Devenir l'amie de son mari N°8

Devenir l'amie de son mari N°8
Une vis‑à‑vis semblable à lui : Une vis‑à‑vis, non un marchepied...

Soutenir son mari et accepter de faire de lui le chef du foyer ne veut pas dire avoir une attitude de «paillasson» ! Au contraire, cela requiert intelligence, force et maîtrise de soi. Une mauvaise interprétation du rôle d’aide peut conduire la femme à se rebeller ou à devenir apathique. N’ayant pas le rôle de leader, elle se déconsidère parfois et se désengage. A tort, elle s’imagine que le plus grand cadeau qu’elle puisse faire à son mari est de s’effacer. Cette attitude ne correspond en rien au plan de Dieu. Il n’a pas dit comme beaucoup semblent le croire: «Je lui ferai une aide inférieure à lui», mais bien «semblable à lui».

Cette égalité se révèle à Golgotha où le même sang a coulé pour donner aux hommes comme aux femmes le pardon et la vie éternelle. L’apôtre Pierre le souligne: les épouses sont «co‑héritières de la grâce» (1 Pierre 3:7) et doivent, à ce titre, être honorée par leurs époux.
Dans le plan divin, l’homme et la femme sont dotés de forces différentes et complémentaires ils ont chacun un rôle à jouer. Dieu les aime d’un amour tout aussi intense même s’il leur a confié des fonctions distinctes. Pour que la femme prenne sa place, elle doit réaliser que son rôle est indispensable à la réussite du couple. C’est tout l’opposé d’une tâche mineure dans laquelle elle aurait été cloisonnée.

Un théologien contemporain, Alfred Kuen, dans son livre « La femme dans l’Eglise » nous affirme qu’on ne peut pas prétendre que la femme est inférieure à l’homme sous prétexte qu’elle a été créée pour être une aide (Genèse 2.18) (Ezer en hébreu). En effet, ce terme d’Ezer est utilisé lorsque Dieu vient au secours d’Israël: il ne contient pas de relation d’infériorité. En fait, il existe quatre autres termes hébreux contenant une notion de subordination pour traduire le mot aide. Mais lorsque Dieu se constitue aide de l’homme, ce n’est pas juste pour lui donner un petit coup de main afin qu’il puisse mieux réaliser ses plans:

‑ Il le délivre (Exode 18:4).
‑ Il rend ses mains puissantes contre ses ennemis (Deutéronome 33:7) et le sauve (v. 27, 29).
‑ Il le protège comme un bouclier (Psaumes 33:20).

Tous ces passages utilisent le mot Ezer pour décrire le rôle de Dieu. Il est notre aide car il nous inspire, nous conseille, et nous épanouit dans tous les domaines de notre personnalité ! C’est de cette façon que la femme peut remplir sa mission auprès de son mari. «Ce n’est pas une adjointe subordonnée qui complète l’homme en ajoutant son grain de sel. Mais elle est appelée à être une vis‑à‑vis sur le même niveau, à part égale, semblable tout en étant différente. Elle peut être aide et vis‑à‑vis dans tous les domaines de la vie et du ministère du couple, en donnant un avis différent. »*

* La femme dans l’Eglise, d’Alfred Kuen (éd. Farel), cité avec l’autorisation de l’auteur
 

Mise en page par Marianne Dubois

Cet enseignement est gratuitement à votre disposition en vidéo sur le site :
www.carlobrugnoli.net



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