La Joie de Christ parfaite en nous

La Joie de Christ parfaite en nous

" Et maintenant je vais à Toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite " (Jean 17.13)

La joie de notre Sauveur s’est accomplie dans la réconciliation avec le Père Céleste de ceux que le Père lui avait donnés, mais aussi en voyant Sa joie parfaite en eux.

Toutefois, Jésus révèle clairement qu’Il désire qu’ils ne soient pas seulement enseignés, mails qu’ils puissent être consolés à travers leur temps d’opprobre et de chagrin tandis qu’ils marchent à Sa suite hors de la porte, portant Son opprobre. Jésus a fait cette prière alors qu’il était sur le point d’être emmené et crucifié. Etant bien entendu que Son implorante intercession pour que le Père puisse Le glorifier pour Sa propre gloire, n’est pas basée sur Sa propre perfection personnelle, pas plus que sur Son unité éternelle avec Son Père, mais sur Son œuvre accomplie : " Je T‘ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que Tu m’as donnée à faire. Et maintenant Toi, Père, glorifie-Moi auprès de Toi-même de la gloire que j’avais auprès de Toi avant que le monde fût. " (Jean 17.4-5) Par la valeur de Son sang, Il a fait l’acquisition de la réconciliation entre le Père et nous, ainsi qu’avec les uns et les autres de la famille de la foi.

Ce fut au travers de l’œuvre accomplie par Christ dans l’humble obéissance allant jusqu’à la mort, et même la mort de la croix, que le Père fut glorifié en premier et qu’Il fût ensuite glorifié en récompensant Son Fils pour avoir fait l’acquisition de notre salut avec une telle l’obéissance dans l’humilité, ainsi que nous pouvons le lire dans l’épître aux Philippiens : " C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la droite de Dieu le Père. " (Phil 2.9-11) Dieu est finalement glorifié lorsque nous confessons que Jésus est Seigneur et entrons dans Son service sous Son autorité.

C’est au titre de Son œuvre accomplie présentée que notre Sauveur nous unit à Lui dans Sa joie avec le Père. Ayant la joie de Christ accomplie en nous établit le fondement pour nous associer dans l’unité du Père et de Son Fils. Nous ne pouvons pas avoir des sentiments de division avec quelqu’un pour qui Christ a versé Son sang, nous détourner et avoir une unité avec le Père. Dans le chapitre 17 de l’évangile de Jean, ce principe est mis sept fois en évidence lorsque notre Sauveur intercède distinctement en notre nom :

1° au verset 8 : " Car je leur ai donné les paroles que tu m’as données ; et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. "

2° au verset 13 : " Afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite "

3° au verset 16 : " Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. " Christ n’a pas honte de Se comparer à nous. Personnellement, est-ce que j’ai honte de me comparer à Christ ?

4° au verset 18 : " Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. "

5° au verset 19 : " Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité. "

Une réconciliation d’une telle ampleur entre Lui-même, Son Père et Son épouse Le submerge tandis qu’Il Se prépare à la croix.

6° au verset 22 : " Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un " Les gens de la maison de la foi ne peuvent se critiquer l’un l’autre, ils doivent se pardonner réciproquement ainsi que Dieu par amour pour Christ nous a pardonnés. Ils ne doivent pas se considérer comme étant eux-mêmes plus justes que les autres.

7° au verset 26 : " Je leur ai fait connaître ton nom, et je leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que je sois en eux "

Il est tellement important de vraiment comprendre que la joie de notre Seigneur et Sauveur a été trouvée dans l’unité d’Esprit que Jésus a acquise au prix de Son sang et de Sa vie. Nous sommes toutefois exhortés dans l’épître aux Ephésiens : " et à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. C’est pourquoi, renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain ; car nous sommes membres les uns des autres. " (Eph 4.23-25) Pouvez-vous imaginer les membres d’un corps essayant de se détruire les uns les autres ? Cela ressemblerait à l’homme possédé du chapitre 5 de l’évangile de Marc ou bien encore à un membre non régénéré, étranger au corps de Christ.

Notre marche dans la vie parle plus fort que toute parole que nous prononcerions. " Afin que tous soient un, comme toi Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. " (Jean 17.21) Lorsque le monde voit qu’il y a des schismes, des disputes et de la médisance parmi les gens de la maison du Seigneur, cela amène l’opprobre sur le nom de Dieu.

Lorsque nous en venons à désirer la douceur qu’il y a dans la joie bénie de notre Seigneur, nous allons réaliser que cela ne peut se trouver qu’en un seul endroit. " C’est ici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. " (Jean15.12-14) C’est Son unique commandement. Si cet Esprit d’amour ne demeure pas dans nos cœurs, nous ne pouvons nous réclamer du Sang de Christ.

A travers le travail de sanctification de la grâce de Dieu, Christ n’a pas honte de S’identifier à nous devant Son Père Saint : " Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. C’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères, lorsqu’il dit : j’annoncerai ton nom à mes frères, je te célèbrerai au milieu de l’assemblée. " (Heb 2.11-12)

Est-ce que nous recherchons la joie du salut ? Est-ce que nous recherchons la joie que Jésus-Christ a ressentie ? Notre texte révèle l’importance de l’unité d’Esprit dans le lien d’amour : " afin qu’ils puissent avoir ma joie parfaite en eux "

Nous trouvons le point culminant de la joie de notre Sauveur concentrée dans l’évangile de Jean : " Afin que tous soient un, comme toi Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. " (Jean 17.21-24) Christ n’a pas honte de nous appeler " frères ", de la même manière, ne devrions-nous pas, devant le monde, nous appeler frères ?

