Les problèmes engendrés par une mauvaise communication

Les problèmes engendrés par une mauvaise communication
La phrase « Nous avons un problème de communication » cache très souvent une réalité plus complexe.
Ce thème couvre un champ très vaste d’étude et de réflexion.
Il est établi aujourd’hui que les hommes et les femmes n’abordent pas l’expression de leurs sentiments de la même façon.
Ce dossier en 3 parties écrit par Bertrand Audéoud et Claude Gaasch de l’association Famille Je t’Aime, a pour objectif d’aborder de façon concrète les thèmes suivants :
-    Les problèmes engendrés par une mauvaise communication
-    Les moyens de communiquer
-    Les 5 niveaux de  communication et une introduction aux principes chrétiens de la communication
 

1 - Les problèmes engendrés par une mauvaise communication 


Ils sont d'importance variable, mais le danger réside dans le fait qu'ils sont interdépendants. En quelque sorte, leur effet est cumulatif. Voyons ceux qui se manifestent dans le couple, tout en nous souvenant que nous les retrouvons dans   les autres relations sociales.

Certains problèmes font apparaître un simple besoin de clarification, mais d'autres engendrent des conflits, entravent la prise des décisions, la connaissance mutuelle, la confiance et le respect. Ils peuvent gêner l'expression de la vie spirituelle ou encore entraîner des comportements de compensation et de fuite. Examinons-les de plus près.

1. Des propos vagues entraînent des incompréhensions


Nous avons certainement tous en mémoire des situations qui aujourd'hui nous font rire... mais qui sur le coup nous ont fait "grincer les dents »".

2. Des idées fausses, des préjugés ou des attentes n'ont pas été clarifiés

Nous sommes tous encombrés d’a priori imposés par notre milieu. Le préjugé est néfaste. Il détermine le contenu et le devenir de la relation. Il provoque une attitude rigide qui nous rend hermétiques à autrui. Il empêche d'aller à sa rencontre et de l'accueillir. Il nous amène à faire le tri de ceux que nous jugeons dignes de considération. Il provoque des réactions de défense, nie la réalité de l'autre, son authenticité et sa spontanéité.
Dieu ne fait pas de différences entre les personnes (Deutéronome. 1.17) et nous demande de faire de même (Jacques. 2.1,9). Paul souligne notre égalité retrouvée grâce au Christ (Galates 3.26-29). Il est aussi très important de clarifier la conception que nous avons de nos rôles de mari, d'épouse, de père et de mère. Sans cette démarche, les modèles parentaux que nous avons hérités vont faire retentir leurs différences. La façon d'exprimer nos attentes est aussi d'une grande importance.

3. Les conflits ne sont pas résolus, et dégénèrent

Jacques parle de la langue comme d'un petit feu qui peut embraser une grande forêt (Jacques 3.5). Satan signifie en hébreu "adversaire". Il est maître dans l'art de souffler quand "ça fait des étincelles", d'amplifier nos réactions, de compliquer la perception que nous avons de nos problèmes. Il devient difficile d'aller vers l'autre. Pierre définit le diable comme un rôdeur.

4. On ne s'accorde pas sur l'éducation des enfants

C'est un champ de dispute pour de nombreux couples. C’est souvent la première source des conflits conjugaux.

5. On ne parvient pas à prendre des décisions sages

Il faut prendre le temps de l'écoute, chercher à discerner quelle personnalité j'ai développée et se manifeste dans les conflits. Les difficultés rencontrées dans la prise de décision sont souvent le symptôme de tensions qui se situent ailleurs, et qu'il convient de mettre en lumière.

6. On ne connaît pas véritablement son conjoint

On est resté plus ou moins dans le refus de la réalité de l'autre, de son évolution. On perçoit rarement que l'on en tire des avantages. Nos "Tu es toujours en train de...Tu ne peux jamais..." n'enferment-ils pas l'autre dans des jugements archaïques qui nous arrangent?

7. On ne se connaît pas soi-même

La connaissance de soi est toujours inachevée. Plusieurs intervenants la favorisent : le Saint-Esprit, la Parole de Dieu, mais aussi mes collègues, mes enfants... mon conjoint. C'est à travers eux que va se former mon identité.

