Le serviteur souffrira avec son maître

Le serviteur souffrira avec son maître

« Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé. » (Jean 15.20-21)

Le monde ne nous déteste pas à cause de notre grande sainteté, il nous déteste à cause de l’image de Christ que nous reflétons. Beaucoup de principes de base de l’évangile sont enseignés au travers de l’Ecriture. Par exemple, voyez le nombre de fois où dans ce quatrième évangile, nous sommes exhortés à nous aimer les uns les autres comme nous pouvons le voir dans Jean 15/17 : « Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres » (Jean 15 :17)

La fibre qui tient ensemble les membres du corps de Christ c’est l’amour que ceux-ci ont les uns pour les autres. Quand ce lien s’affaiblit, le corps de Christ se désintègre. Nous devons comprendre pourquoi Christ nous rappelle de nous aimer l’un l’autre. Ce n’est pas une chose difficile tant qu’il s’agit d’un frère qui ne nous a jamais offensé, mais plus l’offense est grave, plus cet appel nous concerne.

C’est en se référant au même principe que l’apôtre Pierre nous supplie instamment :

« C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection ; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais. C’est ainsi en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous sera pleinement accordée. » (2Pierre1 :10-11)

Pouvez-vous imaginer que la chose que Satan préfère faire, c’est de créer des divisions entre les frères ?

L’apôtre reconnaît que ce n’est pas la première fois que ces principes ont été enseignés, et il défend ce rappel par l’urgence en la matière :

« Voilà pourquoi je prendrai soin de vous rappeler ces choses, bien que vous les sachiez et que vous soyez affermis dans la vérité présente. Et je regarde comme un devoir, aussi longtemps que je suis dans cette tente, de vous tenir en éveil par des avertissements, car je sais que je la quitterai subitement, ainsi que notre Seigneur Jésus-Christ me l’a fait connaître. Mais j’aurai soin qu’après mon départ, vous puissiez toujours vous souvenir de ces choses. » (2 Pierre 1 :12-15)

Si vous ne mettez pas ceci en action, vous allez l’oublier. Pour ne pas oublier, il faut mettre en pratique ces choses régulièrement et notre Sauveur commence le présent texte en insistant sur ce même principe. Nous sommes admonestés afin de nous rappeler que nous serons persécutés pour la même raison que le Sauveur, ce qui toutefois n’altéra pas Son amour pour nous. Si nous avons un frère qui nous persécute, pouvons-nous regarder vers Christ et participer à Ses souffrances ? Participer aux souffrances de Christ signifie que nous souffrons dans l’Esprit de Christ. Si nous traversons une épreuve, nous ne devons pas perdre de vue le fait que c’est le Seigneur qui nous y a conduit, et nous serons persécutés tout comme lui l’a été. Cela n’affecte pas Son amour pour nous. Il est écrit dans Jean 13:1,

« Avant la fête de la Pâques, Jésus sachant que son heure était venue de passer de ce monde au père, et ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux » Il ne les a pas abandonnés lorsqu’il a vu l’adversaire venant avec des lances pour s’emparer de Lui.

Une force en mouvement derrière l’inimitié du monde contre notre Sauveur et tous ceux qui Le servent est leur commun amour pour le Père et Son amour pour nous. Jean 15 :9-10 dit :

« Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans Son amour »

Cette façon de demeurer dans l’amour de Dieu remplit le monde de fureur à notre égard.

Cette force en mouvement derrière l’inimitié du monde se révèle d’elle-même dans Jean 15 :21-24 :

« Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce-qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé. Si je n’étais pas venu et que je ne leur eusse point parlé, Ils n’auraient pas de péché ; mais maintenant ils n’ont aucune excuse de leur péché. Celui qui me hait hait aussi mon Père. Si je n’avais pas fait parmi eux des œuvres que nul autre n’a faites, ils n’auraient pas de péché ; Mais maintenant ils les ont vues, et il ont haï et moi et mon Père. »

Cette inimitié envers la trinité de Dieu a été conçue puis est née dans le Paradis. Genèse 3 :4-5 dit :

« Alors le serpent dit à la femme : vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »

Le serpent s’est attaqué à la nature de Dieu en Le faisant passer pour un menteur. Il a persuadé Eve que les limites fixées par Dieu étaient injustes et il l’a amenée dans une position où elle a perdu le respect de Dieu.