Le motif qui pousse notre Sauveur à exprimer aussi clairement les intimes passions de Son cœur dont nous avons déjà parlé, peut être mis en parallèle avec ce qu’Il dit dans l’évangile de Jean : " Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut, et dit : Père, je te rends grâce de ce que tu m’as exaucé. Pour moi, je savais que tu m’exauces toujours ; mais j’ai parlé à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. " (Jean 11.41-42) 

Notre Sauveur intercéda de façon audible avec les mots de notre texte « Pour que nous puissions croire » afin que nous puissions avoir la joie de Son amitié et de la réconciliation avec le Père accomplie en nous. C’est la joie dont il est parlé de façon prophétique dans le Psaume 16 : " L’Éternel est mon partage et mon calice; c’est toi qui m’assures mon lot ; un héritage délicieux m’est échu, une belle possession m’est accordée. Je bénis l’Eternel, mon conseiller ; la nuit même mon cœur m’exhorte. J’ai constamment l’Eternel sous mes yeux ; quand il est à ma droite, je ne chancelle pas. Aussi mon cœur est dans la joie, mon esprit dans l’allégresse, et mon corps repose en sécurité. " (Psa 16.5-9)

Même lorsque notre Sauveur a marché dans ce monde de péché comme un homme de douleur habitué à la souffrance, la joie du Seigneur était Sa force alors que la samaritaine retournait dans le village pour raconter aux habitants : " Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ; ne serait-ce point le Christ ? " (Jean 4.29) Où trouvait-il Sa plus grande joie ? De quoi Se nourrissait-Il ?  Jésus leur dit : " Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. "  (Jean 4.34).L’esprit de division est l’une des choses les plus cruelles faites à l’amour de Christ.

L’apôtre Paul déclare : Si nous n’aimons pas le Seigneur Jésus, soyons anathèmes. Tandis que nous devenons de plus en plus conformes à Son image bénie, la joie de Christ nous remplit. A travers l’Esprit béni de la soumission de Christ, nous sommes admis dans la présence du Père. Si nous vivons dans les ténèbres et que nous sentons que le Seigneur Lui-même S’est retiré, il nous faut examiner nos cœurs. Nous avons besoin d’examiner nos comportements vis à vis de notre prochain ; ceci est en rapport avec nos prières : " Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est à dire de sa chair, et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure. Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la promesse est fidèle. Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes œuvres. " (Heb 10.19-24) Nous démontrons notre amour pour notre prochain en nous crucifiant nous-même, pas en nous crucifiant l’un l’autre.

La grande conséquence de l’accomplissement de la joie de Christ en nous c’est que Son Père est notre Père et Sa relation de Père à Fils est notre désormais !

" Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie : Abba ! Père ! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils ; Et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu. " (Gal 4.6-7)

A travers cette adoption acquise par l’œuvre accomplie de Christ, notre joie peut être parfaite dans la joie du Seigneur. " Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Or notre communion est avec le Père et avec son fils, Jésus-Christ. Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite." (1Jn 1.3-4)

Les apôtres ont enseigné des choses différentes à propos de Christ : Matthieu a enseigné la fonction royale de Christ. Luc a enseigné Christ « le Fils de l’homme », Marc a enseigné Christ « le Serviteur du Père ». Jean a enseigné Christ « le Fils de Dieu » Toutefois, nous ne lisons nulle part dans les Ecritures qu’ils étaient en opposition à cause de leurs différences d’enseignement.

Il est tellement important que nous puissions voir le lien entre cette joie du Seigneur parfaite en nous, et l’accomplissement de Sa joie dans notre sanctification.

" La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son fils nous purifie de tout péché." (1Jn 1.5-7) Si nous ne sommes pas en communion les uns avec les autres, nous sommes en train de marcher dans les ténèbres.

La joie de notre Seigneur et notre joie en Lui sont une seule chose et ne peuvent non plus être dissociées de Sa loi d’amour. " Si vous portez beaucoup de fruits, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples. Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. " (Jean 15.8-10) 

Cette façon de demeurer dans l’amour du Père n’était pas seulement la plénitude de la joie de notre Sauveur, mais la production de fruits : garder Ses commandements, et demeurer dans Son amour. " Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite." (Jean 15.11)

Quels sont donc ces fruits par lesquels le Père est glorifié ? L‘amour de Christ dépend de la garde de quels commandements ? " Pour ce qui est de l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin qu’on vous en écrive ; car vous avez vous-même appris de Dieu à vous aimer les uns les autres. " (1Th 4.9)

" Avant tout, ayez les uns pour les autres une ardente charité, car la charité couvre une multitude de péchés. Exercez l’hospitalité les uns envers les autres, sans murmures. Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu. " (1Pi 4.8-10)

" C’est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu. Non plus que celui qui n’aime pas son frère. Car ce qui vous a été annoncé et ce que vous avez entendu dès le commencement, c’est que nous devons nous aimer les uns les autres. " (1Jn 3.10-11)

Pensez à la joie promise à ceux qui demeurent dans Son amour : " Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance devant Dieu. Quoi que ce soit que nous lui demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable. Et c’est ici son commandement : que nous croyions au nom de son Fils Jésus-Christ, et que nous nous aimions les uns les autres, selon le commandement qu’il nous a donné. Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous connaissons qu’il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné. " (1Jn 3.21-24)

C’est une telle chose qu’un chrétien misérable parce qu’il n’a pas gardé les yeux fixés sur son Seigneur et Sauveur qui est la seule source de joie. " Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. " (Heb 12.1-2). 

Notre texte nous dit en substance que notre joie ne doit pas se trouver dans les choses de la vie.

" Et maintenant je vais à toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite. Je leur ai donné Ta parole ; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. "  (Jean 17.13-16)

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