Les décibels n'ont jamais guéri un seul malade! N° 19

Les décibels n'ont jamais guéri un seul malade! N° 19

Comme pour un entretien de conversion ou de relation d’aide, le volume sonore qui entoure le dialogue qui nous concerne doit être aussi faible que possible. Les décibels, à eux seuls, n'ont jamais guéri un seul malade, n'ont jamais sauvé un seul perdu ni chassé un seul démon. Le problème ne se pose pas dans un cadre privé, mais il est crucial dans nos rencontres communautaires. Autant une bonne sonorisation, une chorale ou un groupe musical peuvent être précieux au moment opportun, autant ils peuvent entraver le ministère quand le temps des entretiens est arrivé. Nous venons de mentionner la qualité de l’écoute; elle est parfois difficile dans une atmosphère paisible, mais elle devient quasiment impossible quand bien même la chorale ne ferait que chantonner.

Après m’être égosillé, tant de fois et dans tant de milieux, pour surpasser le volume sonore qui s’installe traditionnellement et fidèlement dès qu’on demande au prédicateur de prier pour les malades, je me pose la question: de quoi avons-nous tellement peur pour être à ce point zélés pour "couvrir" la prière en question?

- Avons-nous peur du silence? Les gens réunis apprendront bien plus en écoutant la prière, qu’en chantant pour la deux cent quarante-cinquième fois le même refrain.

- Avons-nous peur que les gens s’ennuient? Laissons-les partir paisiblement.

- Avons-nous peur des indiscrétions? Il y a relativement peu de choses confidentielles et il est toujours possible de baisser le ton, de se mettre à l’écart ou de réserver ces choses pour un entretien privé. Une famille spirituelle ayant des relations saines devrait au contraire se sentir concernée par la santé de ses membres: si une partie du corps souffre, toutes les autres souffrent avec elle, nous enseigne Paul 1 Cor. 12:26.

- Ou alors avons-nous peur du dialogue en lui-même, peur d’avoir des témoins, peur d’avoir des nouvelles réelles et audibles de la personne au bénéfice de la prière? Ce serait triste et en même temps un contre-apprentissage. Cette pratique prive l’église d’une occasion d’apprendre à prier pour les malades; cette dernière ne peut discerner et juger une éventuelle parole prophétique, n’entend pas la parole de connaissance (qui devrait être confirmée), ne peut se réjouir avec le malade qui se porte mieux ou encore ignore que le combat doit se poursuivre. Je crois que la tradition religieuse qui consiste à faire chanter ou prier à haute voix toute l’assemblée, ou encore à faire jouer les musiciens, pendant la prière pour les malades prive de riches bénédictions à la fois ces derniers, la communauté réunie et ceux qui exercent le ministère. Comment les disciples ont-ils pu apprendre de Jésus? N’était-ce pas précisément en le regardant faire et en l’écoutant?

Carlo Brugnoli est disponible pour enseigner dans votre groupe de jeunes, votre église, votre région. Cet enseignement est gratuitement à votre disposition en vidéo sur le site: http://carlobrugnoli.net

En partenariat avec www.famillejetaime.com

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3 commentaires
  • Laurence Il y a 8 années, 10 mois

    Mille AMEN !! Avant même que nous élevions la voix notre Père sait de quoi nous allons l'entretenir. Alors pourquoi tout ce bruit dans les Eglises. Cela ressemble au monde où le silence n'a pas sa place. Je crois depuis très longtemps (et cela n'engage que moi) que l'homme a très peur du silence. N'est-ce pas précisément parce que c'est dans le silence que notre Dieu nous parle et se révèle à nous ? Dans ce cas le bruit serait un piège de Satan pour nous empêcher de nous recueillir et surtout nous taire pour entendre la voix de Dieu. Pour ma part, j'en ai la pleine conviction.
  • mamanlion Il y a 9 années, 6 mois

    C'est vrai , dans bien des églises , on hurle pour chasser les démons , on ne fait pas très attention aux prières des autres Et pourtant , c'est rrès important de prier les uns pour les autres !La musique en sourdine oui , ça c'est bien !
  • Sunshine Il y a 10 années, 11 mois

    Vous avez bien raison nous n'avons pas besoin de crier a tue tête pour prier pour les malades. Tout ce que nous avons a faire c'est prier et citer la parole de Dieu. De toutes facons ce n'est pas nous qui guérissons personne. C'est Dieu qui est le souffle de vie. Tout ce qu'il nous demande c'est de le faire en son Nom. Amen. Sunshine Canada.