Ce fut dans ce lieu que la pensée de l’injustice de Dieu dans ses exigences vit le jour, et que la haine de Dieu remplit le cœur de l’homme naturel. Ensuite nous voyons l’endroit où cette haine commença d’agir :

« La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; Elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea. » (Gen 3 :6)

A ce moment-là, Eve a de l’envie dans son cœur, elle est déjà tentée avec de mauvais désirs.

Qu’est-ce qui a engendré de la haine dans le cœur de l’homme envers Christ et tous ceux qui Le servent ? Cette semence de haine contre Dieu a grandi parmi la moisson :

« Car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu,, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu. » (Rom 8 :7-8)

Dieu ne peut pas être satisfait indéfiniment de notre service pour Lui à partir de notre vision charnelle, nous ne pouvons rien faire de plus pour Lui être agréable, et c’est là que la haine a commencé.

La prise de conscience par l’esprit charnel du fait qu’il ne peut pas être agréable à Dieu qui accepte les œuvres du juste, voilà ce qui embrase les feux de la jalousie qui sont aussi cruels que ceux de l’enfer :

« Au bout de quelque temps, Caïn fit à l’Eternel une offrande des fruits de la terre ; et Abel, de son côté, en fit une des premiers nés de son troupeau et de leur graisse. L’Eternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ; mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu. » (Gen 4 :3-5) Caïn a prélevé le meilleur de son travail et a fait au Seigneur une offrande qui n’était pas acceptable, et il ne pouvait Lui être agréable. Abel apporta les premiers nés de son troupeau ( un type ou symbole de Christ) ce qui a mis Christ au premier plan. Son offrande étant basée sur le Sacrifice du Seigneur Jésus-Christ, elle a été acceptée.

Les pharisiens avaient une religion légaliste, et le Seigneur Jésus leur a dit qu’ils étaient comme des sépulcres blanchis, remplis d’ossements d’hommes morts et c’est ce qui les a rendu furieux. Les meilleures oeuvres ne peuvent pas plaire à Dieu, et Christ nous dit que si notre justice ne surpasse celle des pharisiens, nous ne pouvons entrer dans le royaume. Abel est venu apporter son sacrifice avec Jésus au premier plan, et c’est en Christ que nous pouvons être agréables à Dieu. Dans le sacrifice de Jésus, nous sommes rendus « acceptables » et le fait que nous soyons agréés tandis qu’ils sont tenus à l’écart les remplit de fureur.

Cette haine de Caïn contre son frère et contre Dieu, trouve son origine dans le fait que l’offrande d’Abel a été agréée tandis que celle de Caïn ne l’a pas été. Pourtant, avant cela, Caïn aimait son frère. Le meilleur du fruit du travail de Caïn ne pouvait pas plaire à Dieu.

C’est pour cette même raison que Christ ainsi que ceux qui servent Christ convenablement sont haïs par l’esprit de la chair, c’est à dire ceux qui ne peuvent plaire à Dieu.

« Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l’eau. Et voici les cieux s’ouvrirent, et Il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : celui-ci est mon fils bien aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. » (MAT 3 :16-17)

Qu’est-ce qui rendait le Père si content ?

« Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que Tu m’as donnée à faire » (Jean 17 :4).

Tout comme Caïn, les Pharisiens étaient furieux de ce que Jésus était accepté par le Père.

L’accomplissement par notre Sauveur des tâches que le Père lui avait confiées, c’est en cela que le Père était pleinement satisfait tout comme Il l’est dans notre travail d’amour :

« Ensuite, Jésus allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu » (Luc 8 :1)

Il leur a montré qu’il y a un chemin d’accès qui permet à l’homme déchu d’être à nouveau agréable à Dieu et que nous pouvons nous présenter devant Lui tout comme le fit Abel, qui était précédé par le sacrifice de Christ. Dans le sacrifice de Christ, nous sommes rendus « acceptables » par Dieu et c’est là que survient le conflit entre le juste et le méchant. La jalousie, l’amertume, une haine brûlante les remplissent de fureur. Notre ouvrage d’amour envers Dieu et notre prochain les remplit de colère car nous plaisons à Dieu.

