Christ crucifié

Christ crucifié

« Jésus portant sa croix, arriva au lieu du crâne qui se nomme en hébreu Golgotha. C’est là qu’il fut crucifié, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. » (Jean 19:17-18)

Christ « portant » Sa croix est significatif. Ce mot « portant » vient du mot grec bastazo (bas-tad-zo) qui signifie : relever avec les mains pour emporter ou supporter, mettre sur quelqu’un. Jésus a porté Sa croix volontairement, et nous devons nous aussi nous charger de nos croix volontairement. Le Seigneur veut que notre rébellion soit brisée de façon à ce que nous ne disions pas qu’il nous faut porter une croix. Il veut que nous suivions volontairement notre Sauveur sur le chemin de la croix. Ce qui revient à écrire la mort du moi et de la chair, car la croix est un instrument de mort. Voyons l’harmonie qu’il y a entre cet acte volontaire de notre Sauveur et l’Esprit de Christ que nous devons montrer en suivant Son exemple : « Alors Jésus dit à ses disciples : si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la retrouvera. » (Mat 16 :24-25)

Le Seigneur veut que notre volonté soit brisée, Il ne veut pas que nous Le servions sous la contrainte, Il veut que nous Le servions par plaisir et que notre plus grand désir soit de faire Sa volonté : « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fut détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché. » (Rom 6:4-6) Lorsque nous acceptons notre croix et que nous suivons Christ, nous acceptons que cet instrument de crucifixion mette à mort toute chose qui est du plaisir de la chair, car nous marchons dans l’Esprit et non d’après la chair.

Christ, en s’offrant Lui-même en sacrifice pour notre péché a achevé l’œuvre que le Père Lui avait donnée à accomplir ainsi qu’il est prophétisé dans le livre des Psaumes : « Tu ne désires ni sacrifice ni offrande, tu m’as ouvert les oreilles ; tu ne demandes ni holocauste ni victime expiatoire. Alors je dis : Voici, je viens avec le rouleau du livre écrit pour moi. Je veux faire ta volonté, mon Dieu ! Et ta loi est au fond de mon cœur. » (Psa 40 :7-9) Si Christ n’avait pas mis l’accent sur « ce qui est écrit sur moi », de manière répétitive, Satan essayerait de nous persuader que Christ n’était pas le Messie. Pourquoi voudrions-nous crucifier tout ce qui est de la chair à moins que Jésus ne soit l’exemple que nous voulions suivre ? L’accomplissement de ces prophéties est notre preuve absolue qu’Il est le Messie. La loi, ainsi que nous pouvons le lire dans l’épître aux Hébreux, doit être gravée dans nos cœurs : « Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit le Seigneur : je mettrai mes lois dans leur esprit, je les écrirai dans leur cœur ; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. »(Héb 8 :10) Si nous transgressons avec légèreté la loi de Dieu, nous sommes probablement en dehors de Sa grâce. L’alliance de la grâce c’est que, tout comme Christ, nous ayons la loi de Dieu gravée dans nos cœurs et que notre plus grand désir soit de faire Sa volonté. Rien de ce qui a été écrit concernant Christ ne pourrait échouer et cela laissera sans excuse ou argument ceux qui L’ont rejeté. Nous lisons dans l’évangile de Luc : « Car, je vous le dis, il faut que cette parole qui est écrite s’accomplisse en moi : Il a été mis au nombre des malfaiteurs. Et ce qui me concerne est sur le point d’arriver. » (Luc22 :37)

Après Sa résurrection, notre Seigneur a encore rappelé à Son petit troupeau ce qu’Il leur avait dit, en confirmant ainsi l’importance : « Puis il leur dit : C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les psaumes. Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprissent les Ecritures. Et il leur dit : Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. » (Luc 24 :44-47) Cela devait être positivement confirmé, afin que l’on obéisse à cette loi de l’Evangile prêchant la repentance et le pardon des péchés. Tant de personnes veulent la rémission des péchés sans repentance, mais où est leur changement d’attitude ainsi que leur humble obéissance au Père ?

Sans repentance il n’y a pas de pardon des péchés ainsi que nous pouvons le voir dans 2 Corinthiens :

« Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et Il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : soyez réconciliés avec Dieu ! Celui qui n‘a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » (2 Cor 5 :18-21) La réconciliation doit venir des deux cotés. Nous ne pouvons pas dire que nous avons été réconciliés avec Christ si nous sommes encore en rébellion contre Sa loi.

