Sois tranquille

Sois tranquille

« Abandonnez votre anxiété. Soyez tranquille et réalisez que Je suis Dieu. Je suis Dieu au-dessus de toutes les nations, et je suis exalté sur toute la terre. » Psaumes 46.10 (Version traduite de The Passion Translation)

J’ai vécu ces derniers mois, même cette dernière année, une période d’anxiété intense. Tellement intense que j’avais parfois l’impression de suffoquer, que je n’allais pas réussir à surmonter les épreuves que je traversais.

Sans Dieu, sans Son amour, je n’aurais pas réussi à me relever de cette période éprouvante.

Il y a quelques années, les médecins ont mis un mot sur des années de souffrance que je vivais : l’endométriose. Une maladie peu connue il y a quelques temps, mais qui se fait malheureusement de plus en plus connaître, touchant de nombreuses femmes, laissant sur son passage des corps et des cœurs meurtris, des couples brisés, de la peur, de l’incompréhension… et l’infertilité.

Deux opérations plus tard et après plusieurs années « d’essai bébé », mon mari et moi avons décidé de nous tourner vers la PMA (Procréation Médicalement Assistée). C’était une course contre la montre dans notre cas, car l’endométriose gagnait du terrain, allant plus vite que nous et que notre désir d’enfant. 

Un véritable combat avait lieu dans mon corps, dans nos vies, dans notre mariage, dans nos pensées, dans notre foi. Un combat bien difficile, mais toujours victorieux par la grâce de Dieu. 

Revenons à l’anxiété dont je vous parlais, anxiété que j’ai appris à abandonner pour pleinement m’appuyer sur celui qui tient ma vie entre ses mains. Elle est venue frapper à la porte de mon cœur tant de fois, enfonçant même la porte tel un voleur venant dérober la paix, la joie et la foi.

Elle a forcé la porte de mon cœur le jour où le médecin m’annonça qu’on devait m’enlever une trompe si je voulais avoir une chance de tomber enceinte. Ou encore lorsque, suite à de nombreuses analyses médicales, le médecin m’annonça encore l’éventuelle présence d’une maladie auto-immune dans mon corps. 

Je n’en pouvais plus de ces semaines et mois de mauvaises nouvelles. Je me sentais tellement diminuée, dévalorisée et démunie face à tout ça. Et nous n’avions pas encore commencé le parcours de PMA !

J’ai finalement obtenu la victoire sur ces longs mois de mauvaises nouvelles et sur ce combat contre la mort (dans mon corps) quand, en fin d’année, un spécialiste en médecine interne me déclara que « tout allait bien » et que j’allais enfin pouvoir démarrer la FIV (Fécondation In Vitro).

C’est alors un autre combat qui allait commencer ! Mais un combat qui en vaut tellement la peine, celui de la VIE. 

C’était donc parti pour les dizaines de piqûres dans le ventre, les montées d’hormones, les nombreux allers-retours à l’hôpital, les montagnes russes émotionnelles, les dizaines de prises de sang (encore des piqûres !), et encore cette anxiété qui venait frapper à mon cœur.

Je me souviens avoir pleuré le jour de la ponction d’ovocytes (sous anesthésie générale), quand la gynécologue m’a dit qu’elle avait pu prélever 4 ovocytes, alors que je l’avais entendu dire à ma voisine de chambre qu’elle en avait eu 19 ! Je me suis encore une fois sentie diminuée, pas assez bien. Mais alors que je pleurais à chaudes larmes, Dieu m’a rappelé cette prière que j’avais faite : « Seigneur, toi qui es l’auteur de la vie, je t’en prie, fais qu’il y ait la quantité d’embryons qu’il faut. » Il m’a rappelé cette prière pour me rassurer en me disant : « Sois tranquille et sache que Je suis Dieu. Fais-moi confiance. »

Trois jours plus tard, on me transférait un bel embryon dans mon utérus. Ce moment restera à jamais gravé dans nos cœurs. Ce moment où la vie prenait place en moi. Ce moment que j’avais attendu durant toutes ces années. 

Après l’étape du transfert d’embryon vient la période d’attente. Une « longue » période de douze jours avant de savoir si la FIV a fonctionné ou pas. 