L’apôtre Jean nous dit :

« Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples .Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. » (Jean 15 :8-10)

Nous pouvons Lui être agréables avec les fruits de l’Esprit, nous ne pouvons pas demeurer dans Son amour si nous ne gardons pas Ses commandements. Dieu nous commande de L’aimer de tout notre cœur, âme et esprit, et d’aimer notre prochain comme nous-mêmes. En restant hors de Christ, nous ne sommes pas capables de faire, pas plus qu’ils ne le sont.

Cette même jalousie qui a produit de la haine dans le cœur de Caïn est la source de la haine qu’éprouve le monde envers ceux qui vivent de façon à être agréables à Dieu. Tant que courez vers le mal avec les mêmes excès et que vous marchez en dehors de l’empreinte des pas de Jésus, le monde n’a pas de différend avec vous qui voulez être un chrétien proclamant que vous irez au paradis. Lorsque Christ est aperçu en vous, le monde voit que vous vivez d’une manière qui plait à Dieu, et la haine s’installe à partir de cela.

L’apôtre Jean déclare :

« C’est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, non plus que celui qui n’aime pas son frère. Car ce qui vous a été annoncé et ce que vous avez entendu dès le commencement, c’est que nous devons nous aimer les uns les autres, et ne pas ressembler à Caïn, qui était du malin et qui tua son frère. Et pourquoi le tua-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises, et que celles de son frère étaient justes. Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait. » (1Jean 3 :10-13)

Nous devons nous méfier du piège tendu par Satan. Nous ne pouvons plaire à Dieu si nous vivons notre vie à la manière de Caïn, et si nous commençons à cultiver dans nos cœurs la haine de notre prochain. C’est pourquoi le Seigneur Jésus nous exhorte répétitivement à nous aimer les uns les autres. L’apôtre Pierre nous incite de façon très sérieuse à poursuivre la charité, parce que la charité couvre un grand nombre de péchés. Est-ce que cela signifie qu’il n’y a pas de péché dans le frère ? Non, cela signifie que nous ne laisserons pas cela devenir un piège pour notre âme si l’un de nos frères vient à tomber dans le péché.

Voyons comment l’attitude que nous avons envers notre frère nous distingue entre ceux qui peuvent plaire à Dieu et ceux qui ne le peuvent pas :

« Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui. » (1Jean 3 :14-15). Ces versets nous expliquent pourquoi de manière répétitive, le Seigneur nous demande de nous aimer les uns les autres. Est-il possible de se mordre et de se dévorer l’un l’autre et déclarer que nous sommes passés de la mort à la vie ? Nous aurions mieux fait de souffrir injustement et de prendre cela patiemment car c’est cela qui plait à Dieu.

C’est vraiment misérable que d’être un étranger pour Dieu. Quand nous avons une relation dans l’Esprit ou l’attitude de Christ envers notre prochain, nous expérimentons l’amour de Dieu :

« Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné Sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. » (1 Jean 3 :16) Donner sa vie pour notre frère signifie que nous devons le laisser nous marcher dessus, de prier pour lui, de ne pas nous laisser nous emporter et le détruire, car avec votre charité, vous couvrez ses péchés.

Comme le Père était pleinement satisfait par l’œuvre d’amour de Son Fils, ainsi est-il avec nous :

« Car Dieu n’est pas injuste, pour oublier votre travail et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints. Nous désirons que chacun de vous montre le même zèle pour conserver jusqu’à la fin une pleine espérance, en sorte que vous vous ne vous relâchiez point, et que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses. » (Heb 6 :12-10) C’est en cela que Caïn s’est trompé. Il ne s’inquiétait pas des besoins d’Abel et il marchait dans l’esprit de sa propre justice. Il a offert le fruit de l’ouvrage de ses mains et s’attendait à ce que Dieu accepte cela. Le Seigneur accepta le sacrifice d’Abel parce que celui-ci était précédé par le sacrifice de Christ. Les écritures font un lien entre notre ouvrage d’amour et notre pleine assurance.

