Comment bien elever un enfant ?

Comment bien elever un enfant ?

Pour bien éduquer un enfant, il faut un retour à l’enseignement biblique. La Parole de Dieu n’est pas démodée : elle est éternelle et universelle. Elle est valable pour toutes les cultures, pour toutes les races, pour tous les temps.

Un enfant doit apporter des satisfactions et de la joie, puisqu’il est une récompense de Dieu Psaume 127 : 3 à 5. L’enfant apportera beaucoup de satisfactions si nous l’avons élevé selon les règles données par le Seigneur dans Sa Parole. Si nous ne l’élevons pas selon les conseils de Dieu, l’enfant risque de donner bien des soucis et des chagrins à ses parents. Un enfant ne s’élève pas tout seul. Ne comptez pas sur les écoles, mais chaque parent doit prendre en main l’éducation morale et spirituelle de ses enfants, et ce, dès la naissance. Mais au fait, avez-vous le permis d’élever des enfants ?

Voici cinq conseils bibliques fondamentaux:


1°/ AIMEZ VOS ENFANTS

Tu aimeras ton prochain comme toi-même : notre prochain, c’est avant tout notre enfant. Toute la loi de Dieu est dans l’amour de Dieu d’abord (de tout ton cœur, de toute ta force) puis dans l’ordre toi-même et ensuite ton prochain. Combien de cœurs ont été maltraités dans leur enfance, des pères et mères mal dans leur peau, n’arrivent pas à aimer leur enfant, car leurs blessures ne ont pas guéries, le pardon n’est pas accordé. Avant d’aimer vraiment son enfant, il faut que les cœurs brisés, blessés reçoivent la guérison intérieure.

L’Ecriture nous prévient que l’amour se refroidira. La chaleur du premier amour pour le conjoint, la tendre sollicitude pour le nourrisson vont se refroidir dans le temps et à cause de l’environnement de l’iniquité. Matthieu 24 : 12 (F.C. Le mal se répandra à un tel point que l’amour d’un grand nombre de personnes se refroidira.)

Il faudra une action puissante de l’Esprit pour que le cœur des pères et des mères revienne vers les enfants. Luc 1 : 17 Malachie 4 : 6 (FC pour réconcilier les pères avec leurs enfants.) David a continué à aimer son fils Absalom malgré sa révolte. La prostituée, devant Salomon, a été émue d’une grande compassion pour son fils. Le père a continué à avoir de la compassion pour le fils prodigue qui avait dilapidé ses biens, traîné son nom dans la honte.

Aimer, c’est garder le contact avec son enfant, lui consacrer du temps (la mère de John Wesley avait 14 enfants et elle passait une heure en tête à tête avec chaque enfant, une fois par semaine) avoir pour lui un intérêt authentique, se mettre à son niveau, prendre en compte ses soucis, savoir l’écouter et le regarder vivre. Luc 2 : 41-51 Les parents de Jésus ont perdu le contact avec leur fils de 12 ans et ils ont éprouvés de grandes angoisses.

L’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit Rom 5 : 5 Les parents ont besoin d’une vie avec Dieu, d’un renouveau constant de l’Esprit. Il faut recevoir l’amour avant de pouvoir le donner.

Si vous avez été injustes envers votre enfant, n’ayez pas peur de le reconnaître et de leur demander pardon, cela ne vous diminuera pas à ses yeux, bien au contraire. L’amour est fait d’humilité et de pardon.


2°/ ENFANTS, OBEISSEZ A VOS PARENTS

Ephésiens 6 : 1 La famille n’est pas une anarchie où chacun fait ce qu’il veut, ni même une république. Ce n’est surtout pas à l’enfant de faire la loi dans la famille. Dieu a confié les responsabilités et l’autorité au père et à la mère. Cette autorité s’exercera dans l’amour… Christ parlait avec autorité mais toujours dans l’amour.