Les montagnes russes émotionnelles ont recommencé et l’anxiété est revenue. Mais Dieu, à chaque moment de doute, de peur, a ramené Sa paix, me rassurant au travers d’un verset, d’un chant, d’un mot…

Si tu tiens la main de Dieu, si tu restes au creux de ses bras, à l’ombre de ses ailes, alors l’anxiété ne peut subsister. Car l’amour parfait bannit la crainte. 

 

C’est avec une immense joie que j’ai appris que j’étais enceinte. Notre petit embryon s’était accroché ! 

Je ne réalisais pas ! Il était là notre bébé miracle. Mon cœur débordait de reconnaissance envers Dieu pour cette vie qui grandissait en moi. Mon cœur débordait d’amour pour ce petit trésor que j’imaginais déjà dans mes bras.

J’étais ENCEINTE ! Cette vérité venait faire taire les paroles de l’ennemi qui me disaient que je ne serais jamais enceinte. 

Mais le combat n’était pas terminé. A un mois et demi de grossesse, j’ai fait une fausse couche. 

Pourquoi ? Pourquoi moi ? Je me perdais sous une avalanche de questions, d’incompréhension, de colère, de tristesse, de désespoir. 

Ce n’était pas « juste un embryon » mais notre bébé…

Je suffoquais à nouveau, ne sachant même plus quoi dire à Dieu, quoi dire à mon mari, quoi penser. 

Et c’est là, dans les épaisses ténèbres qui m’entouraient, que Jésus, Le Prince de paix, est venu me trouver. 

C’est comme s’Il avait pris mon cœur dans Ses mains et avait refermé chaque blessure, emportant tous mes pourquoi, toute ma douleur, toute ma tristesse. 

Je ne comprends pas tout, mais je sais que Dieu est souverain, qu’Il est exalté (élevé très haut, élevé en gloire) sur toute la terre, je sais qu’Il a été à mes côtés à chaque moment, qu’Il s’est réjoui avec moi, qu’Il a aussi pleuré avec moi. Je ne comprends pas tout, mais je sais que Dieu ne nous a jamais abandonnés et qu’Il sera toujours là, fidèle, pour nous donner un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, une huile de joie au lieu du deuil, et un diadème au lieu de la cendre.

Prière :

Père, je te remercie pour toutes les fois où Tu as ramené Ta paix dans mon cœur alors que tout autour de moi semblait s’effondrer. Merci car Tu me portes, Tu me tiens et Tu ne me lâches pas. 

Seigneur je Te prie pour tous ceux et celles qui sont dans une tempête, fortifie-les. Et je prie particulièrement pour chaque femme, chaque couple qui fait face à l’infertilité : Tu restaures ce qui est brisé et Tu guéris. Je te prie pour les couples qui ont vécu la perte d’un enfant : donne-leur un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, une huile de joie au lieu du deuil. Que Ta guérison soit leur portion. 

Amen !




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12 commentaires
  • leanatipveau Il y a 1 jour, 9 heures

    Dieu est au contrôle, merci pour ce puissant témoignage rempli de force et d'espoir. 🤍
  • Kwémuru Il y a 1 semaine, 3 jours

    Merci pour votre témoignage. Il me remplit d'espoir. Dieu est souverain. Il connaît ma vie, mes difficultés. Il m'a libéré. Il agira là où il faudra. Je lui suis reconnaissante. Merci Seigneur de m'aimer. Merci pour cette grande paix. Gloire à toi. Amen 🙏🙏🙏🙏
  • Ninj Il y a 1 semaine, 3 jours

    MERCI pour ce courageux témoignage , Davina . Oui nous ne comprenons pas toujours tout ce qui nous arrive…Dieu est souverain mais Il est aussi un Papa rempli d’Amour qui nous accompagne, nous soutient , nous porte dans l’épreuve puis nous guérit , nous console et nous rend la paix et la joie … C’est ce que j’ai vécu après avoir perdu ma fille , elle même maman de deux petites filles de 4 et 7 ans , dont Il prend soin depuis 4 ans ..,
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