La crucifixion de Christ a été prophétisée dans le livre des Psaumes lorsque David a été inspiré pour dire : «Car des chiens m’environnent, une bande de scélérats rodent autour de moi, ils ont percé mes mains et mes pieds, je pourrais compter tous mes os. Eux, ils observent, ils me regardent ; Ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique.» (Psa 22 :17-19)

Toutes ces choses se sont accomplies lors de la crucifixion de Jésus ainsi que nous pouvons le lire dans l’Evangile de Jean : « Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d’un seul tissu depuis le haut jusqu’en bas. Et ils dirent entre eux : Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. Cela arriva afin que s’accomplît cette parole de l’écriture : Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré au sort ma tunique. Voilà ce que firent les soldats.» (Jean 19 :23-24)

La forme d’exécution des juifs de cette époque était la lapidation, et en fait, nous voyons dans cette prophétie, que David a annoncé que Christ serait mis à mort sous la loi romaine, Rome étant en effet le seul endroit où la crucifixion était utilisée. David a prophétisé que les juifs seraient sous le joug des Romains qui étaient connus pour la droiture de leurs jugements ainsi que nous pouvons le lire dans le livre des Actes : « Lorsqu’on l’eut exposé au fouet, Paul dit au centenier qui était présent : Vous est-il permis de battre de verges un citoyen romain, qui n’est même pas condamné ?A ces mots, le centenier alla vers le tribun pour l’avertir, disant : Que vas-tu faire , cet homme est romain. Et le tribun étant venu, dit à Paul : dis-moi, es-tu romain ? Oui répondit-il. Le tribun reprit : C’est avec beaucoup d’argent que j’ai acquis ce droit de citoyen. Et moi dit Paul, je l’ai par ma naissance. Aussitôt ceux qui devaient donner la question se retirèrent, et le tribun, voyant que Paul était romain, fut dans la crainte parce qu’il l ‘avait fait lier. » (Actes 22 :25-29)

Pilate a dit et redit aux Juifs qu’il ne trouvait aucune faute en Jésus et qu’il ne pouvait crucifier un innocent. La loi romaine était stricte pour ceux qui condamnaient abusivement et la crucifixion était réservée aux criminels condamnés par la haute autorité. Notre Sauveur devait mourir comme meurent les malfaiteurs pour pouvoir racheter les malfaiteurs. La seule raison qui L’a fait mourir de cette façon, c’est parce que pour la loi Divine, il fallait qu’Il soit fait péché pour nous. « On conduisait en même temps deux malfaiteurs, qui devaient être mis à mort avec Jésus. Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les deux malfaiteurs, l’un à droite, l’autre à gauche. » (Luc23 :32-33)

Il y a également sur ceci une prophétie dans le livre du prophète Esaïe : « C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands ; il partagera le butin avec les puissants, parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs, parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, et qu’il a intercédé pour les coupables. » (Esaïe 53 :12) Chaque iota, chaque détail des prophéties se sont accomplis comme nous pouvons le voir dans l’évangile de Luc : «Jésus dit : père pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. Ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort. » (Luc 23 :34)

Les chefs des prêtres ont à peine réalisé que la manifestation de leur colère amenait le parfait accomplissement de l’œuvre de Christ dans tout le travail que le Père Lui avait donné à faire. Est-ce que ces prêtres ont agi dans l’ignorance ? Non, car après que Jésus soit ressuscité, ils ont payé les soldats qui ont menti en affirmant que Sa résurrection était un mensonge.

Toutes ces choses sont écrites pour notre enseignement, pour que nous ne puissions pas seulement voir ce que nous méritions en châtiment de nos péchés, mais qu’également ainsi que Paul l’a confessé dans l’épître aux Romains : « Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort ? Loin de là ! Mais c’est le péché, afin qu’il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devint condamnable au plus haut point. Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. » (Rom 7 :13-14)

Pouvons-nous pécher légèrement ? Pouvons-nous faire un peu de ce que nous savons être contre la volonté de Dieu quand nous voyons le châtiment de notre péché porté par notre Sauveur ? Nous pouvons lire dans l’épître aux Hébreux : « Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pêcheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée. Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang, en luttant contre le péché. » (Héb 12 :3-4) Lorsque nous voyons comment Jésus a transpiré du sang en recherchant la volonté de Dieu, nous devons nous interroger sur notre consécration dans la recherche de Sa volonté.

