Comment vivre l’amour et la grâce en famille, à l’église, dans la société? N°1

Comment vivre l’amour et la grâce en famille, à l’église, dans la société? N°1
Un vrai challenge à relever !

Comment ?

La Bible nous offre des pistes ou plutôt des bases solides pour bien vivre et être heureux dans ces différentes sphères. Elles concernent toute notre vie relationnelle d’homme et de femme, quels que soient notre âge, notre statut, notre lieu de vie, notre niveau social, notre position dans la famille et dans l’église.

Examinons quelques thèmes clés pour vivre d’une façon heureuse et harmonieuse dans la famille, l’église et la société.

Amour et Grâce : voilà le fondement et le moteur de toute bonne relation

Comme exemple dans la Bible nous trouvons

• l’image de la relation entre Dieu le Père et Jésus, le Fils : " Dieu aime le Fils " (Jean 3,35),
• l’image entre Dieu et les peuples : " Dieu a tant aimé le monde " (Jean 3, 16),
• l’image de la relation entre le Seigneur et ceux qui croient " Christ nous a aimé, s’est livré lui-même ".
C’est l’amour dont Dieu nous aime qui nous appelle à l’aimer en retour et à aimer notre prochain.

" …tu aimeras le Seigneur ton Dieu…, tu aimeras ton prochain comme toi-même " (Marc 12, 29-31).


1. Comment vivre pratiquement l’amour et la grâce ?

Famille
Dans le couple, c’est l’amour et le respect réciproques qui seront le fondement de la relation mari et femme (Eph 5, 22, 25, 28, 33).
Quelques façons de se manifester concrètement l’amour :

• passer du temps ensemble et avoir quelques activités communes,
• se parler de son vécu au quotidien, de ses soucis, de ses espoirs, de ses rêves,
• se réserver de temps à autres des soirées privilégiées,
• rester attirant l’un pour l’autre,
• vivre joyeusement une vie sexuelle harmonieuse qui répond aux désirs et besoins de chacun,
• Se dire et se redire souvent « je t ‘aime ».

S’il y a des enfants c’est cette harmonie qui va leur donner la sécurité nécessaire pour construire leurs vies. Ils sont des êtres en devenir qui ont des besoins fondamentaux d’amour, de sécurité, d’appartenance.

Cela veut dire :
• accepter l’enfant tel qu’il est,
• l’aimer pour ce qu’il est et non pour ce qu’il fait,
• passer du temps avec lui pour l’écouter,
• s’intéresser à ses centres d’intérêt,
• savoir aussi poser les limites.

L’enfant se sentira en sécurité, il sentira qu’il compte, qu’il a de la valeur et cela développera chez lui la confiance dans les autres et en Dieu.

Eglise
Dans cette sphère, c’est l’amour fraternel qui est le fondement des relations entre chaque membre de l’Eglise. Relisons la 1er épître de Jean .

L’apôtre affirme et insiste pour nous faire comprendre que c’est vraiment le plan de Dieu que nos relations soient basées sur " l’amour que Dieu verse dans nos cœurs " et que nous avons à nous manifester les uns aux autres. Il dit même que l’amour entre nous est une preuve que nous aimons Dieu (1 Jean 4, 20-21).

Il est essentiel de vivre la grâce au sein de l’église en pratiquons le pardon réciproque. C’est une faveur non- mérité, que nous avons tous reçue de Dieu.

Ephésiens 4. 7 : " Mais a chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ ".

C’est un manque de grâce qui divise nos familles et nos églises.

Société
C’est un privilège que Dieu nous a donné de transmettre cet amour la où nous vivons dans nos villages, nos villes, notre lieu de travail, notre société toute entière.

Elle concerne toutes les relations de collègues, voisins, amis, relations sociales, scolaires, professionnelles, politiques.
Quelques exemples :
• pratiquer l’entraide avec les voisins,
• participer aux fêtes du village,
• s’intégrer dans une association laïque

Aimer son prochain reste toujours la norme quelles que soient nos relations.

Toutes les relations, qu'elles soient, dans la famille, dans l’église dans la société s’inscrivent dans un cadre déterminé. Pour fonctionner tout groupe posséde une organisation dans laquelle le rôle, la fonction, l’autorité, les responsabilités de chacun sont clairement définis.


2. Responsabilité de chacun dans ces trois domaines

Famille
Le mari est le chef du foyer.
La femme est son vis-à-vis, son aide, son “Ezer”, mot hébreu, utilisé dans le texte de Genèse 2.18 et dans le Psaume 46. 2.
Ensemble ils tracent les objectifs pour leur famille et le mari a la responsabilité devant Dieu de coordonner des régles de fonctionnement claires pour qu’ils soient atteints (Eph. 5).
L’un et l’autre ont une place, un rôle, des missions différentes et sont responsables de les remplir dans un respect mutuel (Tite 2, 1-8).
Les parents ont autorité sur les enfants. Ils ont la charge de les éduquer, de les former, de les enseigner pour les amener à être des adultes libres, indépendants, responsables, confiants et épanouis dans leur relation à Dieu et aux autres. Ils posent les repères, les jalons et les limites qui lui permettent de savoir comment et où se diriger. C’est le premier sens de la discipline.
Ils doivent veiller à ne pas user d’une autorité mal comprise et abusive qui pourrait les décourager (Col 3, 21).
Les enfants sous l’autorité des parents leur doivent obéissance. Les enfants adultes sont exhorter à honnorer et respecter leurs parents. (Eph 6, 1-3).

