La prière


Permettez-moi de faire un grand bon en arrière, en Exode 33:11, au temps de Moïse. « L'Éternel s'entretenait avec Moïse directement comme un homme parle avec son ami. Puis Moïse regagnait le camp; mais son jeune assistant Josué, fils de Noun, restait dans la Tente. » Je trouve ça vraiment incroyable. Cette relation d'amitié que pouvait avoir Moïse avec le Dieu très saint, le Dieu de ces patriarches qui l'avaient précédé. Quelle relation !
Mais devrions-nous admirer cette relation ? Où est-ce que nous n'avons pas un lien encore plus fort et plus intime ? Nous avons un privilège encore plus intime que Moïse. Non seulement nous pouvons communiquer avec Dieu en tant qu'ami (heu... pas en tant que pote, hein ?), mais également en tant que père.
Prier n'est pas une récitation religieuse et rituelle. C'est une manifestation concrète de cet attachement et ce lien que nous avons avec notre Père. C'est véritablement un signe d'une nouvelle naissance. C'est cette prise de conscience de notre état de pécheur qui nous pousse à élever nos voix vers celui qui nous en a délivré par sa Grâce.
Ce n'est pas non plus réservé à une élite, une caste ou je ne sais quelle classe de chrétien : Prier est une nécessité pour toute personne ayant donné sa vie à Christ. C'est une manière d'entretenir cette relation avec Dieu et nous ne devons pas nous sentir trop inexpérimenté (ou l'inverse !) pour ne pas oser prier (ou s'en abstenir, estimant ne pas en avoir besoin « ouais, j'suis trop spirituel pour ce genre de chose »).
Être attaché à Dieu est notre seule manière de demeurer dans sa volonté. Utilisons tous les outils qu'il met à notre disposition pour y rester fermement accroché. Pour autant, sachons également les utiliser avec sagesse et intelligence. Que nous puissions sonder nos cœurs afin d'être conscient de l'état d'esprit dans lequel nous sommes lorsque nous élevons nos prières vers notre Dieu.
Ce n'est ni notre « pote », ni un distributeur de « désirs », mais bel et bien celui qui fait concourir les choses vers le bien. Je sais plus où j'ai trouvé cette citation, mais quelqu'un a dit que le privilège de pouvoir parler à Dieu est de le faire comme un fils à son père, mais dans la sainte crainte d'un être humain devant son Créateur.
Je trouve cette image absolument magnifique, car elle me parle pour deux choses : d'une part, Dieu est maître et souverain. Entre lui et nous, il y a le gouffre infranchissable de sa sainteté et dans notre état de pécheur, il est impossible de nous approcher de lui, ni même de faire quelque chose qui lui soit agréable.. Néanmoins d'autre part, par la mort de son propre fils qu'il a envoyé sur terre pour endosser nos péchés, il nous a donné accès à cette relation intime absolument incroyable que nous devons chérir et entretenir en permanence, car elle est la clé d'une vie remplie de son Esprit, au cœur de sa volonté.
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