Pour qu’un enfant obéisse, il faut que le père ou la mère donne des ordres et qu’ils soient à la portée des enfants, sinon l’enfant va être irrité. Encouragez-le quand il obéit. Ephésiens 6 : 4 (FC : Elevez-les en leur donnant une éducation et une discipline inspirée par le Seigneur.)

Par nature l’enfant n’aime pas obéir : c’est la nature humaine et pécheresse. L’obéissance s’apprend, souvent dans la douleur, elle est un apprentissage obligatoire qui doit se faire dans la fermeté mais aussi dans l’amour : Jésus lui aussi, a du apprendre l’obéissance à son Père. Hébreux 5 : 8 Si Jésus a du l’apprendre, lui le Fils de Dieu, à combien plus forte raison chaque enfant devra l’apprendre.

La désobéissance est un péché aussi grave que la divination ou la magie, et la résistance est aussi coupable que l’idolâtrie. 1 Samuel 15 : 23 Qui accepterait que son enfant pratique la magie ou l’idolâtrie ! L’enfant va tester les parents ; il commencera par faire de la résistance, puis désobéira. Avec force, il faut refuser la résistance et la désobéissance… soyez fermes avec les enfants dans la douceur si possible.

La pensée que l’enfant est roi, qu’il peut commander même ses parents est un vrai malheur pour tous. Ecclésiaste 10 : 16 Il faudra inculquer à l’enfant que ce sont les parents qui ont l’autorité et Dieu vous y aidera

Plus l’enfant est jeune, plus ce sera facile de lui apprendre l’obéissance, alors n’attendez  pas !

L’autorité parentale vient de leur propre soumission à toute autorité. Luc 7 : 8


3°/ HONORE TON PERE ET TA MERE Ephésiens 6 : 2-3

Nous souhaitons tous que les enfants soient heureux. L’Ecriture dit que le bonheur de l’enfant passe par le respect du père et de la mère. (En Français Courant : Honorer est traduit par respecter.) En fait, c’est le 5<SUP>ème</SUP> commandement, mais le 1<SUP>er</SUP> qui régit les relations humaines et qui est suivi d’une promesse de bénédiction.

Pour que l’enfant respecte ses parents, il faut qu’eux-mêmes soient « respectables ».

  1. Les parents doivent respecter leur tenue, leur langage.

  2. les parents doivent respecter leurs propres paroles : « Que ton oui soit oui, que ton non soit non ! » dit Jésus. Chaque promesse doit être tenue ! Chaque menace exécutée !

  3. chaque conjoint doit être respecté devant l’enfant. Le père ne doit jamais parler du mal de la mère devant les enfants et vice versa. Dans ce cas, l’enfant n’honorera ni l’un, ni l’autre.

  4. si Dieu n’est pas honoré, comment un enfant peut-il respecter les parents ou les autorités quelles qu’elles soient. Le commencement de la sagesse est le respect de Dieu et de tout ce qui est sacré, comme l’église, les réunions.

  5. la nature étant la création de Dieu, il faudra leur apprendre à respecter ce que Dieu a créé...


Il peut arriver que le père ou la mère ait été injuste à l’égard de l’enfant, c’est bon de le reconnaître et de demander pardon à l’enfant de cette injustice. Loin de mépriser le père et la mère à cause de cet acte d’humilité, les enfants les respecteront davantage. Jésus a dit : Laissez-moi vous instruire, car je suis DOUX et HUMBLE de cœur... Matthieu 11 : 29 La douceur et l’humilité doivent être la marque de bonnes relations entre les parents et les enfants.


4°/ EXERCEZ LA DISCIPLINE DANS L’AMOUR

  1. Si on aime un enfant, on va chercher à le corriger pour le mettre dans le droit chemin. Proverbes 13 : 24 Quand la correction est faite sans amour, il y a des risques d’injustice qui vont blesser l’enfant à vie et l’éloigner des parents.

