Du traumatisme religieux à la vraie liberté

Emmanuel a véritablement souffert durant son enfance par une forme d'intégrisme religieux... Il a essayé de guérir ses blessures en essayant d'autres religions ou thérapies... mais c'est en allant au vrai christianisme, celui d'une relation personnelle avec Jésus vivant qu'il sera délivré et guéri.


Présentation
Je suis Emmanuel, je suis né en 1961 et j’ai donc l'âge que vous pouvez deviner en calculant...
Mes parents sont toujours de ce monde et j’ai deux frères et une sœur que vous n’avez jamais rencontrés ici …
Je suis mariée à Joëlle depuis plus de 23 ans et nous avons construit une belle famille : nous avons trois enfants Ludivine, Julie et Manon.
Je remercie Joëlle, les enfants et mes amis d’être présent aujourd’hui.

J’ai eu le privilège de naître dans une famille aisée et cultivée mais cependant sans amour…

En revanche, Je me suis senti protégé dès ma naissance par Le Seigneur :
je ne crois pas au hasard …
je suis né dans la maison de campagne de mes parents où l’employée , Madame Cotteret, a aidé ma mère à me mettre au monde… j’ai sans aucun doute ressenti l’amour de cette femme et nous étions l’un et l’autre très attaché…. Un bébé ressent l’amour … vous savez que cela a été prouvé scientifiquement …

M et Mme Cotteret sont devenus mes grands parents !
J’ai aimé et j’ai été aimé par ces personnes simples avec de grandes valeurs morales et surtout très aimantes.

Je crois que mes parents n’avaient pas appris à aimer. Ils étaient très attachés à la réussite dans les études et paraître aux yeux du monde était plus important qu’être soit même.

Nous passions la semaine à Paris et les week end dans la région.

J‘ai eu l’avantage d’être accepté partout et je dois dire que les habitants du village m’ont beaucoup apportés ; d’abord quand j’étais enfant et, plus tard lorsque j’ai commencé ma vie professionnelle ; j’en ai été très touché et beaucoup sont dans mon cœur en ce moment …

Climat familial
il était fréquent de critiquer les enfants dans ma famille : ils bougeaient trop, faisaient du bruit … et il semble que j’étais trop bruyant et que je dérangeait mon frère aîné qui poursuivait d’importante étude …
Je suis allé en pension vers l’age de 8 ou 9 ans
Ma mère et mon frère aîné m’y ont déposé en pleine année scolaire.

C’était à Lyon, à 600 km de la maison…
Je revenais donc à la maison seulement tous les trimestres …
Cet établissement était tenu par des femmes extrêmement pratiquantes et intégristes…

Traumatisme et colère
Ma première vraie rencontre avec ce que je crus être Dieu fut extrêmement traumatisante…
J’avais piqué une énorme colère à la vue de l’enfermement qui m’attendait et je fus traîné vers la chapelle de l’école avec l’ordre de m’agenouiller, de demander pardon immédiatement et de remercier Dieu d’avoir inspiré mes parents pour le choix de cette école qui allait sauver mon âme … Hou là là !!! Mais j’étais alors dans une colère terrible !

je me suis senti alors rejeté par mes parents et j’étais dans un monde tout à fait étrange ; tout y était différent : la messe et le chapelet en latin tous les jours, pas de jouets, l’amitié entre pensionnaires était fortement déconseillée…

je suis resté trois ans au moins dans cet établissement où régnait la crainte, je dois même dire la terreur : c’est un peu comme dans une émission de télé-réalité : nous avions des yeux soupçonneux toujours braqués sur chacun de nous et un système de dénonciation avait été mis en place avec des récompenses toujours dans le but de sauver nos âmes…

Et cette colère était toujours là…

Je suis ensuite retourné vivre un an à Paris chez mes parents et dès l’année suivante j’ai été de nouveau renvoyé en pension…

J’ai très mal vécu ces années là, car j’étais bien seul et je peux vous assurer que même si je m’appliquais à travailler, ma scolarité ne fut guère brillante … j’étais persuadé à cette époque que j’étais décidément bien inférieur à mes frères et sœurs et sans doute un peu sot … et là encore j’en étais en colère…

Un peu de liberté...
À l’age de 17 ans je décidais cette fois de ne plus revenir en pension…
C’était fini, je quittais l’école … enfin et je décidais donc de travailler
Et même de prendre mon indépendance avec mon premier appartement…
C’était incroyable… moi qui rêvais depuis si longtemps de vivre avec ma famille, je décidais cette fois de partir…
ce fut alors une période heureuse où je passais d’excellents moments avec des collègues et je sortais… j’en profitais enfin sans toutefois être réellement apaisé…

Mais, cela ne pouvait pas durer… je reprenais des études dans le domaine de l’assurance et ça marchait plutôt bien.