8. Une communication plus intime est bloquée

 La clé de la réussite affective réside dans notre adaptation réciproque, ce qui implique l'idée d'effort, de mouvement vers l'autre, de démarche graduelle de maturité. Sans elle, le bonheur est aléatoire.
Cet autre, il est extérieur à moi, autonome, semblable et différent. C'est en lui que je me retrouve et me découvre, et pour lui, je deviens aussi révélateur et miroir. L'échange mutuel qui se fait dans l'estime, la considération et la complicité connaît une réelle intimité quand chacun prend en compte l'identité et la liberté de penser et d’agir de l'autre.

9. On s'ennuie, on devient mécontent

Celui ou celle, auprès de qui on vit est perçu comme une source de frustration. Cette situation engendre souvent des comportements qui sont autant de formes de compensation ou de fuite:
-    fuite dans l'activisme (profession, vie d'église, vie associative, etc.).
-    fuite dans l'imaginaire (télé, revues, romans-photos, collection Arlequin, etc.).
-    fuite dans la consommation d'alcool (il y a de plus en plus d'alcoolisme caché à la maison) et de drogue
-    réactions psychosomatiques, ou encore, formes diverses d'égocentrisme (jusqu'au matérialisme).
-    concentration de l'affection sur les enfants.

Cela peut être aussi la recherche plus ou moins consciente d'une personne qui soit plus gaie, qui vous écoute. C'est ainsi que naît "l'adultère des gens honnêtes". Il est souvent difficile à résoudre, car à l'inverse de la passion passagère et sans lendemain, il a des causes profondes, installées, et sa solution passe par une prise de conscience des deux conjoints. Dans un pareil cas, se placer dans la seule position de victime est aussi une fuite, et n'apporte donc pas de solution durable.
Ces réactions aux frustrations peuvent être également assimilées à des formes de "colère", mot qu'il faut prendre dans son sens le plus large. Souvent la colère au présent est alimentée par une colère ancienne et refoulée qu'il faudra découvrir.

10. Il devient difficile d'avoir confiance

La confiance repose largement sur le dialogue. Elle aura pour fruits la sécurité et le respect qui forment les bases indispensables de toute union.


Suites de ce dossier :


www.topchretien.com/topfamille/view/3669/les-moyens-de-communication-notre-disposition.html

www.topchretien.com/topfamille/view/3680/la-communication-dans-le-couple-la-famille-et-leglise-partie3.html

                                                                 Bertrand Audéoud et Claude Gaasch



Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

3 commentaires
  • mamanlion Il y a 1 année, 10 mois

    Communiquer avec l'autre , c'est lui ouvrir son cœur avec confiance , c'est croire que cette personne saura nous comprendre et pourra peut être nous aider ! Ouvrir son cœur au Seigneur, aussi peut nous aider à vider toutes ces choses qui depuis longtemps déjà ( bien souvent ) nous pourrissent la vie ! Prier ensemble , celà nous rassemble vers un même but et peut faire de grands miracles dans nos cœurs !
  • audylois Il y a 3 années, 6 mois

    La prière est la plus grande puissance qui pourrait exister nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang. Mais contre les puissances des ténèbres. Prier en famille est très important. Cela brise les dessins du diable.
  • godlove2012 Il y a 4 années, 3 mois

    Lorsque j'ai commence a vivre avec mon compagnon il y a pres de 5 ans, il a constate mon franc parler et ma maniere directe de m'exprimer, sans tabou, sans prejuge, parfois cru meme (la maniere peut nous echapper) quelque soit le sujet. Il a apprecie ce cote de moi et meme si la verite n'est pas toujours bonne a se dire, on s'est amene mutuellement a toujours percer le moindre abces qui s'installerait entre nous. C'est pas toujours plaisant, parfois cela cree un froid entre nous. Mais lorsque le malaise se dissipe, on est toujours d'accord sur une chose : ca libere d'en parler, de ne pas garder de flou sur un sujet. On avance plus sereinement.