Eglise
Les pasteurs et les anciens ont une grande responsabilite devant Dieu.

Comme des bergers, prenez soin du troupeau de Dieu qui vous a ete confie. Veillez sur lui, non par devoir, mais de plein gré, comme Dieu le ésire. Faites-le, non comme si vous y étiez contraints, mais par dévouement. N’exercez pas un pouvoir autoritaire, sur ceux qui ont été confiés à vos soins, mais soyez les modèles du troupeau.” 1 Pierre 5. 2-4

Quelle responsabilité d’être un responsable dans l’église! L’autorité ne s’impose pas, elle se gagne.
Ces relations voulues par Dieu ne peuvent fonctionner que si elles se réalisent “dans la soumission les uns aux autres dans la crainte de Christ” (Eph 5, 21).

Société

Quant aux autorités qu'elles soient politiques, sociales, scolaires, professionnelles, sportives, associatives... la régle générale est de prier pour eux, de les respecter; et de leur être soumis, s’ils ne nous demandent pas d’agir en contradiction avec ce que Dieu nous demande (Ro 13, 1-7). L’écriture met une limite si les autorités sont contre Dieu ; “obéïr à Dieu plutôt qu’aux hommes” (Actes 5, 29).
Une précision quant au mot “soumission” connoté très négativement, il doit être compris non comme oppression, écrasement mais comme respect de la position de l’autre.
Dans le cadre des relations scolaires, soyons des modèles pour nos enfants en respectant nous-mêmes le corps enseignant et en leur apprenant dèjà à respecter cette première autorité qu’ils rencontrent dans la société.
Les relations dans le travail, salariés et dirigeants décrites par Paul dans les textes d’Eph 6, 5-9 et Col 3, 22-25, nous rappelle que nous devons bien faire notre travail.

Les associations ne peuvent fonctionner, qu’avec un président ou un responsable qui coordonne les activités et est garant de l’ordre et de la place de chacun.


3. Dialogue et Ecoute sont les éléments essentiels pour bien vivre ensemble dans la famille, église et societé

Ce sont deux autres attitudes intimement liées l’une à l’autre qui favorisent largement le bien vivre ensemble. Se parler les uns les autres, s’écouter, dialoguer, parler clairement des situations vécues évite bien des “mal-entendus”:

Voici les attitudes a développer pour garantir les bonnes relations en famille, dans l’église et en societé :

• se respecter,
• être compréhensif,
• écouter sans juger,
• lutter contre les préjugés,
• considérer l’autre “supérieur à soi-même”,
• désirer le bien de l’autre.


4. Résolution des Conflits et Pardon vont determiner la qualité de nos relations

Notre égocentrisme nous pousse souvent à penser à nous-même, à nos désirs égoistes, et cela engendre les conflits dans nos relations humaines (famille, église, societé) Jér 17, 9 et Jc 4, 1.

Le non-respect des droits et des devoirs de chacun, une mauvaise attitude de dialogue et d’écoute, entrainent irritations, malentendus, conflits, discordes, rivalités, jalousies, colère, et un grand découragement.

S’il y a un chemin à suivre pour gérer la colère (Eph 4, 26), il faut dialoguer et essayer de trouver un compromis, puis décider de pardonner réciproquement.

Dieu est un Dieu de pardon. Il l’a manifesté en envoyant son fils Jésus-Christ, qui par son sacrifice à la croix garantit le pardon de Dieu à tous ceux qui mettent leur foi en Lui.
Le Seigneur nous demande de pardonner comme nous avons été pardonnés (Co, 3, 13 ; Ep 4, 32).

Quelques mots sur le processus du pardon :

• pardonner est tout d’abord un acte de volonté
• reconnaître l’offense qui nous a été faite, la blessure, la perte que nous en éprouvons et la nommer; ainsi nous savons ce que nous pardonnons
• accepter la perte qui nous a été infligée et que nous vivons (par exemple : perte d’un être cher dans un accident de voiture, honneur bafoué dans une situation de calomnie, amitié perdue, biens matériels détruits, etc...)
• choisir de renoncer au droit de se venger et décider de pardonner
• si possible se réconcilier, si l’offenseur ne s’y oppose pas.

Autant que possible, et dans la mesure ou cela dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes.” ( Romains 12,18).

Suite de cet article le mois prochain...

En partenariat avec www.famillejetaime.com




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