas question de beuveries, de débordements, ni de célébrations inconsidérées, mais de célébrer avec reconnaissance Christ, notre espérance !

Si nos voisins, amis, et connaissances nous ont vus pleurer avec ceux et celles qui pleuraient, alors qu’ils soient maintenant les témoins de notre espérance en un autre monde!

Qu’ils voient votre joie qui ne dépend pas des circonstances, afin qu’ils vous en demandent la cause!

OUI, en ces temps d’Avent et de Noël, affirmons notre foi en Christ, sans peur, ni gêne, ni réactivité. Montrons au monde que nous avons pardonné.

Remettons Jésus au centre  de Noël! Il est venu pour apporter aux hommes et femmes de cette terre, quelque soit leur culture d’origine, leur religion, leur langue, ou leur couleur de peau, le message du pardon de nos péchés et du salut!

Il est venu redonner la joie et l’espérance en réconciliant les humains avec leur créateur au travers du sacrifice de Christ!

“Il n'y a de salut en aucun autre; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.”  Actes 4:12



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8 commentaires
  • parade Il y a 3 années, 11 mois

    Gloire à Dieu ,,j"ai donné ce verset...dis-je "envoyé" tantôt à Claudette ....Dieu est merveilleux et confirme toujours ce que l"Esprit nous dit de faire ! Merci pour ce texte ,Serviteur de l"Eternel !!!!!!!!!!!
  • Strasbourgeoise Il y a 3 années, 12 mois

    Il n' y a de salut en aucun autre,certes,puisque Jésus EST la vie éternelle. Dans Romains 2:7-8 il est dit
    • Strasbourgeoise Il y a 3 années, 11 mois

      Il est dit que Dieu réserve la vie éternelle à ceux qui par leur persévérance à faire le bien montrent qu'ils recherchent l'honneur , la gloire et l'immortalité mais l'irrigation et la colère à ceux qui se révoltent contre Lui, résistent à la vérité et se soumettent au mal. Ce passage s'adresse aux Juifs et aux païens comme d'ailleurs les deux premiers chapitres de cette épître qui nous montrent comment ils peuvent connaitre Dieu et être poussés à la repentance sans pour autant parvenir à la perfection Pour nous c'est possible dès à présent si nous mettons notre foi en Christ et perseverons à demeurer unis à Lui. C'est le privilège de l'église de pouvoir échapper au jugement futur car c'est par elle que le jugement commence (déjà sur cette terre) ce qui explique qu'elle passe par bien des souffrances. Mais si le juste se sauve avec peine que deviendront l'impie et le pêcheur? 1Pierre 4:17-18
  • kasandy Il y a 3 années, 12 mois

    Amen, Dieu bénisse son serviteur et apporte la consolation à tous ceux qui sont affligés.
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