Les apparences sont trompeuses, et je suis bien tombée dans le piège

Les apparences sont trompeuses, et je suis bien tombée dans le piège Les apparences sont trompeuses, et je suis bien tombée dans le piège

« L'habit ne fait pas le moine », vous connaissez comme moi ce dicton populaire. En clair les apparences sont trompeuses. Un jour (parmi d'autres), je me suis laissée piéger deux fois en quelques heures. ça m'a amenée à réfléchir ...

J'étais dans le train, et une fois installée, mon regard a été attiré par l'état du pantalon du voyageur qui était juste de l'autre côté du couloir. Il ressemblait à s'y méprendre à celui d'un ouvrier qui l'avait porté au travail toute la semaine. J'ai pensé : il n'a pas dû avoir le temps de se changer. Comme le voyage durait plusieurs heures et que ledit monsieur était juste dans mon champ de vision, j'ai malgré moi continué mon observation. Quelque chose clochait dans le personnage. Car autant son pantalon était tâché et même archi tâché, autant il semblait en même temps très propre, de plus il n'était pas du tout abîmé ou effrangé. De loin il semblait habillé comme un clochard, mais certains détails ne concordaient pas.

Et tout d'un coup j'ai réalisé qu'il avait de loin l'âge de la retraite, et qu'il n'avait sûrement pas quitté son travail pour prendre le train en vitesse ; de plus, détail surprenant, il avait les cheveux longs, très propres et bien peignés. Alors j'ai pensé : « C'est un intellectuel qui est très détaché de son apparence, ou même qui en joue », d'autant plus qu'il lisait un journal haut perché, dont je ne me rappelle plus le titre ! J'en étais là de mes réflexions quand son téléphone a sonné. Je l’avais entendu parler dans un excellent français, et là il répondait dans un excellent ... anglais ! Et ma conclusion : Le monsieur n'était sûrement pas le clochard qu'il semblait être.

Je m'étais vraiment trompée. Je ne suis pas allée jusqu'à lui demander qui il était ni ce qu'il faisait ! Toujours de la même place, et juste quelques sièges plus loin, j'apercevais une jeune femme horriblement mal peignée (bien pire que moi) et le pompon : quand elle s'est levée elle portait un sweat-shirt qui devait bien faire six tailles de trop. Là j'étais vraiment impressionnée. Comme disent nos jeunes, elle ne ressemblait vraiment à rien, ou si, peut-être à un épouvantail !

Mais peu de temps après, elle a sorti une énorme pile de copies à corriger. Elle était prof et j'ai vu qu'elle passait beaucoup de temps sur chaque copie, ce qui est un critère d'un bon prof. Je me suis juste dit : « J'espère qu'elle ne va pas en cours comme ça », en pensant à ses cheveux et son sweat-shirt, et je me suis demandée quelle matière elle pouvait bien enseigner. Ça n'était pas les maths car elle corrigeait de l'écrit.

Elle a passé tout le temps du trajet sur ses copies.

Et pour la deuxième fois dans cet espace de quelques heures, j'ai vu que je m'étais lourdement trompée sur la personnalité de deux voyageurs, juste à cause de leur apparence qui, à ma décharge, n'avait vraiment rien de classique !

Je vous rassure tout de suite : je ne passe pas mon temps à observer les gens et à tirer des conclusions plus fausses que justes. J’étais juste contente pendant ce voyage de n'avoir rien à faire ! Je n'avais même pas envie de lire, c'est pourquoi j'ai juste ouvert les yeux sur ce qui m'entourait.

" Les apparences sont trompeuses, tu vois bien au-delà, 
Ô Dieu tu sondes mon coeur ! "

L'air de rien, ces rencontres m'ont bien fait réfléchir sur ce que je perçois des gens, ce qu'ils perçoivent de moi, et les mauvaises conclusions et par conséquent le comportement inadapté que nous, moi en premier, pouvons adopter sans toujours nous en rendre compte. Dans les deux exemples cités, mes réflexions n'ont porté aucun préjudice aux personnes, puisque je n'ai pas communiqué avec elles et que je les reverrai sans doute jamais. Elles n'ont même pas remarqué que je les regardais, car elles étaient juste à côté de moi et devant moi, donc rien de bien anormal. Je ne les ai vraiment pas dévisagées avec insolence, rassurez-vous !

Si vous avez eu le courage de me lire jusqu'au bout, je vous invite aussi à réfléchir sur comment vous regardez les gens, ce que vous pensez d'eux, ce que vous connaissez réellement d'eux, et en fonction de tout cela sur votre comportement à leur égard. Et pour vous aider dans cette méditation, et peut-être même remise en question, je vous propose ces versets tirés du dialogue de Jésus avec celui qu'on nomme communément et souvent sans trop de considération : « Le jeune homme riche ».

- Maître, répondit l’homme, tout cela (les dix commandements) je l’ai appliqué depuis ma jeunesse.

Jésus posa sur cet homme un regard plein d’amour et lui dit :

Il ne te manque qu’une chose : va, vends tout ce que tu possèdes, donne le produit de la vente aux pauvres et tu auras un capital au ciel. Puis viens et suis-moi. En entendant ces paroles, l’homme s’assombrit et s’en alla tout triste, car il était très riche.

Marc 10.19

Le jeune homme s'en alla tout triste, mais a-t-il pu oublier le regard d'amour de Jésus ? Et qui vous dit qu'il n'a pas changé radicalement, ou, comme on dirait aujourd'hui, qu'il ne s'est pas converti ? L'histoire ne le dit pas, c'est vrai, mais l'apôtre Jean nous dit clairement que les faits rapportés dans les évangiles ne sont qu'une infime partie de tout ce qu'ils ont vu et vécu pendant ces trois ans et demi passés auprès de Jésus. (Jean 21.25)

Alors j'ose croire que ce « pauvre » jeune homme riche, que nous montrons souvent du doigt avec conviction et sans amour, comme le parfait exemple, croyons-nous, de celui qui a choisi l'argent et rejeté Dieu, j'ose croire que ce jeune homme, quelques jours ou quelques mois plus tard, est revenu vers Jésus et l'a suivi, après avoir partagé sa fortune aux pauvres.

Un vrai changement, juste à cause d'un regard, du regard d'amour de Jésus, qui nous voit et nous connaît, au plus profond, bien au-delà de notre apparence.

Soyez bénis,

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Retranscrit par les mains d’Elisabeth, ce récit rend la vie des siens dynamique et pétillante. Il nous fait passer des rires aux larmes, des concepts les plus rudimentaires à la philosophie de la vie...

L’ouvrage pourrait s’intituler carpe diem tant Elisabeth, malgré les difficultés traversées et communes à beaucoup d’entre nous, a su puiser de l’espoir dans sa foi, son goût de vivre et ses amis.

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