Dieu est attiré par la faiblesse

Dieu est attiré par la faiblesse

2 Corinthiens 12:10

C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort.

1 Corinthiens 1:27 Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes;

Quelques exemples bibliques :

Toute la Bible est remplie de cette vérité et nous montre que Dieu se manifeste souvent pour ne pas dire toujours dans notre extrême faiblesse.

Il est aussi attiré par cette faiblesse plus que par nos capacités et nos possibilités humaines.

Nous ne pouvons donc nous arrêter qu’à quelques exemples pourtant significatifs et représentant tous les autres.

Exode 2:24 Dieu entendit leurs gémissements, et se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob.

Plusieurs siècles ont été nécessaires pour que le peuple s’accroisse numériquement.

Mais ce temps a aussi été nécessaire pour leur affaiblissement.

Ils étaient maintenant esclaves du pouvoir égyptien, sans force et sans moyens. Sans armée et donc sans possibilité de révolte.

C’est aussi par un homme sans moyens et sans armée que Dieu va délivrer son peuple sur la seule base de l’alliance dont il se souvient.

Pouvons-nous nous imaginer cet homme à la langue embarrassée (bégaiement ou cheveu sur la langue ?) s’adresser au peuple et ensuite aux grands de Pharaon habitués à recevoir des plénipotentiaires éloquents ?

Tout est faiblesse et c’est au travers de toute cette faiblesse que Dieu va manifester sa force !

1 Samuel 17:8 Le Philistin s’arrêta; et, s’adressant aux troupes d’Israël rangées en bataille, il leur cria: Pourquoi sortez-vous pour vous ranger en bataille? Ne suis-je pas le Philistin, et n’êtes-vous pas des esclaves de Saül? Choisissez un homme qui descende contre moi!

Une force terrible est ici déployée face à Israël.

Un Israël gouverné par un roi déjà décadent et en perte de vitesse sur le plan de la foi.

Un Israël tremblant et incapable de relever un tel défi.

Sans doute espère-t-il que le temps va arranger les choses, mais chaque matin le même défi revient, et la même faiblesse est affirmée.

La faiblesse est prouvée sans être avouée et confessée.

Comme pour Moïse, le salut vient d’un jeune homme pour ne pas dire un enfant. Il n’est ni grand ni fort, et dans cette situation, sa beauté plaide plutôt en sa défaveur.

Il n’a ni armure ni ossature mais, faute de mieux, Saül le laisse aller au combat (sans doute pense t-il : à la mort certaine).

Juges 6:11 Puis vint l’ange de l’Eternel, et il s’assit sous le térébinthe d’Ophra, qui appartenait à Joas, de la famille d’Abiézer. Gédéon, son fils, battait du froment au pressoir, pour le mettre à l‘abri de Madian.

Le seul acte d’héroïsme que nous trouvons ici est de mettre à l’abri ce qui peut être sauvé.

Imaginez-vous ces gens qui travaillent dur uniquement dans l’espérance de survivre ?

Il n’est pas question de s’enrichir, d’être libre, de vivre sereinement mais de survivre.

Pour beaucoup de gens aujourd’hui la vie est une survie !

C’est en réponse à leurs cris (v 7) que Dieu va leur envoyer « un héros » La première description de ce héros est curieuse.

Il est tellement certain de sa faiblesse qu’il lui faudra bien des signes avant «d’y aller »

Luc 10:33 Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit.

Nous sommes cette fois dans le N.T, car le même principe fondamental s’y retrouve.

Un homme impuissant et inconscient.

Il est côtoyé par des gens qui n’ont aucune volonté de l’aider.

C’est là, dans cette grande faiblesse et ce grand dénuement, que s’arrête le bon Samaritain.

Pour certains, ce ne sont que des ennuis et des embarras en perspective.

Il n’y a rien à gagner dans une telle situation. Tout est à donner.

Luc 15:20 Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.

Ce sont presque les mêmes mots : « Lorsqu’il le vit » « ému de compassion », bien que la situation soit ici différente.

Il est question d’un fils qui revient dans un grand dénuement, après avoir dilapidé la fortune de son Père.

Sa faiblesse et son dénuement sont tels que le Père n’hésite pas à employer cette expression « Mon fils que voici était mort »

C’est un encouragement pour tous les pécheurs mais aussi pour tous les « rétrogrades » qui reviennent dans un état de grande faiblesse.

Luc 23:42 Et il dit à Jésus: Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne.

Qu’y a-t-il de plus faible qu’un mourant ?

Un mourant exsangue, épuisé par des heures de crucifixion.

Que pourrait-il donner à Dieu, cet homme qui va rendre son dernier soupir, à qui l’on va briser les jambes pour s’assurer de sa mort ?

C’est dans le plus complet dénuement physique et spirituel qu’il s’adresse à Jésus, et c’est de lui qu’il reçoit cette assurance « Aujourd’hui même tu seras avec moi dans le paradis »

Sa faiblesse, Jésus la comprend et la reçoit.

Pourquoi Dieu est-il attiré par nos faiblesses ?

1°) Cela lui permet d’exprimer la plénitude de son amour.

Jean 15:13 Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.

2°) Cela lui permet d’exprimer la plénitude de sa puissance.

Exode 9:16 Mais je t’ai laissé subsister, afin que tu voies ma puissance, et que l’on publie mon nom par toute la terre.

3°) Cela lui permet d’exprimer la plénitude de sa grâce.

2 Corinthiens 12:9 Et il m’a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse.

Que devons-nous faire de notre faiblesse ?

Les capacités humaines sont souvent des obstacles à cause de notre caractère et de nos prétentions. Nous nous croyons si capables que nous en venons à croire que nous pouvons agir sans Dieu et sans le secours de son Esprit.

« Dieu est attiré par la faiblesse. Il ne résiste pas à ceux qui admettent humblement et honnêtement leur détresse, et combien ils ont besoin de Lui » Jim Cymbala.

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Certains gardent leur faiblesse et vivent avec, tant bien que mal.

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D’autres la cachent sous des apparences de force (telles que l’agressivité ou la vantardise)

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Les idiots l’ignorent ou font semblant.

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Certains s’en plaignent sans cesse et y trouvent leur compte dans un apitoiement permanent.

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Les plus sages la confessent au Seigneur et s’attendent à Lui dans la foi !

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