  2. Le salut est lié à la correction car la correction détourne des pièges du péché (erreurs mortelles en Français Courant) Proverbes 23 : 13-14 Parfois pour éviter des conflits, les parents n’osent pas corriger. L’Ecriture dit d’employer « la baguette » : on ne doit pas frapper l’enfant avec n’importe quoi.

  3. La correction doit être éducative; son but est d’éloigner la folie Proverbes 22 : 15 (Les enfants aiment ce qui est déraisonnable. Quelques bonnes corrections les guériront de cette tendance ! Français Courant)

  4. Le respect des parents passera par le châtiment. Des parents qui ne corrigent pas leurs enfants, ou qui les corrigent mal, ne seront ni respectés, ni aimés. Hébreux 12 : 9-11

  5. Le châtiment appliqué selon Dieu, dans l’amour, procurera plus tard de la paix et de la joie pour l’âme, en particulier lorsque l’enfant donnera son cœur au Seigneur. Proverbes 29 : 17 (Si tu éduques sévèrement ton fils, il ne te donnera aucun souci ; au contraire, il te procurera beaucoup de satisfactions ! Français Courant) La sévérité ne veut pas dire la brutalité… certains parents sont très durs avec leurs enfants et usent de violences, ils leur parlent souvent avec colère… Dieu est pour nous un Père… et pourtant Il nous traite avec fermeté mais avec douceur.

  6. La discipline est admise et réclamée pour le bon déroulement d’un match de foot. De même, pour la bonne atmosphère dans une famille, il faut des « cartons rouges, jaunes… » des sanctions.

  7. Des interdictions non négociables si elles sont bafouées, il faut une intervention : un agent de police ne supplie pas les automobilistes de s’arrêter au feu rouge : il siffle et il verbalise.

N’oublions jamais que LA CORRECTION ET L’AMOUR sont toujours associés pour Dieu, et que la colère n’accomplit pas la volonté de Dieu.


5°/ ENSEIGNEZ LA PAROLE DE DIEU Deutéronome 6 : 1-9

  1. C’est le rôle des parents et des grands-parents v 2

  2. Cela doit se faire dans la crainte de Dieu v 2

  3. Les parents doivent mettre la parole de Dieu en pratique avant de l’enseigner v 3, ils doivent être eux-mêmes un modèle visible pour leurs enfants.

  4. La mise en pratique de la Parole rend heureux, et l’enseignement doit se faire dans le bonheur v 3

  5. L’enseignement doit se faire dans l’amour v 5

  6. Il n’y a qu’une seule autorité dans cet enseignement, celle de Dieu v 4

  7. L’enseignement doit se faire par les yeux, par les oreilles. Il doit se faire sans relâche, tous les jours.


La parole de Dieu est une semence qui produira son fruit Galates 6 : 7-9 mais à condition de semer régulièrement sans se décourager surtout avec les enfants. Si un terrain n’est pas ensemencé avec de la bonne semence, il y poussera des ronces et des épines.

Si nous ne semons pas la bonne parole de Dieu dès le plus jeune âge, l’adversaire, le Diable viendra semer son ivraie dans le cœur des enfants, et lui ne tardera pas à le faire. Matth 13 : 24-30 Ne lui laissons pas l’avantage, semons le plus vite possible et le plus souvent possible.


C’est pourquoi nous conseillons d’enseigner l’enfant le plus tôt possible dès qu’il est en âge d’écouter, même s’il ne comprend pas tout de suite, il comprendra plus tard. Il faut que les parents fassent UN CULTE CHAQUE JOUR AVEC LEURS ENFANTS. Au cours de ce culte, ils pourront lire un passage de la Bible, ou raconter un récit biblique, avoir un échange puis avoir un moment de prière. Ce culte sera adapté quant à la durée, aux paroles, et au contenu à l’âge des enfants.


