La foi du malade et la foi de celui qui exerce le ministère (1ère partie) N°5

La foi du malade et la foi de celui qui exerce le ministère (1ère partie) N°5

Les contrats de travail que Dieu nous donne sont sages. Prenons l’exemple de celui que Jésus a proposé à Pierre: "Suis-moi et je ferai de toi un pêcheur d'hommes Mt.4.19. La responsabilité de Pierre était simple : le suivre. Si Pierre avait dû bricoler à sa façon pour devenir pêcheur d'hommes, le résultat aurait été médiocre. Quant à Jésus, sa responsabilité n’était pas de contraindre Pierre à le suivre mais de faire de lui un pêcheur d'hommes. On retrouve ici le même principe : moi, je ne peux rien faire de ma propre initiative mais, si je le veux bien et parce que le Père m'aime, il va m'initier à ce qu'il fait.

Un pasteur anglais, très connu dans le domaine qui nous concerne, s’est exprimé ainsi : "Lorsque j’ai commencé à prier pour les malades, je voyais ma prière exaucée dans 10% des cas, aujourd’hui cette proportion est d’environ 60%." N’est-ce pas encourageant d’entendre le témoignage humble et concret de ceux qui nous ont devancés ? Pierre pouvait-il devenir qualifié sans apprendre ? Il en est de même pour chacun de nous.

La foi du malade

- Jésus a demandé aux deux aveugles qui le suivaient: " Croyez-vous que je puisse faire cela ? " Mat.9.28. Il ne leur a pas demandé : "Croyez-vous que je le ferai ? " Car la foi que Dieu demande au malade est de croire qu’il peut le guérir. Sa foi se manifestera par une demande, un cri, un déplacement physique vers le ministère disponible. La foi de Jésus se situait à un autre niveau, il croyait non seulement que son Père pouvait guérir mais qu’il allait le faire.

- En Marc 7.31, on amène à Jésus un sourd-muet. Pour le Seigneur c’est la preuve que ces gens croient que Dieu peut le guérir. Leur démarche elle-même est la démonstration de leur foi. Le don spirituel, lui, va opérer par Jésus.

- En d’autres circonstances, le Seigneur va jusqu’à ressusciter un jeune homme par pure compassion, sans que la mère de celui-ci n’en fasse la demande Luc 7.13.

Pourquoi n’est-il pas en train de " torturer " les malades, les accusant d’incrédulité et liant de pesants fardeaux sur leur tête ? D’où lui vient cette prodigieuse liberté ? Je crois qu’elle vient précisément de la distinction entre sa responsabilité et celle des malades. Jésus ne confond pas les rôles. Rempli de l’Esprit et de la pensée de son Père, il exerce les dons spirituels avec une compassion, une liberté, une gratuité et un amour saisissants. En voici quelques exemples concrets :

- Jésus n’exige rien de la belle-mère de Pierre, il la prend simplement par la main et la fait lever Mc 1.30. Il en est de même pour l’homme dont la maladie le fait enfler et que Jésus guérit un jour de sabbat Luc 14.1-6.

- Quand les hommes découvrent le toit pour en faire descendre le paralytique, Jésus voit leur foi (leur initiative en est la preuve). Avant même qu’aucune demande ou explication ne lui soit donnée, il déclare à l’infirme que ses péchés sont pardonnés. Cette réponse spontanée à la foi de ces hommes scandalise les personnalités religieuses qui aiment à obscurcir et alourdir les voies de Dieu ; mais Jésus fera encore un pas de plus et guérira le paralytique Luc 5.17-25.

- Un lépreux lui dira : " Maître, si tu le veux, tu peux me rendre pur " Mt.8.2-4. Ce qui sous-entend : " Je ne sais pas si tu vas me rendre pur, mais je sais que tu as la puissance de le faire et j’espère que tu le feras ". Voilà l’expression même de la foi du malade. Et Jésus de répondre : "Je le veux, sois pur ". Il exerce ainsi la foi par laquelle s’opère le miracle.



Carlo Brugnoli est disponible pour enseigner dans votre groupe de jeunes, votre église, votre région. Cet enseignement est gratuitement à votre disposition en vidéo sur le site : http://carlobrugnoli.net

En partenariat avec www.famillejetaime.com




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