Ces œuvres d’amour qui glorifient ainsi le Père, ne remplissent pas seulement de fureur les esprits charnels mais elles les laissent également sans excuses :

« Si je n’avais pas fait parmi eux des œuvres que nul autre n’a faites, ils n’auraient pas de péché ; mais maintenant ils les ont vues, et ils ont haï et moi et mon Père. Mais cela est arrivé afin que s’accomplisse la parole qui est écrite dans leur loi. Ils m’ont haï sans cause. Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, Il rendra témoignage de moi. » (Jean 15 :24-26) Le Saint Esprit est un adversaire pour ceux qui ne peuvent pas plaire à Dieu. Ils n’aiment pas la vérité, et ils n’ont aucun plaisir en elle.

Parce que dans nos œuvres d’amour nous sommes le reflet de Christ lui-même, lequel est bien agréable à Dieu, le monde, qui ne peut pas plaire à Dieu, nous déteste rien que pour cela :

« Dieu, en effet, n’a pas envoyé son fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du fils unique de Dieu. Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. » (Jean 3 :17-19) Abel était une lumière pour son frère, et ses œuvres de justice mettaient en lumière les œuvres mauvaises de Caïn.

Avec le plus grand amour, nous pouvons essayer de convaincre ceux qui ne peuvent pas plaire à Dieu qu’ils sont dans les voies du mal, les incitant à la repentance, mais notre Seigneur Jésus Christ déclare :

« S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre…»

Si vous évitez de parler de se repentir, alors ils vous aimeront car ce mot met l’accent sur ce que notre Seigneur dit dans Jean 15 :18-19 :

« Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait. » Ils ne tolèrent pas la vue d’une personne qui ne marche pas sur la même voie qu’eux.

Le monde peut se vanter d’avoir des principes libéraux, et peut même supporter un christianisme tiède, mais, laissez les serviteurs véritables de Christ mettre en pratique la loi d’amour et laissez les paroles de notre Seigneur devenir une vivante réalité, et leur inimitié va se révéler. Lorsque vous commencerez à obéir aux paroles de notre Seigneur, et que vous préférerez perdre leur amitié plutôt que de violer la loi de Dieu, ils vont réaliser ce que dit le Seigneur :

« …Je vous ai choisis du milieu du monde. » C’est ici que l’inimitié devient perpétuelle.

Nous ne pouvons pas disposer du meilleur des deux positions, et nous ne pouvons pas avoir deux maîtres. Soit nous serons au service du monde, soit nous serons au service de Christ. Qu’est-ce que l’amour du monde quand nous le comparons à l’amour de Dieu ? C’est une résolution que nous devons prendre. Si notre cœur veut encore retourner dans le monde, nous allons devenir, tout comme la femme de Lot, une statue de sel et nous ne porterons pas de fruit. Dans l’évangile de Jean, il est écrit :

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3 :16) Ceci est tellement incompréhensible pour le monde, et c’est ce qui le rend si furieux, et c’est pour cela qu’ils sont inexcusables : Ils ont refusé de croire car ils ne veulent pas rompre avec leur amour du péché.

Pourquoi est-ce que le monde ne garde pas Ses paroles ? Le Seigneur Jésus disait à ses propres frères selon la chair, dans Jean 7 :7:

« Le monde ne peut vous haïr ; moi, il me hait, parce que je rends de lui le témoignage que ses œuvres sont mauvaises. » Si vous marchez comme eux, et si prenez une église ayant sa propre justice, ainsi que le faisaient les Scribes et les Pharisiens, et que vous vous identifiez à leurs comportements d’hypocrisies et de péchés les gens du monde ne vous détesteront pas et vous comprendrez alors ce que Christ veut dire.

Toutefois, dans la mesure où nous nous conformons à l’image de Christ et que nos paroles vont au ciel, nos actions sont rejetées par le monde :

« Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. Eux, ils sont du monde ; c’est pourquoi ils parlent d’après le monde, et le monde les écoute. Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas : c’est par là que nous connaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur. Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres ; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. » (1Jean 4 :4-8) Leur sujet de conversation est du monde : écoutez la conversation d’un homme, et vous saurez où se trouve son cœur. Si nos conversations sont le reflet du ciel, ceux qui sont au Seigneur vont être intéressés et vont vouloir entendre car ils aiment être en contact avec les choses de Dieu. Tout comme la lumière se voit au milieu de l’obscurité cela se remarque.

Jean 15 :21 déclare : « …Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé. » Ils ne comprennent pas la loi de l’amour. Ils n’ont pas un cœur qui aime, donc ils ne connaissent pas Dieu, car Dieu est amour. Amen.
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