Garder les balances en équilibre (2)

Garder les balances en équilibre (2)

« Ce n’est pas que les hommes montrent plus de convoitise que les générations précédentes. C’est que les occasions d’exprimer la convoitise sont beaucoup plus nombreuses aujourd’hui. » Voilà le commentaire que faisait récemment Dr. Alan Greenspan, le président de la Réserve Fédérale américaine, à l’occasion d’une conférence devant le congrès américain.

On a tendance à penser que le truquage d’états financiers et la conduite mensongère des dirigeants constituent de nouveaux maux, qui incitent les prophètes de malheur à montrer cela comme une preuve que le monde d’aujourd’hui est pire que jamais. Cette façon de penser est erronée et on sait en fait très bien que de tels évènements se passaient déjà 750 ans avant J.C. En ce temps-là, un haut responsable du domaine agricole et de l’élevage insistait déjà pour qu’on garde des standards éthiques élevés, alors que son pays traversait une crise profonde.

Son attitude était si remarquable que Dieu lui confia la responsabilité de parler en son nom pour éveiller la conscience de son pays, qui était le théatre de plein de scandales et d’une grande corruption. Amos était un homme bien simple, sans bagage théologique, et il s’exprima de façon véhémente : « Ecoutez ceci, vous qui dévorez l’indigent, et qui ruinez les malheureux du pays ! Vous dîtes : Quand la nouvelle lune sera-t-elle passée, afin que nous vendions du blé ? Quand finira le sabbat, afin que nous ouvrions les greniers ? Nous diminuerons l’épha, nous augmenterons le prix, nous falsifierons les balances pour tromper ; puis nous achèterons les misérables pour de l’argent, et le pauvre pour une paire de souliers, et nous vendrons la criblure du froment. » (Amos 8 ; 4-6)

On avait tendance à penser que des conduites aussi mauvaises sur le plan éthique étaient plutôt le fait de certaines races, nations ou cultures. On voit cependant dans les scandales actuels que cela est faux, car ils se déroulent dans l’une des sociétés les plus développées et les plus prospères.

Evoquant le sujet du racisme, l’ancien président américain Richard Nixon déclara un jour : « Le racisme, c’est un sujet très personnel ». La même chose vaut pour les états financiers truqués, l’usage de faux poids et de fausses mesures, les appels d’offre truqués, l’abus de biens sociaux, les caisses noires et tout autre comportement corrompu. En fait, il s’agit là de problèmes inhérents à la nature humaine – qu’on agisse en groupe ou tout seul.

Dans ce contexte, seul le plan de Dieu compte vraiment. Celui qui a écrit le livre de Jean affirme que « parce qu’il aimait tant le monde » , d’une façon si particulière, Dieu a envoyé Jésus Christ en tant que solution pour chaque être humain (« afin que quiconque croit en Lui » - Jean 3 ; 16). Dieu s’occupe des enjeux d’une nation, comme des problèmes d’une société ou d’un groupe donné, en les ramenant à une dimension purement individuelle.

Si vous voulez vraiment vous impliquer dans votre engagement de construire une société plus juste, ou bien si vous désirez contribuer à rendre ce monde plus humain et fraternel, avant de participer à de grands rassemblements ou de demander des lois plus sévères, plongez donc un long regard en vous-même. Salomon, qui était considéré comme l’homme le plus sage de l’histoire, a donné un précieux conseil à ce sujet, s’exprimant comme quelqu’un qui en avait fait l’expérience : « Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde » (Proverbes 28 ; 13). Pour résoudre vos défis personnels, adressez-vous donc directement à Dieu qui promet ceci : « … Je fais toute chose nouvelle ».

Dans quel état sont vos balances dans votre vie ?



© MANNE DU LUNDI est un article hebdomadaire de CBMC INTERNATIONAL, un ministère évangélique à but non lucratif qui a pour objet de servir les gens d’affaires et les professionnels qui veulent suivre Jésus, de présenter Jésus-Christ en tant que Seigneur et Sauveur auprès des autres gens d’affaires et professionnels.
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