La peur de se tromper

La peur de se tromper

Fais-moi connaître tes chemins, Seigneur; enseigne-moi tes routes.“ Psaume 25.4

Vouloir (trop) bien faire ? Nous trimballons tous des apprentissages, certains positifs, d’autres comme des boulets. Pour ma part, mes parents m’ont appris la nécessité du travail bien fait et la peur du malheur en cas d’écart. Ainsi naissent des pensées comme : « il vaut mieux ne rien faire que le faire imparfaitement, Untel est mieux à même de servir que moi, je le ferai quand je serai prêt (donc jamais)… » Le besoin de perfection et la performance sont peu à peu devenus des écrans entre la grâce de Dieu et ma vie. J’ai dû passer par des guérisons et de nouveaux apprentissages plus conformes à la Parole de Dieu.

Dans des temps de ministères, certaines personnes s’avancent régulièrement pour recevoir une direction avec un désir sincère de service. Elles sont arrêtées depuis longtemps, paralysées par la crainte de se tromper. Peut-être vous et moi attendons de tout savoir du futur avant de nous engager dans quoi que ce soit. A nos yeux, l’erreur serait tellement catastrophique. Dieu voudrait-il encore de nous ?

Et si l’erreur faisait partie du plan de Dieu ? Non qu’il se trompe ou nous trompe. Mais, par grâce, il sait transformer les échecs en apprentissages, en corrections, en maturité. Rappelons-nous des versets : “Nous savons d'autre part que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu.“  (Romains 8:28) et “le Seigneur corrige celui qu'il aime.“ (Hébreux 12:6).

Ne soyons pas effrayés à l’idée d’opter pour de mauvais choix dans un carrefour. Dans son amour, Dieu en placera d’autres plus loin. Nous aurons peut-être perdu du temps, de l’énergie et un peu d’estime de soi, mais nous aurons appris. Dieu a su utiliser Pierre, Paul ou Timothée que nous considérons comme des monuments du christianisme. Mais voyons-nous aussi leurs défauts, leurs erreurs et la grâce dont ils ont bénéficié ? Dieu tient à chacun de ses enfants, à nous comme à eux.
Jésus a dit : “Je suis le chemin, la vérité, la vie.“ (Jean 14:6). Il n’est pas question d’autoroute toute droite, ni d’impasse. Un chemin implique une mise en route, une dynamique. Certes, ne fonçons pas pour nous perdre dans n’importe quelle direction, tributaires de nos sentiments tantôt d’euphorie, tantôt d’abattement. Ne restons pas non plus scotchés dans une attente passive de la révélation de Dieu. Apprenons à débuter par les petites choses, celles que nous aimons et savons faire. Avons-nous appris à aller à vélo sans démarrer et sans tomber ? La marche avec Dieu est un peu comme cela. Notre Papa du Ciel nous confie des talents à identifier, utiliser et faire fructifier. Et il se réjouit de nous en proposer de plus grands par la suite.

Alors, confiance, en route !
Le Seigneur veille sur ceux qui le craignent, sur ceux qui espèrent en sa fidélité, pour les délivrer de la mort et les garder en vie durant la famine.“ Psaume 33.18-19



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