Confesser... Intercéder...

" Confesser donc vos fautes l'un à l'autre, et priez l'un pour l'autre, de sorte que vous soyez guéris. La fervente supplication du juste peut beaucoup ". Jacques 5.16


Jacques attire particulièrement notre attention sur la qualité des relations que les croyants entretiennent entre eux. Dans chaque chapitre, il nous met en garde d'une manière très précise, et souvent brutale, pour que nous ne nous laissions pas aller à de mauvais sentiments, mais qu'au contraire par notre douceur et notre amour, nous manifestions la vie de Christ envers ceux qui nous entourent.

A la fin de sa lettre, Jacques nous invite à confesser nos fautes l'un à l'autre. Voilà bien un de ces versets de la Bible sur lesquels nous glissons rapidement sans réaliser les enseignements qu'il comporte. Nous le disons pour nous-mêmes en premier lieu. Notre tendance profonde est de cacher ce qui risque de nous dévaloriser, nous et nos proches, aux yeux des autres, et par conséquent de nous contenter de reconnaître aussi secrètement que possible nos fautes devant le Seigneur.

Remarquez qu'il ne nous est pas demandé de les mettre sur la place publique, ni devant toute l'assemblée réunie. C'est l'un à l'autre que nous devons confesser nos fautes : je vais trouver un frère dont je connais la discrétion et dont je pense qu'il marche avec le Seigneur, un ancien peut-être, et je lui expose ce qui pèse sur ma conscience.

La confession s'impose aussi dans un autre cas : pour réparer le tort que j'ai pu faire à un frère, par exemple par des paroles inconsidérées. Je les lui confesse pour obtenir son pardon, et pour essayer de réparer le mal que j'ai fait.

Dans les deux cas, la confession me conduit à m'humilier et me met à ma vraie place devant Dieu et les hommes.

Outre le secours que je reçois en m'ouvrant ainsi à mon frère, je lui deviens accessible. Mon frère peut alors agir, non pas comme un juge ou comme quelqu'un qui aurait le pouvoir de me donner l'absolution, mais comme un intercesseur : il supplie Dieu pour moi, en particulier pour que mes fautes n'entraînent pas de conséquences catastrophiques pour les autres, ni éventuellement pour moi-même. C'est ainsi que la guérison spirituelle peut intervenir, avec souvent des conséquences positives sur la santé du corps ou les relations familiales ou fraternelles.

Extrait de la revue " Plaire au Seigneur à tous égards " 2010

En partenariat avec : www.famillejetaime.com


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