Voici les dernières paroles de Moise : Prenez à cœur toutes les paroles que je vous conjure AUJOURD’HUI DE RECOMMANDER A VOS ENFANTS, afin qu’ils observent et mettent en pratique toutes les paroles de cette loi. CAR CE N’EST PAS UNE CHOSE SANS IMPORTANCE POUR VOUS, C’EST VOTRE VIE ! Deutéronome 32 : 46-47

7 commentaires
  • Claire Marie Moïse Il y a 2 années

    Ecrivez un commentaire...Amen , moi en tant que future maman , je prends beaucoup d note.
  • Jopole Il y a 3 années, 2 mois

    Certains pourraient dire qu’il ont eu la fessé, qu’il ont étés frappés étant enfant et qu’ils n’en sont pas mort, pourquoi donc changer ? Certes, (même si cela arrive quelques fois hélas) mais pourquoi utiliser un fonctionnement délétère et négatif qui créé des tensions dans le foyer et des blessures parfois profondes sur le long terme, pour une autre solution positif, et bienveillante reflétant l’amour d’un père et non sa colère ? N’est-ce pas là le véritable coeur du Père, la bienveillance envers son enfant voulant une relation de coeur à coeur ? Quel image donne-t-on du Père céleste? Elle sera forcément influencé par l’image du père terrestre et par la manière dont il l’aura éduqué son enfant. Voici la véritable traduction: « Fais preuve d’autorité envers ton enfant et tu le sauveras de la mort. » Un livre chrétien que je recommande sur ce sujet: Danny Silk "Aimer nos enfants intentionnellement" Danny et Sheri Silk exercent en tant que pasteurs à l’Église de Béthel à Redding en Californie. Ils sont parents de trois enfants et grands-parents. Ils sont passionnés par le thème des relations familiales, de la psychologie, du développement personnel. Ils donnent de nombreux enseignements et conférences chaque année. Dans ce livre, ils nous apportent une approche chrétienne de l'éducation non-violente dans la sensibilité des ateliers. "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent." C'est un outil concret pour renouveler les relations parents/enfants et permettre un climat de paix dans la famille. « La crainte n’est pas dans l'amour, mais l'amour parfait bannit la crainte ; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n'est pas parfait dans l'amour." 1 Jean 4, 18 http://premierepartie.com/danny-silk-aimer-nos-enfants-intentionnellement.html
  • Jopole Il y a 3 années, 2 mois

    « Ta houlette et ton bâton me rassurent » Ps. 23. C’est l’autorité là aussi, mais on oublie souvent ce passage, c’est pourtant le même mot qui est utilisé. Comment frapper pourrait être rassurant ? La peur ne produit jamais rien de bon et elle ne vient pas de Dieu. Par contre l’Ennemi utilise souvent la peur pour faire douter de l’amour du Père envers ses enfants. Le bâton ne sert pas à frapper les agneaux mais à les ramener sur le bon chemin ! Un agneau est bien trop fragile, jamais un berger ne le frapperait, mais il le tire vers lui avec ce même bâton (qui courbé sur le haut comme un crochet). Frapper est réservé aux bêtes sauvages qui veulent du mal aux brebis. On utilise donc ces versets pour cautionner la violence corporelle aux enfants mais ce n’est pas du tout biblique d’utiliser la violence et le chantage pour éduquer. Il y a d’autres solutions qui fonctionnent très bien, comment avoir de l’autorité sans chantage ou autre forme de châtiment corporel. La violence donne une apparence de solution sur le moment mais sur le long terme elle est destructrice et va développer chez l’enfant un sentiment d’insécurité, d’injustice et de rébellion envers ses parents, ce qui est un peu logique quand on y réfléchit: les parents disent qu’il ne faut pas frapper les autres pour obtenir ce que l’on veut, que la violence ne résout rien; mais eux utilisent cette même violence sur leur enfant. « Je n’aime pas le faire mais c’est pour ton bien ». Comment la violence peut produire quelque chose de bien? Ce n’est pas un discours cohérent et l’enfant est très sensible à toute forme d’injustice et en quête de sens dans tout ce qu’il vit.
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