Faux contact !

Faux contact !

Nous roulions à l’époque dans une vieille Volkswagen orange fluo, que la femme de mon pasteur avait surnommée « Mandarine». On nous repérait de loin dans la ville et aucun de nos déplacements ne pouvait passer inaperçu, en plus, elle pétaradait joyeusement, ce qui n’ajoutait pas à la discrétion de l’attelage. Le pire était au démarrage : nous empestions tout le quartier avec une épaisse fumée noire. Pauvre planète ! En chrétiens remplis de foi, nous avions projeté de traverser la France avec Mandarine pour aller rendre visite à ma famille. Conducteur prévoyant, mon mari avait vérifié l’huile moteur. Il avait rajouté un bon bidon, car elle consommait presqu’autant d’huile que d’essence.

 Après une centaine de kilomètres, le voyant rouge de l'huile s’est mis à clignoter au tableau de bord. Chez moi, perpétuelle inquiète, un voyant rouge qui s’allume, c’est l’arrêt immédiat, le branle-bas de combat, et une alerte générale à la sécurité civile, mais pas pour mon mari, qui ne commencera à s’inquiéter que lorsque l’apocalypse sera déjà bien entamée. « Arrête-toi chéri, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas ! » « Mais non, ne t’inquiète pas, c’est un faux contact, j'ai remis de l'huile avant de partir! ». Le « faux contact » commençait à durer. Mon mari tapotait distraitement le tableau de bord pour « stopper le faux contact ». Quelques kilomètres plus loin, alors que nous traversions une zone de campagne complètement déserte, la nuit tombait, et le ciel était noir plombé. Le capot s’est mis alors à fumer légèrement. « Chéri, regarde, ce n’est pas normal ! Arrête-toi » « Mais non, ne t’inquiète pas, le moteur est chaud, et comme il pleut, l’eau se transforme en vapeur ». Une légère odeur de chaud venait provoquer en moi une grosse poussée d’adrénaline.  Le « faux contact » s’éternisait, mais tout allait bien, mon mari était comme d’habitude serein, paisible, pas inquiet pour deux sous. Péniblement, pétaradant et fumant, nous sommes enfin arrivés chez mes parents. Supputant que Mandarine était en grande souffrance, mon père a plongé dans le moteur dès l’arrêt des turbines. Il s’est redressé en faisant la grimace : le réservoir d’huile n’avait pas été refermé, toute l’huile avait giclé sur le moteur, il ne restait plus une goutte ! Mandarine avait de justesse survécu au supplice...et moi avec !

Dieu allume régulièrement des voyants rouges dans notre vie. Ce sont des sentiments de malaise, un manque de paix concernant une décision, parfois, quelqu’un vient nous mettre en garde. Une lecture dans la Parole de Dieu ou l’expérience malheureuse d’un ami peuvent nous mettre la puce à l’oreille. Il faut vraiment s’y montrer sensible, sinon, nous risquons de nous fourvoyer dans une situation inextricable ou nuisible. Le type même d’une bonne décision, c’est celle qui a été réfléchie, pesée, conforme à la parole de Dieu, compatible avec notre foi, et qui obtient dans notre cœur un écho paisible.

Quelque chose vous tracasse ? Vous n’êtes pas en paix avec une décision ou une orientation de votre vie ? Vous n’êtes pas sûre à 100% que Dieu approuve ? Alors arrêtez tout, placez-vous devant Dieu et examinez à la lumière de sa Parole et de sa présence si ce que vous faites est juste. Ne laissez pas passer un voyant rouge et priez, comme l’apôtre Paul, d’être «transformée par le renouvellement de l’intelligence, afin de discerner la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable, et parfait.»Romains 12:2. Car j'ai le regret de vous dire qu'il y a des erreurs que l’on paye cher.

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