Comment Jésus considérait-il les Ecritures ?

Comment Jésus considérait-il les Ecritures ?

Seule la réponse à cette question nous donne une saine conviction de l’autorité des Saintes Écritures. Ce que Jésus a dit d’elles et ce qu’il a fait avec elles est plus important que tout autre critère, traditionnel ou pas. Dans la Bible, l’expression « les Écritures » désigne d’abord le corpus des livres de l’AT, puis celui de l’AT et du NT ensemble (2 Pierre 3.16). 

Pour Jésus, se plonger dans les Écritures, c’est s’occuper des affaires de son Père

L’Évangile rapporte qu’à l’âge de douze ans, au lieu de suivre ses parents après une Pâque, Jésus reste à Jérusalem où ils ne le retrouvent qu’au bout de trois jours (Luc 2.41-51). Qu’est-ce qui a pu le retenir si longtemps ? Sa réponse résume le rapport qu’il aura avec l’Écriture : pour la première fois il parle de s’occuper des affaires de son Père, et il le dit au sujet de ces jours passés avec les docteurs de la thora. Il écoute, il questionne, il répond ; lui qui n’a pas étudié (Jean 7.15) fait des réponses d’une sagesse stupéfiante. En disant plus tard à ses parents : « Pourquoi me cherchiez-vous ? », l’enfant Jésus dit le pourquoi de son engouement : ces Écritures sont celles de mon propre Père céleste ! C’est sans doute progressivement que Jésus avait pris conscience de qui il était, lui qui venait d’en haut (Jean 8. 23). Ici, il a retrouvé dans les Écritures la voix et la volonté paternelle. 

Jésus se confie à ce qui est écrit

Au désert Jésus est tenté par le diable (Matthieu 4.1-11). C’est une confrontation - nous dépassant largement - entre Christ qui est Fils de Dieu, et Satan qui n’ignore pas cela. Or Jésus ne lui dit pas : je te dis que… mais : "il est écrit : l’homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu" (Matthieu 4.4). Trois fois, face au mal, Jésus confie sa sécurité à une parole de l’Écriture. 

N’importe qui peut dire « il est écrit ». Mais Jésus le dit en une situation phare : la tentation dont l’issue va renverser celle de Genèse 3.1-6. En triomphant du tentateur, Christ entame la rédemption de ceux qui avaient cédé au tentateur. Or il remporte ce triomphe par le poids de l’Écriture, montrant ainsi qu’elle n’est pas inerte, mais qu’elle a une vertu divine dans le monde spirituel. 

Pour Jésus, ce qui est écrit résulte de la bouche de Dieu

Il prend en compte le fait que le texte a des auteurs, des compilateurs, des conservateurs humains, cependant il affirme : ce qui a été écrit par les prophètes vient de plus haut, de la bouche de Dieu. N’avez-vous pas lu dans le livre « de Moïse » ce que « Dieu » dit ? "(Marc 12.26). Pour Jésus les mots "parole de Dieu" désignent parfois l’oral (Luc 8.11) parfois l’écrit (Matthieu 15.6), et les expressions "Dieu a dit" (Matthieu 15.4) et "Moïse a dit" (Marc 7.10) sont interchangeables. Si pour Jésus le texte est de Moïse, est-ce par tradition ? N’est-ce pas plutôt parce qu’il sait ce dont il parle, lui qui connaît Moïse (Luc 9.30) ? C’est la chose à bien retenir : pour Jésus, l’Écriture sort de la bouche de Dieu. La bouche de Dieu est en amont du vécu de foi en Israël, et l’Écriture n’est pas une formulation mythifiée de ce vécu. 

Pour lui-même, et pour nous, Jésus considère que l’Écriture est fiable

Dans le texte des Évangiles, Jésus se réfère plus de 60 fois aux Écritures. S’il le fait, ce n’est pas par conformité aux standards de son époque. C’est par souci de donner aux disciples le bon exemple. Et c’est par une authentique confiance personnelle dans ce que Dieu a fait écrire. Il montre cela en permanence (enfant, au désert, quand on le conteste, sur la croix, une fois ressuscité) : non seulement l’Écriture est fiable au profit des hommes, mais elle doit s’accomplir dans sa vie à lui, Jésus. Cela donne encore plus de poids à ce qu’il dit quand il se réfère à l’Écriture : il en parle comme étant d’origine surnaturelle. Pour Jésus, les Écritures sont identiques à ce que Dieu a dit, et pour cela elles sont toujours vraies, sans faille ni erreur (si elles sont interprétées sans raccourcis). 

Jésus a dit : l’Écriture ne peut être abolie

Selon lui, elle fait autorité et nul ne peut dissoudre cela, car elle est de Dieu, vivante et permanente (ce que Pierre écrira, 1 Pierre 1.23). Elle est la vérité et non un support relatif de la vérité, Jésus dit bien : l’Écriture ne peut être abolie (Jean 10.35). On trouverait évident qu’il dise : le Verbe éternel ne peut être aboli. Mais non, il identifie parole écrite à parole céleste. Jésus affirme le lien entre Écritures et puissance de Dieu : aux Sadducéens, qui par exemple nient la résurrection des morts (Marc 12.18-26), il ne répond pas : demandez à la veuve de Naïn (Luc 7.11-15), mais : "n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse ce que Dieu lui a dit ?" Concernant Dieu, l’au-delà, le bien et le mal, le sens de la vie, etc. Jésus cautionne l’Écriture et aucune autre révélation. 

Jésus se sait ‘présent’ dans les Écritures

Il leur donne la plus noble des cautions : "elles rendent témoignage de moi" (Jean 5.39-40), et : Moïse a écrit à mon sujet (46). Que Jésus est sujet des Écritures, il l’a dit pendant son ministère. Plus impressionnant encore, il l’a redit après sa résurrection : "il fallait que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les Psaumes" (Luc 24.44). C’est à dire, les Écritures ont Christ pour sens. Enseigné par Jésus, Pierre écrira même : c’est l’Esprit de Christ qui était en eux, qui attestait aux prophètes anciens ce qu’ils ont perçu du Messie, et le message qu’ils ont eu à servir (1 Pierre 1. 10-12). 

Conclusion

Normalement, les chrétiens sont convaincus de la pleine autorité des Saintes Écritures. Mais ils doivent savoir s’ils ont cette conviction seulement parce qu’elle est traditionnelle, ou parce que Jésus l’avait. 

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