Mon père me fit alors une proposition tout à fait exceptionnelle : la possibilité de m’installer et de reprendre une agence d’assurance…
Oh, vous savez … Quelque chose de très modeste, une affaire en péril
J’étais enthousiasmé et je dis oui tout de suite !

Là … je pourrais prendre ma revanche
J’allais enfin leur prouver que je pouvais être quelqu’un, que moi aussi je réussirais !

Je rencontrais Joëlle mais ma famille qui paraissait l'accueillir ne l’acceptait pas vraiment … j’étais ballotté et je lui en ai fait voir de toutes les couleurs… avant d’imposer notre mariage.
Mes beaux parents ont été exceptionnels et c’est sans doute grâce à eux que nous avons construit notre couple… je leur dis toute ma reconnaissance car je me sentais aimé malgré mon caractère vraiment difficile !

Et après des périodes bien laborieuses… je réussis : j’avais une situation sociale honorable.

La rupture familiale
Mais moi, qui attendait une reconnaissance de mes parents et de mes frères et de ma sœur, je fus très contrarié car je récoltais plutôt la jalousie… et nous fumes divisés à tel point qu’à l’age de 43 ans je décidais la mort dans l’âme de ne plus voir mes parents et la famille : ce n’était pas un choix personnel mais une question de survie ! je n’en pouvais plus !

A ce moment ma colère était à son paroxysme et j’en fus extrêmement affecté physiquement.

Je prenais conscience que j’avais réussi professionnellement, que j’avais tout miser sur ma carrière et que je ne savais pas aimer..
C’était terrifiant !
D’ailleurs j’avais mis près de 20 ans à dire « je t’aime » à Joëlle … maintenant je le dis peut être un peu trop…

Je cherchais partout des solutions : yoga, psychologie, sophrologie, bouddhisme etc et… un peu de christianisme … mais j’avais tellement été déçu…

L’invitation
Et, un soir, je fut invité par Hubert et Arlette à un concert Gospel… et comme j’aime bien la musique, j’ai dit OK.
Hubert me propose d’aller au culte le dimanche… bon d’accord mais j’ai déjà connu et … bon d’accord quand même pour voir mais simple curiosité…

La première fois que je suis venu, j’étais vraiment agacé au début : ici tout baigne, les gens sont heureux même quand ça ne va pas… et puis le Pasteur Philippe CALABRIA a commencé la prédication et là c’est comme s’il me parlait personnellement alors que nous ne nous étions jamais rencontrés…
J’en fut intrigué et décidais de revenir …

Après ma première visite à l’église, je me souviens avoir dit à Philippe que décidément je ne comprenais pas que Jésus était mort pour moi. Que moi, je ne lui avais rien demandé et que surtout je n’aurais sûrement pas voulu sa mort…

J’ai pris ensuite plusieurs fois contact avec Philippe et son épouse Esther et petit à petit Le Seigneur me toucha…

Compte tenu de mon passé religieux, je pensais tout savoir sur Jésus, sur Dieu … un expert quoi ! mais je ne connaissais pas la bible et au début, je ne comprenais rien… en réalité je n’avais pas l’habitude de demander à Dieu de me guider… 

Déclic et libération
Et, un dimanche dans un moment de louange, je priais et priais le Seigneur de m’aider à pardonner à mes parents… et là miracle d’un coup je fus libérés.

Vous savez : j’avais mis toutes vos forces à pardonner sans y arriver malgré des aides extérieures et d’un coup je me suis senti léger, totalement libéré de ce fardeau : alors… là, oui j’ai cru en la puissance de Jésus.

Maintenant je comprends que Jésus est mort pour moi et pour chacun de nous :

Jésus a pris ma place : il est venu sur terre alors qu’il était au Paradis , il s’est chargé de mes péchés, … lui qui a aimé les hommes, a fait des miracles pour eux, lui qui a brisé la loi , a été assassinés par les religieux, les bien pensants… mais il est d’abord le fils de Dieu, il est ressuscité et vivant ; il m’aime et me montre le chemin.

J’ai découvert cette relation de cœur avec Jésus – c’est mon meilleur ami – et aussi avec mon Créateur, mon père.
Je demande à l’Esprit Saint de m’éclairer.
C’est une découverte merveilleuse qui m’apporte une paix inconnue jusqu’alors…
Je sais que tous les jours il me transforme pour être un peu plus la personne qu’il désire que je sois, je sais qu’il me pardonne dans mes manquements parce qu’il m’aime .

J’ai envie d’être son disciple.

Je n’adhère pas à une religion, je suis avec Jésus tout simplement… il m’a fait l’honneur de me proposer de l’accompagner et je veux le servir.

Voilà donc mon témoignage.
Je remercie Jésus pour tout ce qu’il a fait pour moi jusqu’à présent,
Je remercie le Seigneur de m’accompagner tous les jours de ma vie dès à présent…
Et que Dieu vous bénisse tous !

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