La sainteté de Dieu attire !

La sainteté de Dieu attire !

Parlant du Saint, la Bible mentionne lumière, splendeur, adoration

Au roi des siècles, incorruptible, invisible, seul Dieu, honneur et gloire aux siècles des siècles ! Amen (1 Timothée 1.17). Dieu est lumière (1 Jean 1.5). Apocalypse 4 en dévoile différents effets : trône, pierre précieuse, arc en ciel, éclair, voix, tonnerre, mer de cristal, et en dit le sens : saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant (Apocalypse 4.8).  Dieu est Saint en lui-même, unique et glorieux, majesté de puissance et de grâce.

Dans le psaume 22.4, l’Esprit de Christ confesse à Dieu : tu es le Saint, tu sièges au milieu des louanges d’Israël, c’est à dire : tu es celui dont la sainteté fait le ravissement des tiens et ainsi produit leurs louanges. Puis dans Jean 17, Jésus incarné dit : Père saint. C’est pourquoi la Bible mentionne autant la sainteté (plus de 600 fois, sans compter la pureté). 

Hormis lui-même, Dieu déclare saint ce qui sert son intention de se faire connaître

Dieu bénit le septième jour et le sanctifia. Le texte explique cette première apparition du mot sanctifier : car en ce jour Dieu avait cessé toute l’œuvre qu’il avait faite (Genèse 2.3). C’est la première fois que Dieu se montre autrement que créateur. Ce jour est sanctifié, non par opposition à du mal (les jours précédents étaient bons) mais parce qu’il s’y passe une chose qui concerne la personne de Dieu par dessus son œuvre ; c’est dans la Bible la première évocation d’une chose toute personnelle à Dieu. Il a sanctifié ce jour et non, par exemple, l’Éden. Il a créé toutes les montagnes de la terre mais il ne qualifiera de saintes que celles où il dévoile ce qui lui est précieux, ainsi celle de la transfiguration (2 Pierre 1.17-18), sainte pour la foi des apôtres (et non comme lieu institué). 

En prolongement de Genèse 2.3, ce que Dieu déclare saint dans la Bible sera en rapport avec ce qui ouvre un accès vers lui (ou parfois l’interdiction de s’approcher, Exode 3.5). Dieu déclare saints : un jour, l’alliance, le commandement, une convocation, etc. parce qu’il les donne pour ouvrir un accès vers lui. Dieu déclare saints : l’autel, un lieu, un vase, une huile, la victime sacrifiée, le sacrificateur, son vêtement, etc. parce qu’il les prend pour éduquer à un accès vers lui. Le Pentateuque, qui parle beaucoup de sainteté, en parle à quatre-vingt dix pour cent au sujet des moyens ou règles d’accès à Dieu. Le sommet étant : le sang de l’expiation est une chose très sainte devant l’Éternel (Exode 30.10). 

Nous avons cru et nous avons connu que c’est toi le Christ, le Saint de Dieu

Cette confession de Pierre (Jean 6.69) est celle de toute la Bible. Celui qui a les paroles de la vie éternelle, Jésus sans qui nul ne vient au Père, est le Saint et le juste (Actes 3.14). L’Évangile le souligne : le saint (litt.) qui naîtra sera appelé Fils de Dieu (Luc 1.35). Souverain sacrificateur saint, innocent, immaculé, séparé des pécheurs (Hébreux 7.26), il a souffert pour sanctifier le peuple par son propre sang (Hébreux 13.12). Il est l’auteur d’un salut éternel (Hébreux 5.9), médiateur d’une alliance nouvelle (Hébreux 9.15) parce qu’il est le Saint, le Véritable, celui qui a la clé de David (autorité royale), celui qui ouvre et personne ne fermera, qui ferme et personne n’ouvrira (Apocalypse 3.7).

Bien entendu, celui encore qui est massivement qualifié de saint dans la Bible, c’est l’Esprit de Dieu et de Jésus ; envoyé pour nous appliquer ce qui vient d’eux, il est le Saint Esprit. Dans ce nom, le mot saint récapitule tout ce qui est écrit de lui, par exemple en Ésaïe 11.2 : Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de vaillance, Esprit de connaissance (de l’Éternel) et de crainte de l’Éternel. Puis dans le NT : Esprit de vérité, de sainteté, de vie, d’adoption, de la grâce, de sagesse et révélation, de force, d’amour et de sagesse. 

Pour un humain, être sanctifié c’est être pris en main par le Saint

Nous concernant, les mots de la famille de saint visent le lien à Dieu. C’est le Saint qui sanctifie, Dieu qualifie de saint ce qui a sa marque : en premier son saint appel (2 Timothée 1.9) puis, par là, nous qu’il appelle à la repentance, convainc de péché, qu’il purifie, adopte comme siens, qu’il remplit de son Esprit Saint.

En tout cela, nous que Christ a rachetés sommes dans la main de son Père (Jean 10.29) et ainsi sommes appelés saints (Actes 9.13, ou 2 Corinthiens 1.1), en prolongement de la parole : tu es un peuple saint pour l’Éternel ton Dieu (Deutéronome 7.6). En tout cela, notre cri de disciple reste : j’ai été saisi par le Christ Jésus (Philippiens 3.12), j’ai été « pris en main par le Saint ».

En tous les humains, le Dieu saint a mis une conscience de l’éternité (Ecclésiaste 3.11), mais aussi du mal donc d’une distance avec ce qui est saint. Mais, une fois le péché châtié sur la personne de l’Agneau, un privilège inespéré leur est ouvert : la sainteté de Dieu peut les attirer, sans terreur, et les sanctifier pour lui.

En ce jour-là, le regard de l’homme se posera sur son créateur, ses yeux contempleront le Saint d’Israël (Ésaïe 17.7). 

La sainteté de Dieu est notre bonheur suprême

Elle n’est pas ‘contrainte pénible’ mais merveille désirée par-dessus tout : nous nous rassasierons du bonheur de ta maison, de la sainteté de ton temple (Psaumes 65.5). Ayant produit notre conversion par son attraction, la sainteté éternelle nous attire d’autant plus et nous rend adorateurs !

C’est pour offrir une communion que Dieu nous parle de sa sainteté : je les amènerai sur ma montagne sainte et je les réjouirai dans ma maison de prière (Ésaïe 56.7). De notre côté donc, parler de sainteté sera goûter la grâce de connaître Dieu et de prier devant sa magnificence.

C’est pourquoi la Bible ne présente pas la sainteté de Dieu comme un contrepoids à son amour. Elle ne dit pas : Dieu est amour « mais » il est saint. Ce serait introduire en Dieu une division comme il en existe en l’homme, et fracturer le divin en aspects soit positifs soit négatifs. Au contraire, quand l’Éternel annonce la restauration de son peuple, c’est aussi par sa sainteté qu’il explique la fin de la colère envers lui (Osée 11.9).

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