Finir en beauté !

Benoit XVI, l‘actuel pape d’origine pllemande, aura «régné» sur l’Eglise Catholique pendant seulement 8 années. 

 

Il vient en effet il y a quelques semaines à la surprise générale, de donner sa «résignation» officielle de ses fonctions pastorales. Fait exceptionnel, utilisé pour la dernière fois au 15ème siècle, qui prend effet aujourd’hui même. 

 

Son geste rempli de courage et de dignité, s’inscrit à l’opposé de son prédécesseur polonais qui avait lui, choisi de donner au monde le triste et poignant spectacle d’une lente descente physique et mentale vers la mort, à la fin d’un ministère pastoral pourtant riche en évènements tant religieux que politiques.

 

Ces deux hommes ont opté pour deux chemins radicalement différents quant à la façon d’achever leur course, dans le ministère que le Seigneur leur avait confié.

 

Pour nous, pasteurs évangéliques, serviteurs de Dieu sur un champ missionnaire, dans une organisation chrétienne, au sein d’une assemblée ou autre... quelles leçons pouvons nous retirer de ces deux fins de parcours radicalement opposées ?

 

Devons-nous nous intéresser à ce qui se passe au niveau des papes ?

 

Même si le Catholicisme suit un modèle d’église extrêmement centralisé, très éloigné de celui choisi par les différents milieux évangéliques, il y a pour nous dans cet évènement exceptionnel quelque chose de bon à méditer.

 

La question est la suivante : Quelle fin donnerai-je à mon service terrestre pour Dieu ?

 

Finir fort dans notre marche avec le Seigneur est sans doute l’un des challenges les plus difficiles que puissent rencontrer les serviteurs de Dieu, hommes ou femmes, dans leur ministère.

 

J’ai parfois vu, comme vous aussi certainement, un homme de Dieu qui avait eu un ministère béni pendant de nombreuses années, s’accrocher à son service, son église, ou son influence, comme une personne en train de se noyer s’accrocherait à une bouée au milieu de l’océan. 

 

Imperceptiblement, le contrôle se durcit sur la conduite des personnes et des projets, l’esprit se referme quant aux nouveautés, la vision se concentre dans le rétroviseur sur les choses du passé, «les temps bénis d’avant», alors la crispation et les douleurs commencent... 

 

Ainsi certains dirigeants préféreront couler à la barre de leur assemblée ou de leur organisation, plutôt que de voir quelqu’un d’autre y avoir du succès. 

 

Triste réalité... pourquoi ?

 

Souvent parce que leur identité en Christ, la façon dont ils se perçoivent eux-mêmes, est entièrement liée à leur activité. Plus aucune activité égale dans leur esprit, une perte totale du sens de leur vie ! 


Combien de fois ais-je entendu cette remarque: «Je ne serais plus rien si j’arrêtais le ministère !»

 

Faut-il rester à la barre, tel Jean-Paul II, jusqu’à ce que la mort nous emporte ? 

 

Cette attitude implique souvent une transition douloureuse, voire la destruction partielle ou totale de ce qui avait été construit: Une assemblée ou une organisation qui se désagrège et périt, faute d’une vraie vision à sa tête. Même les amis ou collègues les plus fidèles durant des années, finissent par être «remerciés» ou s’en aller (Proverbes 29:18).


Savoir finir le combat, transmettre le bâton, laisser Dieu choisir notre successeur à notre place, faire confiance à la génération qui nous remplace... sont des défis de taille, car il s’agit aussi de ce que nous voulons laisser après nous, comme modèle et héritage dans les esprits...

 

Voulons-nous que ceux qui nous ont connu ne se souviennent plus que des dernières années, si éloignées de ce que nous étions qu’elles assombrissent et gâchent le témoignage de tout ce qui avait été fait et vécu auparavant ?

 

Ou préférons-nous être mentionnés dans les discussions, les  prédications, les  souvenirs, comme quelqu’un ayant su se retirer de la direction des choses, avant qu’il ne soit trop tard, mais qui garda une influence et un respect non-négligeables sur ceux et celles qui vinrent après lui ?

 

Car il y a là une certitude et une question:

 

Nous aurons tous, d’une manière ou d’une autre, à rendre ce que nous avions reçu de l’Eternel. 

 

Alors, voulons-nous être poussés de force vers la sortie par nos successeurs, ou être consultés par eux comme une source respectée de conseils inspirés ?

 

Il s’agit d’une profonde vérité:  Toute l’expérience que nous aurons accumulée au fil des années n’a pas pour seul avenir de se perdre, bien au contraire. 

 

J’ai l’intime conviction, que tant que nous avons en nous un souffle de vie, jamais le Seigneur ne s’arrêtera de nous parler, ni de nous révéler sa volonté. Ne donna t-Il pas la révélation de l’Apocalypse à son apôtre Jean, pourtant déjà très avancé en âge ?

 

Il y avait bien de nombreux autres jeunes hommes de Dieu disponibles ! Mais c’est parce qu’il avait su se mettre à part, se retirer de l’activité pour être totalement à l’écoute de son Maître, que Jean put transmettre un tel message prophétique pour sa génération et celles  à venir.

 

Plus que jamais, l’Eglise a besoin que des hommes et des femmes à la longue expérience, remplie de combats et de victoires, puissent transmettre leur sagesse à ceux et celles qui sont aux commandes et dirigent le peuple de Dieu dans leur génération !


Choisirons-nous d’avoir une fin de parcours identique à celle de Jean-Paul II ou bien de Benoit XVI ? 

 

Soyons un exemple à ce niveau-là aussi pour notre génération... faisons le bon choix !



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24 commentaires
  • Gérard Il y a 6 années, 8 mois

    dans la bible il y bien des exemples de vrais hommes de DIEU que l'on pourrait utiliser plutôt que celui d'un pape quel qu'il soit qui est dans le mensonge spirituel et enseigne une doctrine de démon
  • FDM7777 Il y a 6 années, 8 mois

    Je ne suis pas très d'accord avec cette vision des choses qui amoindrit considérablement le travail de Jean-Paul II. Il n'y avait strictement rien de remarquable dans les années Benoît XVI. En effet, qu'est-ce qu'il a fait cet homme? Il a proposé le retour des formalités (messe en latin) alors que les sujets de grande importance telle que l'homosexualité sont passés à côté de lui. A plusieurs reprises il s'est montré peu diplomate créant des débats. Sa démission n'est pas sans équivoque, les raisons peuvent être mutiples. Jean-Paul II était un pape respecté de la communauté réligieuse, tant chrétienne que non chrétienne. Cet homme a fait une oeuvre pour l'Eglise catholique. Admettons qu'il avait démissioné 5 ans plus tôt, qu'est-ce qui serait différent? Benoît XVI serait nommé juste 5 ans plus tôt. Son ministère démontre juste qu'on a besoin d'un homme fort et charismatique à la tête d'un aussi grand ensemble que l'Eglise catholique ce que Benoît XVI n'a jamais su être.
    • Gérard Il y a 6 années, 8 mois

      vous parlez d'un exploit !!! est il sorti de cette doctrine de ténèbres et de mensonge ? est il né de nouveau ?
    • Gérard Il y a 6 années, 8 mois

      le catholicisme n'a jamais été une oeuvre de DIEU car leur évangile est rempli de mensonge et d'occultisme je sais de quoi je parle car je suis un ancien catholique j'ai été nourri de leur poison spirituel
  • NKONCA Il y a 6 années, 8 mois

    La fin d'une chose vaut mieux que son commencement.Amen
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