Pécher « sur ordre » devient extrêmement scandaleux et nous en voyons l’importance dans l’Evangile de Jean : « Pilate fit une inscription, qu’il plaça sur la croix,et qui était ainsi conçue : Jésus de Nazareth, roi des Juifs. Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu où Jésus fut crucifié était près de la ville : elle était en Hébreu, en Grec et en Latin. » (Jean 19 :19-20) Il est important que cela ait été écrit dans ces trois langues. Rien n’est anodin dans la Parole de Dieu. L’Hébreu était la langue des juifs, le langage de l’ordre religieux, la langue des Ecritures. Le Grec, la langue du savoir du monde instruit des Gentils. Le Latin, était la langue des Romains et de la loi.

Notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ était l’accomplissement des prophéties des Ecritures dans l’ultime révélation du Dieu véritable ainsi que nous le voyons dans l’épître aux Hébreux : « Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde, et qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts. » (Héb 1:1-3)

En fait, Jésus n’est pas seulement la Parole par laquelle Dieu a aussi créé le monde, Mais Il est également celui qui soutient toutes choses ainsi que nous pouvons le lire dans l’épître aux Colossiens : « Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui. » (Col 1 :16-17)

Un scientifique m’a dit que lorsque l’on voit la merveilleuse création, tout spécialement dans l’espace, il est inconcevable que Dieu qui a créé l’univers ait pu prêter attention à l’homme. Je lui ai rappelé ce que dit David dans le Psaume 8 : « Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, la lune et les étoiles que tu as créées : qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui ? » (Psa 8 :4-5) J’ai rappelé à ce scientifique que l’espace est un lieu qui renferme la gloire de Dieu et que Dieu voulait racheter l’homme déchu en donnant Son propre Fils. Ainsi, en jurisprudence, Christ est souverain. Il est non seulement le législateur, mais Il est aussi le gestionnaire de la loi. Nous lisons dans la première épître aux Corinthiens : « Avec les Juifs, j’ai été comme un Juif, afin de gagner les Juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi (quoique je ne sois pas moi-même sous la loi) afin de gagner ceux qui sont sous la loi ; avec ceux qui sont sans loi, comme étant sans loi (quoique je ne sois pas sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi. » (1Cor 9 :20-21) La croyance que la loi a été abolie est une chose tellement abominable : Nous ne sommes pas sans la loi de Dieu car nous sommes sous la loi de Christ. Comment pouvons-nous dire que nous aimons Dieu et transgresser l’un des quatre premiers commandements ? Jésus a dit : le premier et grand commandement, c’est aimer Dieu de tout notre cœur, notre âme et notre pensée. Le second, c’est aimer notre prochain comme nous-mêmes, et ceci représente les six autres commandements. Pour gagner ceux qui sont sans loi, nous devons marcher dans la loi d’amour de Christ.

Un missionnaire me disait un jour que lorsque avec son équipe il voulait aller dans un nouveau secteur, ils essayaient de trouver une personne de l’endroit ayant la joue enflée par une carie, et qu’ils lui faisaient une injection de pénicilline et lui arrachaient la dent. Ils essayaient de donner des vitamines à quelqu’un qui avait un goitre. Ils donnaient une preuve d’amour, et ces gens ensuite étaient prêts à venir écouter l’Evangile car ils prêchaient d’abord avec leurs actions.

Malheureusement, certains blasphèment le nom des chrétiens parce qu’ils voient certains de ceux qui enseignent Christ vivent en dehors de la loi d’amour envers Dieu et le prochain. Comment pouvons-nous dire aux autres de se repentir de leur péché si nous marchons nous-mêmes quotidiennement dans le même péché ? Notre prédication doit commencer par nos actes et notre marche dans la vie.

Tous ceux qui étaient rassemblés pour assister à la mort de Christ pouvaient lire Son titre dans leur propre langage. Ceci était un avant-goût de ce que nous lisons dans le livre des Actes des apôtres : « Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. Or il y avait en séjour à Jérusalem des juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui eut lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. » (Actes 2 :4-6) Lorsque le Saint Esprit accompagne la Parole, vous l’entendez dans votre propre langage, vous pouvez vous l’appliquer à vous-même.

A Babel, à cause de leur rébellion, le Seigneur a confondu leur langage, mais nous pouvons lire dans la deuxième épître aux Corinthiens : « Jusqu’à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est jeté sur leurs cœurs ; mais lorsque les cœurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté. Or, le Seigneur c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. » (2 Cor 3 :15-17) Lorsque nous venons devant le Seigneur avec des cœurs repentants, le voile est enlevé, et la loi devient spirituelle. Ce n’est plus maintenant la lettre de la loi mais l’esprit de la loi. Non seulement nous ne pouvons pas assassiner notre frère, mais nous ne devons pas le haïr. Nous ne pouvons pas commettre un adultère avec une femme, pas plus que nous ne pouvons la convoiter dans nos cœurs. Nos cœurs et nos actions doivent être changés, nous sommes délivrés de la tyrannie du péché.

L’inscription que le Saint Esprit a inspirée à Pilate pour Christ « Roi des juifs » L’a amené à mourir publiquement en roi déclaré, et ses ennemis ont vainement essayé ce jour-là de nier ce titre suprême. Ainsi, la croix est devenue le symbole exact du pouvoir et de l’autorité de Christ et de l’Evangile. L’apôtre Paul a dit dans la première épître aux Corinthiens : « Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. Moi-même j’étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement ; et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, afin que votre foi fut fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. » (1 Corinthiens 2 :1-5)

Notre Seigneur a été mis au nombre des transgresseurs mais l’écriteau mis sur Sa croix, au-dessus de Lui Le distinguait des autres, et cela pouvait être lu et compris par tout le monde. Il n’est donc pas entré dans la mort comme un malfaiteur, mais comme le Roi des Juifs.

Même si notre Sauveur a du souffrir hors de la ville, même si Il a du supporter les reproches que nous avions mérités, cependant, alors qu’Il a dit : « Tout est accompli », Il a été honoré comme Roi dans Sa mort : « Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment ; et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu’il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ? On a mis son sépulcre parmi les méchants, son tombeau avec le riche, quoiqu’il n’eût point commis de violence et qu’il n’y eût point eu de fraude dans sa bouche.» (Esa 53 :8-9)

L’envie et la jalousie sont aussi cruelles que l’enfer. Nous voyons dans l’Evangile de Jean que les chefs des prêtres n’étaient encore pas satisfaits de voir Jésus en train de mourir sur la croix avec une telle inscription : « Les principaux sacrificateurs des juifs dirent à Pilate : N’écris pas : Roi des Juifs. Mais écris qu’il a dit : Je suis roi des Juifs. Pilate répondit : Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. » (Jean 19 :21-22)

Il est à noter que c’est la première et unique fois que les principaux sacrificateurs sont ainsi appelés « principaux sacrificateurs des juifs. » Le Saint Esprit révélait ainsi qu’ils n’étaient plus les prêtres du Seigneur désormais : Christ est maintenant devenu notre Souverain sacrificateur. Ils n’ont pas seulement rejeté le Messie, mais quand le grand Antitype a fait l’expiation, tous les types et ombres ont été abandonnés. Leur sacerdoce, les sacrifices et tous les rituels de l’ancien testament ont été abolis : « Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir ; Il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est à dire, qui n’est pas de cette création ; Et Il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. » (Héb 9 :11-12)

Nous lisons aussi dans la même épître : « Car Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu. Et ce n’est pas pour s’offrir lui-même plusieurs fois qu’il y est entré, comme le souverain sacrificateur entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang étranger. » (Héb 9 :24-25)

Au moment même où Il accepte Sa croix, Christ nous commande : « Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. » (Mat 16 :24) Si nous suivons l’empreinte des pas de Jésus nous Le trouverons.

Dans l’épître aux Hébreux, il nous est dit pourquoi cela est si important : « Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement, de même Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut. » (Héb 9 :27-28) Sommes-nous en train de suivre Ses pas ? Est-ce que nous le cherchons ? Où voulons-nous seulement échapper à l’enfer ? Si nous recherchons Christ, nous allons suivre les traces qui nous conduisent à Lui.
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